| Académicien titulaire | |
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| Noms de naissance |
Nicolás Ormaechea Pellejero, Nikolas Ormaetxea Pellejero |
| Pseudonyme |
Orixe |
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| Membre de | |
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| Conflits | |
| Mouvement |
Euskal Pizkundea (d) |
| Distinctions |

Nikolas Ormaetxea ou Orixe, né le à Orexa et mort le ou le à Añorga, est un écrivain et académicien basque espagnol de langue basque. Figure majeure de la littérature basque de la première moitié du XXe siècle, il est notamment l'auteur du poème épique Euskaldunak et du recueil de poésie Barne-muinetan. Il se distingue également par son activité de traducteur et par sa connaissance approfondie des différents dialectes basques.
Nikolas Ormaetxea Pellejero naît le à la ferme Iriarte, à Orexa, au Guipuscoa. Triplé, il est confié dès son enfance à une nourrice, Rosa Ariztimuño, à la ferme Errekalde d'Uitzi, en Navarre, où il passe une grande partie de son enfance et de son adolescence.
En 1904, il entre au collège apostolique de Javier et rejoint la Compagnie de Jésus. Il poursuit des études d'humanités, de philosophie et de théologie dans plusieurs établissements jésuites : Javier, Loyola, Burgos, Oña, Comillas, Carrión de los Condes et Tudela. Il enseigne notamment à Comillas, Carrión de los Condes, Tudela et Javier entre 1914 et 1920.
En 1922, alors qu'il poursuit ses études de théologie à Oña, ses supérieurs lui demandent de quitter la Compagnie. Il quitte définitivement l'ordre en 1923, sans avoir été ordonné prêtre. Les raisons officielles invoquées concernent notamment son manque de docilité et son caractère ; des travaux biographiques ont également mis en évidence les conflits liés à son caractère indépendant et à son attachement au nationalisme basque et à la langue basque,.
Dès les premières années du XXe siècle, Orixe publie des articles et des travaux dans plusieurs revues, notamment RIEV et Jesus'en Biotzaren Deya. Il entretient des relations étroites avec Resurrección María de Azkue et participe aux travaux de la toute jeune Académie de la langue basque (Euskaltzaindia). Le , il est nommé euskaltzain urgazle, c'est-à-dire académicien correspondant. Il collabore notamment avec Azkue à l'Erizkizundi Irukoitza, grande enquête dialectologique destinée à documenter le vocabulaire et les usages de la langue basque.
En 1923, il s'installe à Bilbao, où il travaille avec l'Euskaltzaindia et collabore à différents journaux et revues. À partir de 1928, il prend la responsabilité de la section Euzkel Atala du quotidien Euzkadi, succédant à Evaristo Bustintza dit Kirikiño. Il y publie plus de quatre cents articles consacrés notamment à la langue, à la grammaire et au folklore basques,.
En 1927, il publie Euskal-literatura'ren atze edo edesti laburra, considérée comme l'une des premières synthèses consacrées à l'histoire de la littérature basque. En 1929 paraissent Santa Kruz apaiza, récit consacré au prêtre carliste Manuel Santa Cruz, ainsi que sa traduction en basque du Lazarillo de Tormes, sous le titre Tormes'ko itsu-mutilla. En 1930, il publie sa traduction du poème Mirèio de Frédéric Mistral,.
En 1931, à la demande de José Ariztimuño dit Aitzol, il se retire à Orexa afin de composer une grande œuvre poétique destinée à devenir un poème national basque. Il achève en 1935 Euskaldunak, mais la guerre d'Espagne empêche sa publication immédiate. L'œuvre ne paraît finalement qu'en 1950,.
En 1934 paraît Barne-muinetan, son premier grand recueil poétique. L'ouvrage, marqué par la spiritualité chrétienne, constitue l'un des sommets de la poésie lyrique basque de l'avant-guerre. Avec Euskaldunak, il contribue à faire d'Orixe l'une des figures centrales de la poésie basque de la période de la Renaissance basque.
La guerre d'Espagne bouleverse son existence. En 1936, il est arrêté après avoir été dénoncé et emprisonné pendant plusieurs mois au fort de San Cristóbal, à Pampelune. Après sa libération, il se réfugie quelque temps à Tolosa puis à Orexa. À la suite d'une nouvelle dénonciation et d'un ordre d'arrestation, il franchit clandestinement la frontière française en 1938,.
Il commence alors un long exil. Il séjourne notamment à Saint-Jean-de-Luz, Saubion, Aire-sur-l'Adour, au sanctuaire de Bétharram et à Bidarray, avant de partir pour les Amériques. Il séjourne notamment en Argentine, au Chili, au Guatemala et au Salvador. Au Guatemala, il collabore à la revue Euzko-Gogoa, dirigée par Jokin Zaitegi, et poursuit son activité littéraire et de traduction,.
Durant son exil, Orixe poursuit notamment son œuvre religieuse et poétique. Il publie Urte guziko Meza-bezperak en 1950 et travaille à plusieurs traductions de textes religieux. Il compose également Quito'n arrebarekin, œuvre de prose sous forme de dialogue avec sa sœur, consacrée notamment à ses souvenirs de guerre et d'exil,.
En 1950 paraît finalement Euskaldunak, son œuvre poétique la plus ambitieuse. Écrit dans une langue basque littéraire particulièrement riche et fortement nourrie des formes traditionnelles, le poème décrit la vie et les coutumes d'une communauté rurale basque au fil des saisons. L'œuvre reçoit des appréciations contrastées, certains critiques la considérant comme un sommet de la littérature basque tandis que d'autres lui reprochent son caractère idéalisé et traditionnel.
En 1954, Orixe revient au Pays basque après seize années d'exil. Il séjourne notamment à Tolosa, Lazkao, Orexa et Saint-Sébastien. Il poursuit son activité d'écrivain et de traducteur jusqu'à sa mort.
Orixe meurt le à Añorga, quartier de Saint-Sébastien. Il est considéré comme l'une des figures les plus importantes de la littérature basque du XXe siècle, tant pour son œuvre originale que pour son travail de traduction, ses recherches linguistiques et son influence sur les générations suivantes d'écrivains basques.