| Pipriac | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Redon | ||||
| Intercommunalité | Redon Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Franck Pichot 2026-2032 |
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| Code postal | 35550 | ||||
| Code commune | 35219 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pipriatain, Pipriataine | ||||
| Population municipale |
3 859 hab. (2023 |
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| Densité | 79 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 48′ 36″ nord, 1° 56′ 47″ ouest | ||||
| Altitude | 50 m Min. 14 m Max. 98 m |
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| Superficie | 48,65 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Pipriac (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Redon | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.mairie-pipriac.fr | ||||
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Pipriac est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.
Pipriac est située en Bretagne dans le sud-ouest du département d'Ille-et-Vilaine.
Les communes limitrophes sont Bruc-sur-Aff, Guipry-Messac, Lieuron, Saint-Ganton, Saint-Just, Saint-Séglin et Val d'Anast.
Dans un article de 1966 « Problems in paleoclimatology (réimpression à partir des "Nato Paleociimates conferences", Newcastle, 1963). Dangeard (Observations and reflections on the periglacial and glacial formations of the upper Brioverian) » sur la base de l'étude du gisement du Bois Gory, près de Pipriac, estime, contrairement aux auteurs précédents, que les poudingues de Gourin ont une origine fluvio-glaciaire.
Pipriac fait partie des communes classées à risque maximal pour le retrait-gonflement des argiles (susceptible d'engendrer des fissures importantes dans les constructions) par Géorisques.
Le finage communal est vallonné : le point le plus haut (98 mètres) est en position relativement centrale au sein du territoire communal, un peu au nord-est du bourg, à proximité du carrefour entre la D 177 et la D 777, près du lieu-dit "Le Fouteau", mais plusieurs autres points dépassent ou atteignent 80 mètres d'altitude (89 mètres près de la Secouette, 85 mètres près de la Ville-aux-Jarnots, 84 mètres au nord-ouest de Lalleu, points situés dans le sud et le sud-est de la commune.
Les parties nord et ouest de la commune ont des altitudes plus basses, autour d'une quarantaine de mètres et moins dans les fonds de vallée : 29 mètres dans la pointe sud-ouest du territoire communal, à l'endroit où le Canut quitte la commune ; l'altitude s'abisee même sià une vingtaine de mètres dans les vallées du Ruisseau du Moulin Alain et du Ruisseau du Pont David aux endroits où ces cours d'eau quittent le territoire communal (limite sud-est de la commune).
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Canut de Renac, le Combs, la Beltière, le Moulin Alain, le Pont David, le ruisseau de la Chire, le ruisseau de la Gâtinelais, le ruisseau de launay et le ruisseau du Fougeray,le ruisseau du Hil et un autre petit cours d'eau,.
Le Canut de Renac, affluent de rive droite de la Vilaine, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune de Saint-Ganton et se jette dans la Vilaine à Avessac, après avoir traversé huit communes, dont Pipriac qu'il traverse approximativement en son milieu, coulant d'est en ouest, passant un peu au sud du bourg, avant d'obliquer vers le sud, servant alors de limite communale avec Bruc-sur-Aff.
Le Combs, d'une longueur de 22 km, prend sa source dans la commune de Val d'Anast et se jette dans l'Aff à Bruc-sur-Aff, après avoir traversé huit communes. Il sert un temps de limite communale avec Carentoir. Son affluent la Beltière traverse pour partie le nord de la commune.
Le ruisseau du Moulin Alain et le ruisseau du Pont David sont deux petits affluents de la Vilaine qui ont leur source dans la commune et coulent d'ouest en est.

Des plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Haut Bert, d'une superficie totale de 0,7 ha (0,47 ha sur la commune), ; l'étang des Quatre Vents, juste à l'est de la voie expresse, est un lieu de pêche accessible aussi à la détente et aux loisirs.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 751 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 16 km à vol d'oiseau, est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le .
Le bourg de Pipriac est traversé par la D 777 (ancienne route nationale 777) dont le tronçon allant de Vitré à Vannes fut pendant la seconde moitié du XXe siècle un "itinéraire bis" permettant d'éviter les embouteillages de Rennes les jours de fort trafic. Mais désormais l'axe routier le plus important est la D 177 (ancienne Route nationale 177 jusqu'en 1972), axe Rennes-Redon, de nos jours aménagé en voie expresse, qui traverse du nord au sud la partie centre-orientale de la commune.
