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(à 93 ans) Charnay-lès-Mâcon |
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Française |
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Maxime Descombin né le au Puley et mort le à Charnay-les-Mâcon est un sculpteur français. Il est l'inventeur du concept de "sculpture sérielle",.
Apprenti tailleur de pierre, Maxime Descombin débute dans la sculpture par l'ornementation dans le bâtiment et dans l'art funéraire. Installé à Mâcon, il fréquente l'école municipale de dessin de la ville. Il devint par la suite professeur de sculpture à l'école régionale des beaux-arts de Mâcon où il eut, entre autres élèves, la céramiste Jacqueline Lerat. Le père de cette dernière, Jean Bouvet, ami de Jean Giono, lui fait rencontrer l'écrivain provençal.
Il travaille comme praticien pour le sculpteur Désiré Mathivet au Villars (Saône-et-Loire) et fait la rencontre d'Antoine de Saint-Exupéry. Henri Malvaux le charge des cours de sculptures dans l'établissement qu'il dirige, mais Descombin démissionne en 1942.
De 1947 à 1949, il est en sanatorium pour un premier séjour (il y en aura deux autres) et donc privé de toute activité sculpturale. Cette longue période d'inactivité est aussi une période de profonde remise en question. C'est en reprenant son activité qu'il se lance dans la sculpture sérielle. Il définit ainsi ce concept artistique : « Une organisation de volume variable à partir d'un SIMPLE (figure géométrique ou figure composée) ayant des possibilités multiples d'application selon les situations psychologiques proposées ».

Son activité sur Mâcon est intense sur le plan culturel : il est le coordonnateur local des Amis de l'Art, association fondée au niveau national par Gaston Diehl.Sont organisés des expositions, des conférences, des rencontres-débats, des concerts (création d'Harawi d'Olivier Messiaen, à Mâcon le 20 janvier 1947).
Descombin expose au Salon de Mai de 1945 et au Salon de la jeune sculpture de 1949.
En 1951, il installe son atelier à Champlevert au sud de Mâcon. En 1956, il est exposé par la galerie Denise René à Paris parmi douze autres sculpteurs : Jean Arp, André Bloc, Émile Gilioli, Barbara Hepworth, Robert Jacobsen, Berto Lardera, Day Schnabel et David Smith. Il travaille beaucoup dans le cadre du 1% artistique avec, entre autres, les architectes Ionel Schein, Raymond Lopez, Jean Dubuisson, Marcel Lods.


Artiste prolifique, il œuvre dans le domaine du mobilier et de la tapisserie.Dans les années 1960, il est l'auteur de cartons de tapisseries tissées soit par l'atelier Tabardsoit par l'atelier Pinton, tous deux à Aubusson.Il conçoit des reliefs animés par dalles de verres colorés qu'il appelle les "reliefs dynamystiques",, il crée des décors et des costumes pour la scène de l'opéra entre 1966 et 1979 pour des pièces musicales de Jean-Guy Bailly, Arnold Schönberg ou Karlheinz Stockhausen.
En 1969, une œuvre majeure qui inaugure la période de la sculpture sérielle est installée au collège d'Ambérieu-en-Bugey : Génération, Hommage à Saint-Exupéry.
À la suite d'un accident de la circulation en , il est obligé de restreindre momentanément ses activités au niveau local.

En 1971, Maxime Descombin conçoit une sculpture titrée Fleur d'eau pour la cité scolaire de Digoin. Cette sculpture sérielle en béton armé vibré et lavé mesurant 4 × 4 × 1,5 m est composée de 7 éléments semblables c'est-à-dire qu'une forme simple y est multipliée pour créer un volume original. Dans ce cas précis, Il s'agit d'un assemblage de sept éléments identiques disposés sur trois niveaux. Cette œuvre a été réalisée avec le concours des architectes Bourbon et Pallazi dans le cadre du 1% artistique.
De nombreuses sculptures établies au titre du 1% accompagnent certains établissements scolaires.


L'Association pour l'Atelier Descombin voit le jour en 1991 sous la présidence d'honneur de Georges Duby.
Cette création va de pair avec la "donation" faite à la ville de Mâcon du contenu de son atelier. Celle-ci accepte la donation de l'artiste soit 372 pièces et s'engage à construire sur le site de Champlevert un musée-atelier pour présenter ce fonds déposé dans son ancien atelier et aussi "provisoirement" entreposé dans les caves du musée des Ursulines de Mâcon.
Mais en 2026, cette construction n'a toujours pas vu le jour. Sur la fin de sa vie, la "quête poétique" de Descombin se poursuit par des travaux axés sur l'élaboration de cartons de tapisserie ou sur des compositions à l'encre et au rouleau sur papier.
Il consacre aussi beaucoup de temps à la rédaction de notes et d'aphorismes, fruits de sa méditation.
Maxime Descombin meurt à Charnay-lès-Mâcon le .
De nombreuses expositions continuent de faire connaître son oeuvre,.
La plupart de ses archives sont déposées aux Archives Municipales de la ville de Mâcon.



Liste non exhaustive