| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
| Membre de |
|---|
Martin Landerretxe ou Martin Landerretche, né le à Bussunarits-Sarrasquette et mort le à Espelette, est bascologue, prêtre, écrivain et académicien basque français de langue basque. Il est notamment connu pour ses travaux consacrés à la langue et à la littérature basques, ainsi que pour son rôle dans la défense et la promotion de la langue basque à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Martin Landerretche fait ses premières études au collège libre d'Hasparren, puis entre au petit séminaire de Larressore avant de poursuivre au grand séminaire de Bayonne. Il est ordonné prêtre en 1869. Il exerce successivement comme professeur, vicaire à Mauléon, curé d'Aïcirits et d'Orègue, avant de devenir, en 1891, prêtre habitué pour des raisons de santé..
En 1891, il reprend la traduction en basque labourdin de Fedearen Hedameneko Urtekaria, traduction des Annales de la propagation de la Foi, publication bimestrielle paraissant à Bayonne. Une source bibliographique basque attribue notamment à Martin Landerretche la traduction de cette publication en labourdin et indique des fascicules d'environ 50 pages. Le catalogue de la Fondation Sancho el Sabio recense par ailleurs Fedearen propagacioneco urtecaria comme une publication bimestrielle en langue basque, commencée en 1877, et mentionne Martin Landerretche parmi ses auteurs ou collaborateurs.
Martin Landerretche est l'un des fondateurs d'Eskualzaleen Biltzarra et en devient secrétaire. En septembre 1904, il prend effectivement la fonction de secrétaire de l'association, après la démission de Guilbeau et d'Adema.
Martin Landerretche participe au congrès orthographique d'Hendaye en 1901. Collaborateur de divers journaux et revues et lauréat des concours organisés par Antoine d'Abbadie, il réunit en 1905 certains de ses travaux dans une brochure intitulée Aphurka zahar eta berri, ahurtara bat eskuararen alde (« Un faisceau de vieilles et nouvelles choses en faveur du basque »). En 1907, il publie notamment dans la Revue internationale des études basques les contributions « Maintonen Poza » et « Euskalzaleen-Biltzarra ». En 1920, Martin Landerretche est nommé euskaltzain oso membre titulaire de l'Académie de la langue basque (Euskaltzaindia). Il y représente le dialecte labourdin et prend une part active aux travaux du dictionnaire.
Il réside également à Biriatou, Guéthary, Saint-Jean-de-Luz et Espelette. Ces différents séjours le mettent en contact avec les principaux dialectes du Pays basque français. Doté, selon Georges Lacombe, d'une mémoire prodigieuse, il recueille par ailleurs dans différentes localités des mots, des chansons, des proverbes et des devinettes, ce qui fait de lui, toujours selon Lacombe, l'un des informateurs les plus précieux qu'un bascologue puisse rencontrer.
Selon Georges Lacombe, « en linguistique, Landerreche en était resté à ce qu'on lui avait enseigné à l'école avant 1860 et il ne voulut jamais s'initier aux nouvelles méthodes. Il avait rédigé une grammaire élémentaire du labourdin, mais à la fin de sa vie se désintéressa de ce travail et ne voulut pas le publier ». Il tombe gravement malade à une séance de l'Académie basque à Bilbao en janvier 1930 et est transporté à Espelette, où il meurt quelques jours plus tard.