Le bourg de Pipriac est aussi desservi par les D 59 (qui, côté sud-est vient de Beslé et vers le nord-ouest se dirige vers Saint-Séglin) et D 65 (qui côté sud vient de Saint-Just et se dirige côté nord vers Lieuron).
Le paysage agraire traditionnel est le bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux ("villages") et fermes isolées. Ce paysage a été modifié par le remembrement effectué à partir de 1983, date de création de l'"Association foncière remembrement de Pipriac", laquelle a été dissoute en 1998. Ce remembrement a eu certains effets négatifs que l'on cherche désormais à corriger ; par exemple des travaux de renaturation du cours du Ruisseau du Pélican (qui est à la limite des communes de Pipriac et de Saint-Just) ont été entrepris entre 2021 et 2024 par l'Établissement public territorial du bassin de la Vilaine afin de lui restituer son lit d'origine ; des poissons, anguilles ou truites, ont été sauvés et réimplantés dans le nouveau cours d’eau. La renaturation du Ruisseau du Fougeray a été entreprise à partir de 2023.
Éloignée des grands centres urbains, la commune a conservé son aspect rural, échappant à la rurbanisation, sauf aux alentours de son gros bourg qui a vu un habitat pavillonnaire et des lotissements se développer à ses alentours de puis les Trente Glorieuses.
Au , Pipriac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Pipriac, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. La commune est en outre hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,1 %), zones agricoles hétérogènes (20,7 %), prairies (15,5 %), zones urbanisées (3,8 %), forêts (1 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous la forme Vicaria Prisperiaca dans la donation d'Anauuoreth. Prispiriac en 834, Prisbiriac en 882, Prispriac en 1107, Pripriac en 1386, Piperiac en 1637, Piperiac en 1713.
Il s'agit sans doute d'un type toponymique gaulois, gallo-romain ou gallo-brittonique, peut-être *Prispiriacum, nom de domaine sans doute basé sur un anthroponyme qu'il est difficile d'identifier et suivi du suffixe -(I)ACU qui a régulièrement abouti à la terminaison -(i)ac dans la partie de la Bretagne où l'on a parlé breton, alors qu'à l'est de Rennes, il a abouti à la terminaison -é.
L'hypothèse d'une étymologie semblable à l'ancienne commune de Piré-sur-Seiche, c'est-à-dire liée à la culture du poirier (Piriacum en latin), ajouté à un préfixe issu de l'ancien français « pris » du latin « pretium » ayant comme signification « valeur », cette hypothèse donnerait au terme latin « Prispiriacum » une transcription proche de « le bon lieu planté de poiriers ». Le cartulaire de l'Abbaye de Redon mentionne en outre la culture de poiriers en vue d'une production locale de cidres à base de poires (poirés).
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, la prononciation de la localité a été restituée sous la forme Piperya par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954.
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Presperieg.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,8 % des toponymes de la commune sont bretons.
Un menhir aurait existé aux Emailleries, détruit vers 1860 par le service vicinal qui s'en servit comme carrière.
Durant l'époque gauloise, Pipriac était situé dans le territoire coriosolite. Un dépôt monétaire, dit "Trésor de Pipriac" (mais découvert en fait dans la commune de Guipry en 1908) y a été mis au jour. Il comporte environ 600 monnaies attribuées aux Riedones, aux Vénètes ainsi que quelques monnaies pictonnes, et témoigne selon Louis Pape, à la suite de J.-B. Colbert de Beaulieu, du brassage des monnaies gauloises consécutif aux campagnes romaines de 57 et 56 avant J.-C.
Pipriac est, semble-t-il, une ancienne paroisse de l'Armorique primitive appartenant au doyenné de Lohéac. Pipriac est cité comme paroisse. Dans le cadre de l'organisation de l'évêché de Vannes vers 455, les paroisses proches du confluent de la Vilaine et de l'Oust sont soustraites aux Coriosolites pour être attribuées aux Vénètes, le territoire de Pipriac se trouve malgré lui désormais situé à la limite sud de l'évêché d'Aleth, devenu ensuite évêché de Saint-Malo. La tradition locale prétend que la chapelle Saint-Amand fut à l'origine l'église de Pipriac.
