| MGCS | |
| Caractéristiques de service | |
|---|---|
| Type | char de combat (abandonné) combat collaboratif et systèmes autonomes (maintenu) |
| Utilisateurs | |
| Production | |
| Concepteur | Nexter et Krauss-Maffei Wegmann (KNDS) et Rheinmetall |
| Année de conception | 2012- |
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Le Système principal de combat terrestre, abrégé en SPCT et en anglais MGCS pour Main Ground Combat System, est un projet d'armement franco-allemand lancé en 2012 pour développer un char de combat qui devait remplacer le Leopard 2 dans l'armée allemande et le Leclerc dans l'armée française vers 2045. Le projet est annoncé abandonné en septembre 2026. Le 9 octobre 2026 la France et l'Allemagne assurent que le projet commun est maintenu.
Ce type de projet comporte des rapports de force entre des parties prenantes à l'échelle d'une nation. En conséquence, les enjeux sont importants en politique et en économie, au niveau national et international. L'historique ci-dessous retrace les événements marquants de ce projet prévu sur plusieurs décennies dès l'origine.
Comme souvent dans les projets internationaux, les objectifs peuvent diverger, il suffit de se rappeler des projets internationaux passés, comme le MBT-70.
Les contrats sont passés par l'Office fédéral des équipements, des technologies de l'information et du soutien en service de la Bundeswehr (BAAINBw).
En , les sociétés principalement impliquées dans le projet sont :
Les deux dernières sont regroupées dans KNDS (KMW+Nexter Defense Systems), basée à Amsterdam (Pays-Bas), qui est une société holding des sociétés de défense Krauss-Maffei Wegmann (KMW) allemande, fusionnée au printemps 2015, et la société d'État Nexter française.
L'étude d'architecture a été divisée en neuf piliers partagés entre les trois industriels avec un équilibre coûts et charges de travail à parité entre la France et l'Allemagne : trois piliers pilotés par Nexter, trois piliers par Krauss-Maffei Wegmann et trois piliers pour Rheinmetall.
Le projet est accompagné par l'Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis (ISL).
Innovations technologiques et expertise de l’ISL pour le MGCS :
En , le plan est le suivant :
En il est annoncé que l'étude d'architecture doit être prolongée jusqu'au début de 2023. Les difficultés sont causées par la répartition des tâches, prévue à l'origine à moitié entre les entreprises française et allemande, mais qui se retrouve chamboulée par l'arrivée de Rheinmetall dans le conglomérat.
Le ministre des Armées Sébastien Lecornu annonce vendredi à l'Assemblée nationale qu'il doit se rendre à Berlin le pour relancer le programme de coopération franco-allemand sur le "char du futur". Il précise avoir donné un mandat au chef d'état-major de l'armée de Terre pour faire des propositions en lien avec le chef d'état-major allemand pour définir clairement le cahier des charges : s'il doit être habité, s'il doit avoir son essaim de drones, et le niveau de durcissement de son armement. Le ministre déclare ainsi vouloir donner la définition du cahier des charges aux militaires de l'armée de Terre plutôt qu'aux industriels. Le ministre a prévu d'en rendre compte au Parlement en 2025, sous la forme d'un point de situation.
Le , les ministres de la Défense allemand et français signent à Paris un protocole d'accord sur le lancement de la première phase du projet,. La répartition se fait sur huit piliers :
En , Thales SIX GTS France entre dans le projet au travers d'un pacte d'actionnaires en vue de la création d'une MGCS Project Company basée à Cologne, répartie à parts égales entre les quatre entreprises (KNDS Deutschland, KNDS France, Rheinmetall Landsysteme et Thales SIX GTS France), avec une répartition industrielle de 50% pour l'Allemagne et de 50% pour la France. En , l’Office fédéral de lutte contre les cartels (Bundeskartellamt : BKartA) valide le dernier accord nécessaire à ce projet. Devrait suivre un appel d'offres en vue de la notification des contrats permettant d’engager une nouvelle phase de développement et de conception pour chacun des huit piliers.
Le déploiement du MGCS a été repoussé des années 2030 à une période 2040-2045. Suite au retrait de l'Allemagne du projet de char commun, le programme est réorienté et recentré sur un écosystème technologique commun :
En raison du projet français de retirer ses chars Leclerc d’ici 2037, un déficit potentiel de capacité de défense est créé. Par conséquent, sous la pression du temps et du budget, le ministère français évalue une solution provisoire alignée sur les options du marché mondial et les intérêts de l’industrie nationale, conçue pour intégrer progressivement les technologies MGCS telles que les armes avancées, la protection, les réseaux et les systèmes robotiques.
Le retard du projet a également déclenché des discussions sur d'éventuelles solutions provisoires du côté allemand, comme des mises à niveau du Leopard 2A7/A8 ou des améliorations encore plus importantes sous la forme d'un "Leopard 3".
Le développement du Leopard 3 a débuté début 2025 et devrait entrer en production au début des années 2030.
La France envisage une solution temporaire pour ses chars de combat alors que la situation en Europe se dégrade. Il serait prévu de créer un successeur au Leclerc, de la même manière que le Leopard 3 pour l’Allemagne permettrait d'attendre le MGCS. Cela prend en 2024-2025 la forme d'une variante du Leclerc, le Leclerc Évolution,,,.
L'Enhanced Main Battle Tank (EMBT) est un démonstrateur technologique franco-allemand de char de combat conçu par KNDS. Le char est dévoilé le au salon international de la défense Eurosatory.
Le Capint (CAPacité INTermédiaire) est un projet de char de combat conçu par KNDS France, dévoilé le au salon international de la défense Eurosatory. Basé sur le châssis du Leopard 2, il opère avec un canon Ascalon.
Deux études, financées par le fonds européen de défense sont lancés en 2025 :