Pipriac englobait autrefois sa trève Saint-Ganton et le territoire de Bruc-sur-Aff.
Vers la fin de ce IXe siècle, une contestation s'éleva entre les moines de Redon, possesseurs de la paroisse de Langon, et quelques habitants de Pipriac, au sujet des limites de ces deux paroisses. L'affaire fut portée devant Alain le Grand, comte de Vannes, dont l'autorité remplaçait alors celle des anciens machtierns. Ce prince vint lui-même sur les lieux, écouta les raisons données par Cadwobri, Breselvobri et Wetenic, représentant les intérêts des habitants de Pipriac, et termina le différend. À cette époque Pipriac était une très grande paroisse, puisque, outre le territoire actuel de Saint-Ganton, sa trève au Moyen-Âge, elle renfermait encore Teillac, village se trouvant aujourd'hui en Saint-Just.
En 1294, le territoire dépend de la baronnie de Bossac et du bailli de Ploërmel. On voyait dans le bourg de Pipriac l'auditoire, la prison et les ceps et collier de la seigneurie de Bossac en Bruc : cette seigneurie exerçait aussi un droit de haute justice et un droit de quintaine. La paroisse de Pipriac dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo.
Pendant la Guerre de succession de Bretagne le sire de Boszac (Bossac), Robert de la Motte, fut l'un des signataires de l'Association Bretonne qui préparait le retour de Jean IV et luttait pour le maintien de l'indépendance bretonne.
Le château de Bossac fut abandonné au XVe siècle, les seigneurs de Bossac établissant leur résidence au manoir de la Thébaudaye à partir de 1446 ; il n'en reste aucun vestige. Au XVIIIe siècle le seigneur de Bossac levait les deux-tiers des dîmes de la paroisse, le dernier tiers allant au recteur.
Les seigneuries de Bossac et du Châtel font toutes les deux l'objet d'une description détaillée sur un site Internet. La motte castrale du Châtel subsiste.
Pendant les Guerres de la Ligue, Pipriac fut ravagé à plusieurs reprises par des troupes, soit celles soutenant le roi Henri IV ou celles du duc de Mercœur. L'Amiral de Coligny, assassiné lors de la Saint-Barthélémy, était seigneur de Bossac depuis 1547. Jean Baron, sieur de la Perdrilaye, vit sa maison pillée et volée par des gens de guerre en 1583. Il fut fait prisonnier et dut payer rançon pour être libéré.
Un acte de 1676 nomme saint Lusure [Luczot] (peut-être saint Luxaire, martyr ou saint Lusor, honoré à Bourges) et saint Nicolas comme saints patrons de Pipriac. L'église paroissiale, qui datait en bonne partie du XVIe siècle, était un édifice composé d'une nef et d'un chevet droit, auxquels s'ajoutaient 4 chapelles seigneuriales (appartenant aux seigneurs du Masle, de Sébacé, du Boishélin et de Lourmel), mais c'est le vicomte de Bossac (Famille Huchet de La Bedoyère) qui était le seigneur supérieur et prééminencier, disposant d'enfeu et banc dans le chanceau du côté de l'Évangile (côté droit); le seigneur du Chatel lui faisait face du côté de l'Épitre (côté gauche). Au XVIIIe siècle trois confréries (Saint-Sacrement, Sainte-Croix et Rosaire) existaient dans l'église. Cette église fut abandonnée vers 1862, lors de la construction de l'église actuelle.
Selon Amédée Guillotin de Corson, outre l'église tréviale de Saint-Ganton, 17 chapelles existaient dans la paroisse : Saint-Amand de Bréhily (disparue) était la plus ancienne ; située dans le vieux cimetière elle passait pour avoir été l'église originelle de la paroisse ; une foire très fréquentée s'y tenait le jour de sa fête patronale. Onze étaient des chapelles seigneuriales privatives, portant le nom du château ou du manoir éponyme : le Châtel (ruinée au XVIe siècle mais reconstruite en 1746 par la famille de Tanouarn) ; Bois-Hulin (famille de la Bourdonnaye) ; de la Botheleraye (détruite) ; de Fontenio ; du Fresche (famille de Rengervé). ; de Saint-Jean du Masle (détruite) ; de la Perdrilaye ; Saint-Thébaud de la Pipelaye ; du Plessis-Fabron ; de Sénac et Sainte-Anne du Tertre. Enfin 4 chapelles se trouvaient dans la trève de Saint-Ganton : Saint-Michel, Saint-Mathurin, Saint-Roch et la Rochelle.
Une école de garçons est créée en 1719, tenue par François Maignan, diacre du lieu.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Pipriac en 1778 :
« Pipriac ; dans un fond ; à 20 lieues au Sud de Saint-Malo, son évêché ; à 9 lieues de Rennes ; et à 5 lieues de Plélan, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Ploërmel, et compte 3000 communiants, y compris ceux de Saint-Ganton, sa trève : la cure est à l'alternative. Il s'exerce dans le bourg une haute justice qui est celle de Pipriac, deux moyennes, et une basse. Pipriac a titre de châtellenie ; elle était, en 982 , du domaine du Comté de Rennes. On y connaît plusieurs maisons nobles : celle de la Thebaudais appartient à M. Huchet de la Bédoyere ; le Bois-Hulin appartenait, en 1420, à Alain le Sage, sieur du Bois-Hulin, aujourd'hui à M. de la Bourdonnaye de Bois-Hulin, procureur général syndic des États de Bretagne. Bossar [Bossac], la Bourdais, la Perdrilais, la Boslais, Bossa-Caular, et la Botterellai [Bothéleraye], sont les maisons nobles qui se trouvent dans ce territoire, dont les terres excellentes produisent des récoltes abondantes en grains et foin ; les landes y font malheureusement très étendues. Un des beaux points de vue de la province est celui qu'on appelle le "Fouteau de Mourenne", sur le bord du grand chemin de Rennes à Redon. »
A. Marteville et P. Varin écrivent que Jean-Baptiste Ogée a placé à tort en Baulon des terres nobles qui se trouvent en fait en Pipriac, et qu'il les a mal orthographiées : « ainsi il faut lire "Senac" et non "Sevac", "Bossac" et non "Bouezac"; "la Bothéleraye" et non "la Botterellai" ».
Les 25 et des paysans attaquent le bureau du procureur fiscal Théolohan dans le bourg, puis son domicile à La Gatinelais, et brûlent des papiers. Des troubles recommencent à Pipriac en avril 1790 contre les réformes et la nouvelle organisation administrative. Pipriac est rattaché au district de Redon.
En raison de son isolement à l'écart des grands axes routiers, Pipriac devient un refuge pour les chouans. Les impôts révolutionnaires y sont très mal perçus et payés avec des années de retard.
Louis David, recteur de Pipriac, fut pourvu de la cure de Pipriac le et prit possession des églises de Pipriac et de Saint-Ganton ; il refusa, ainsi que les autres prêtres de la paroisse (l'un d'eux, l'abbé Cottier, fut guillotiné), de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire ; il échappa de justesse à une arrestation par les Bleus le jour de Pâques 1793. Cet épisode a été illustré dans un vitrail de l'église de Pipriac datant du Second Empire. Défendu par ses paroissiens, il demeura à Pipriac pendant la Révolution, montrant lui-même le plus grand courage, et fut réinstallé en 1803 après le Concordat. Gabriel-Guillaume Bouchaud, présenté comme recteur de Pipriac dans la source citée en référence, et déporté pendant la Terreur, était en fait recteur de Piriac-sur-Mer.
La commune devint un repaire de chouans : le courrier [personne chargée du transport du courrier] de Rennes est tué le . La tête du chef chouan François Durand [il fut par la suite recteur de Saint-Séglin] est mise à prix par Louis Rozy, commissaire de la République.
Lors de la création de l'Empire Pipriac soutint Napoléon Ier en lui envoyant des hommes en armes.
Une école des garçons est créée en 1803 et une de filles en 1847.


Le le recteur déclare en chaire : « La République est une honte, une ruine. Tout le monde en est fatigué. C'est donc un roi qu'il vous faut. En priant Dieu, et avec sa grâce, ce sera une chose facile » ; en quittant la chaire à prêcher, il entonna le Domine salvam fac rempublicam [Dieu sauve-nous de la République].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Pipriac en 1853 :
« Pipriac (sous l'invocation de saint Nicolas) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins sa trève, Saint-Ganton, devenue commune ; aujourd'hui cure de 2e classe ; chef-lieu de perception. (..) Principaux villages : la Moisonnais, le Bas et Haut-Breil, le Haut et Bas-Cohignac, la Presse mais, Traversot, la Favelais, la Theberdais, le Moulin-Alain, la Glonbais, les Emailleries, l'Alleu, la Herviais, la Rairie, la Diacrais, la Rigaudière, le Breil-aux-Oyons, la Hautière, les Carrées, le Plessis. Maisons principales : le Tertre, le Mâle, la Pipelais, la Marhannais, le Châtel, la Perdrillais, le Fresche, Fontenio, Senac, l'Ourme, le Plessix-Fabron. Superficie totale 4 865 hectares 47 ares, dont (..) terres labourables 1 866 ha, prés et pâturages 698 ha, bois 166 ha, vergers et jardins 74 ha, landes et incultes 1 865 ha, étangs 23 ha (..). Moulins : 11 (Alain, du Pont, du Châtel, à eau ; de la Moisonnais, de la Bosse, Sicard, des Grées, Vieux, du Tertre, de la grande lande des Franx, à vent). La grande commune de Pipriac, à moitié couverte de landes arides, est traversée du nord au sud par la route de Rennes à Redon ; elle est limitée à son extrémité nord-ouest par la petite rivière de Combs. On y voit les petits étangs du Mâle, du Moulin-Alain et de Bossac (..) On remarque au midi du bourg, l'ancien château du Châtel, qui appartient à M. le comte de Tanouarn. Il y a foire le 2 mai et le 27 octobre. Géologie : schiste argileux. On parle le français [en fait le gallo]. »
En 1856, à l'occasion du comice agricole du canton de Pipriac, Pierre Bellamy écrit qu'il est à remarquer « l'amélioration des espèces ovine, porcine et bovine, tout aussi bien que de l'espèce chevaline », qu'on encourage « la culture des plantes fourragères », que, comme dans le canton de Maure, les bœufs sont beaux et dont l'objet de soins minutieux; les agriculteurs disent : « Soignons la paire de bœufs d'abord, les autres animaux après », que les landes restent étendues, mais que « les cultivateurs profitent du voisinage du port de Guipry pour faire venir de la chaux de Chalonnes.
Une nouvelle église paroissiale, remplaçante de l'église du XVIe siècle, est construite en 1860 : de style néogothique, elle comprend 3 nefs ; le clocher date de 1877, le maître-autel de 1892, les orgues de 1895. La nouvelle église paroissiale est construite sur un nouvel emplacement par l'architecte Charles Langlois (elle est bénie le , l'ancienne église étant démolie en 1862. Mais ayant fait l'objet de malfaçons, la nouvelle église dut être restaurée dès 1890 par l'architecte Arthur Regnault.
En 1883 les habitants du village de la Chapelle érigèrent un oratoire de style néogothique dédié à Notre-Dame de Lourdes.



Le le sous-préfet de Redon, accompagné de plusieurs fonctionnaires et gendarmes, procéda, en vertu de la Loi sur les congrégations à l'expulsion des religieuses des Filles de Jésus de Plumelin, qui tenaient l'école libre des filles de la commune. Après l'expulsion des Sœurs, le vicomte de Chanterac donna asile à l'une des expulsées dans un immeuble lui appartenant : en février 1904 les gendarmes vinrent lui notifier, ainsi qu'à la religieuse, un ordre du Préfet demandant au vicomte d'expulser sa locataire, et à celle-ci de quitter Pipriac avant le « faute de quoi tous deux seraient poursuivis comme ayant contrevenu à la loi du 5 décembre 1902 en fondant un nouvel établissement ».
Le résultat des élections municipales du à Pipriac ayant été annulé par le Conseil de Préfecture d'Ille-et-Vilaine (elle avait vu la victoire de la liste "libérale" [en fait conservatrice et opposée au gouvernement] avec 70 voix de majorité), une nouvelle élection fut organisée le , mais la même liste "libérale" l'emporta avec cette fois-ci 185 voix de majorité, « les électeurs ayant tenu à prouver à M. le Préfet qu'eux seuls étaient les maîtres et qu'on ne saurait leur imposer de force une municipalité [favorable au gouvernement du Bloc des gauches] dont ils ne voulaient à aucun prix ».
Une fête annuelle fut organisée chaque année à partir de 1904 ; celle de 1905 est décrite dans un article de presse.
Une première tentative d'inventaire des biens d'église échoua le en raison de l'opposition des manifestants. « Deux mille manifestants massés autour de l'église reçurent l'agent des domaines par des cris hostiles ; des pierres furent lancées et le gendarme Loit fut blessé d'un coup de pied. M. de Chantérac, adjoint au maire de Pipriac, put réussir à empêcher les manifestants de lancer des pierres et les gendarmes purent regagner leur caserne ». Henry de Chantérac, fis du vicomte de Chantérac, fut poursuivi pour voies de faits lors de cette tentative d'inventaire de l'église de Pipriac, mais, après avoir été condamné à deux mois de prison parle tribunal de Redon, il fut finalement acquitté par la Cour d'Appel de Rennes. L'inventaire a finalement lieu le devant 3 000 manifestants en présence de 50 gendarmes et d'un groupe d'artilleurs à cheval.
Le est mis en service le tronçon Messac-Ploërmel de la ligne de chemin de fer de Châteaubriant à Ploërmel, à écartement normal et voie unique ; desservie par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, elle dessert les gares de Guipry, Pipriac - Lohéac (gare située à Courbouton, en Lieuron) , Maure, Brulais, Guer, Port-Sec de Porcaro et Augan. La fermeture du trafic voyageurs intervint le .
En août 1912 un conflit opposa les six boulangers de Pipriac, unis en la circonstance, à la municipalité : les boulangers refusaient le prix du pain imposé par la taxation officielle (la même qu'à Redon) et vendaient leur pain plus cher que le prix imposé par la municipalité ; celle-ci fit dresser des procès-verbaux aux boulangers et organisa des ventes de pains qu'elle fit venir de Rennes et Redon.
La ligne des Tramways d'Ille-et-Vilaine allant de Bréal-sous-Montfort (correspondance avec la ligne de Rennes à Plélan-le-Grand) à Redon via Maure et Pipriac ouvrit en 1913 et ferma dès 1937.

Le monument aux morts de Pipriac porte les noms de 169 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 9 sont morts en Belgique, dont 6 le même jour le (Joseph Bragier, Pierre Cottais et Jean Glet à Rossignol, Marcel Cottel à Maissin, Alphonse Duguest à Robelmont et Baptiste Jolly à Virton), Joseph Hardy le à Florennes et 2 en 1918 (Auguste Leparoux et Joseph Orain, ce dernier le , soit 4 jours avant l'armistice) ; 3 sont morts en captivité en Allemagne (Joseph Pinot, Henri Rigaud et Jean Marie Sellier) ; 2 dans l'actuelle Macédoine du Nord (Julien Haugomat, tué à l'ennemi, et Émile Marchand, mort de maladie) ; Jean Sarrazin est mort de maladie en Grèce ; les autres sont morts sur le sol français ; une incertitude existe toutefois pour 7 victimes pour lesquelles les circonstances des décès ne sont pas précisées. Le monument commémoratif situé dans l'église porte 163 noms
Le monument aux morts de la commune est inauguré le : c'est un piler commémoratif en granite en forme d'obélisque sur socle surmonté d'une statuaire de série en fonte ("Résistance", de Charles-Henri Pourquet) ; érigé Place des Halles, face à l'église, il est décoré d'une palme, d'une croix latine et d'un croix de guerre et entouré de chaînes reposent sur 4 petits piliers. Le monument a été érigé par Jules Savinet fils, granitier à Saint-Aubin-du-Cormier. Le monument situé dans l'église est constitué de plaques de marbre, situées au-dessus d'un autel portant une statue de Jeanne d'Arc en armure ; ces plaques sont ornées d'un groupe statuaire représentant un soldat mourant dans les bras d'un ange. Les deux monuments portent les noms des soldats décédés lors de la Première Guerre mondiale (ceux des personnes décédées lors de la Seconde Guerre mondiale ont été rajoutés par la suite).
Une mission paroissiale fut organisée à Pipriac entre le 10 novembre et le . Un congrès eucharistique fut organisé à Pipriac le .
Des comices agricoles étaient organisés chaque année à Pipriac ou dans une des communes de son canton : par exemple celui de 1925, organisé à Pipriac, attira un nombreux public.
Un club de football, la "Jeanne d'Arc de Pipriac", existait déjà en 1925.
En 1926 l'école libre des filles a 135 élèves et l'école publique 5.
Une enquête publique ouvre en avril 1926 à Pipriac et les communes avoisinantes en vue de permettre à la société "Énergie électrique de la Basse-Loire" de commencer les travaux de fourniture d'électricité pour les services publics de ces communes.
En 1933 4 allers et retours en car étaient organisés quotidiennement entre Rennes et Pipriac via Pont-Réan, Guichen, Guignen et Lohéac par la Société Générale des Transports Départementaux.
En 1933 la Ligue des droits de l'Homme s'émeut de l'autorisation donnée à trois Frères maristes des Missions (une congrégation enseignante ayant pour but la formation de missionnaires) d'enseigner à Pipriac en costume religieux.
La population de Pipriac restait à la veille de la guerre profondément catholique comme en témoigne les noces d'or de l'abbé Pierre Jarnot en 1939 : « Dans la magnifique église de Pipriac, splendidement parée pour la circonstance, devant une assistance nombreuse et recueillie, où se confondaient toutes les classes de la société et tous les âges, avec au premier rang M. le Maire (..), le vénérable jubilaire, précédé d'un long cortège de prêtres, montait à l'autel brillamment illuminé (..) ».
Le monument aux morts de Pipriac porte les noms de 13 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes 5 sont des soldats morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France (Jean Marie Baudu, Jean Marie Berthier, Alphonse Louvel, Jean Bourel et André Coignard, les deux derniers cités en Belgique ; Auguste Pouessel est mort en août 1940 à Guignen ; 3 sont morts alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne (Francis Bourel, Maurice Danard et Alexis Eslan) ; 2 sont des résistants morts en déportation (Narcisse Abel Vallaud, lieutenant-colonel, ancien combattant de la Première Guerre mondiale au camp de concentration de Mauthausen, mort le , chevalier de la Légion d'honneur et Mathurin Lavolé, gendarme à Pipriac, déporté par le train de Langeais au camp de concentration de Neuengamme, mort le au kommando de travail de Wilhelmshaven ; Gustave Foucaud est mort des suites de ses blessures à l'hôpital d'Ems le . Par ailleurs Francis Danard est une victime civile ; il fut tué par une patrouille allemande le à la Providence en Pipriac.
Le un groupe de résistants FFI se posta sur la route de Saint-Séglin à Pipriac pour protéger une colonne de soldats américains. Ils furent surpris par des troupes allemandes cachées dans les champs, les combats firent trois morts parmi les résistants : Francis Boursier Fernand Huré et Robert Vuillemin tués à l'ennemi à la Croix des Rosais où un monument commémore leur mémoire.
Lucienne Georges, étudiante à l'École Normale de Rennes au début de la guerre, fut agent de liaison (jouant notamment un rôle d'interprète) à Rennes et à Pipriac entre 1942 et 1945 ; elle recruta notamment son père, Louis Nadan, qui travaillait à la poste de Pipriac, et porta assistance aux aviateurs alliés de bombardiers américains abattus l'un à Messac et un autre à Sainte-Anne-sur-Vilaine.
Depuis 2023, l'entreprise "NOTUS energy" œuvre activement à la réalisation d'un parc éolien sur la commune de Pipriac, le projet prévoit deux éoliennes sur les sites des Fraux et du Tertre Torrent ; l'installation d’un mât de mesure du vent a été effectuée en 2025.
| Blason | De sinople au livre ouvert d'or, à la champagne d'argent maçonnée du champ, au chef d'hermine. |
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| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |

Après avoir été le siège de Pipriac communauté, Pipriac a rejoint Redon Agglomération le .
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 3 859 habitants, en évolution de +3,04 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pipriac possède deux écoles : l'école élémentaire publique Jean de La Fontaine et l'école privée de la Providence, ainsi qu'un collège : le collège privé Saint-Joseph.

