| La Chapelle-de-Brain | |||||
Mairie de La Chapelle-de-Brain. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Redon | ||||
| Intercommunalité | Redon Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Yohann Morisot 2026-2032 |
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| Code postal | 35660 | ||||
| Code commune | 35064 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Branichapellois | ||||
| Population municipale |
1 114 hab. (2023 |
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| Densité | 63 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
52 758 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 42′ 03″ nord, 1° 56′ 00″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 1 m Max. 70 m |
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| Superficie | 17,65 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Redon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Redon | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | lachapelledebrain.fr | ||||
| modifier |
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La Chapelle-de-Brain est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

La Chapelle-de-Brain se trouve à la limite sud du département d'Ille-et-Vilaine, et est limitrophe de celui de Loire-Atlantique ; la commune est aussi à la limite sud-est de la région Bretagne, à la limite de celle des Pays de la Loire.
Les bords de la Vilaine sont couverts d'eau pendant une grande partie de l'année, et forment au sud-ouest le lac de Murin et le marais de Ganedel. Entre l'ancien cours du fleuve et le nouveau, il y avait plusieurs îles, dont une s'appelait Plaz, une autre Ambon, etc.. L'Île de Plaz s'appelait aussi Vénézie ; c'est pourquoi certains auteurs sont tentés d'y placer des Vénètes, que saint Melaine trouva presque tous païens, et qu'il convertit au christianisme.
Les Bellions de Fouesnard (situés au-dessus du village des Calonnes) sont de gros blocs de quartzite blanc accumulés en chaos, qui constituent un terrain de jeu pour les enfants. Le mot "Bellion" proviendrait du breton "bili" qui signifie "petit caillou"). Ces rochers sont aussi le site de la légende du loup de Gargantua en raison de la présence d'un creux retenant de l'eau dans une cuvette située sur l'un des blocs, dénommé "Ber au Loup" ("l'abreuvoir au loup").
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, le ruisseau de la Morgande, un bras de la Vilaine, les Sauvers, le ruisseau de la Mare à praveau, le ruisseau du Blorset, et un autre petit cours d'eau,.
La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé cinquante-six communes. Son tracé a été modifié lors de la canalisation entreprise vers 1785 : méandres et bras ont été recoupés et le lit du fleuve côtier endigué et rendu plus rectiligne : des îles ont été supprimées, par exemple celle d'Ambon (ce quartier dépend désormais de la commune de Massérac) et le méandre de Painfaut recoupé, ce qui a contribué à l'assèchement partiel du marais de Gannedel.
Les crues de la Vilaine ennoient périodiquement les parties de la commune situées dans son lit majeur. Les dernières crues importantes survenues se sont produites en 1936, 1995, 2001 et 2025 ; ces dernières ont atteint un niveau exceptionnel : les villages de Lézin, Le Pré, Gannedel, le port de Brain, et d’autres encore, ont subi la montée des eaux ; 32 familles sinistrées ont dû quitter leurs logements face à la montée des eaux. Huit arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation ont été pris à La Chapelle-de-Brain entre 1982 et 2026,. De nouvelles inondations sont survenues en janvier 2026, la route menant à Massérac fut une nouvelle fois inondée. Un totem illustrant par des marques le niveau des crues les plus importantes survenues a été placé sur le quai de Brain.
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le marais de Gannedel (19,73 ha),. Ce marais, un sous-ensemble des marais de Redon, s'est créé au fil des successions de montées et de régressions du niveau de la mer à compter de avant J.-C. Il fut longtemps exploité pour la pêche, la chasse et l'agriculture. Situé juste en amont de la confluence du Canut avec la Vilaine, c'est l'une des grandes étendues humides du département d'Ille-et-Vilaine et désormais une réserve ornithologique, le marais de Gannedel est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et accueille plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux tout au long de l'année, dont la cigogne blanche et le héron cendré. Il comprend deux plans d'eau, des prairies humides inondables, une roselière de 80 hectares et est traversé par de petits cours d'eau. Le barrage d'Arzal, construit en 1970, a stoppé le balancement des marées qui s'y faisait sentir. La jussie, une plante invasive, tend à le coloniser, mais le département d'Ille-et-Vilaine, qui en est propriétaire depuis 1988, procède à des arrachages.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 793 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 19 km à vol d'oiseau, est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le .
Au , La Chapelle-de-Brain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Institut national de la statistique et des études économiques en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Redon, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe vingt-deux communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (46,1 %), terres arables (25,7 %), forêts (10,4 %), prairies (8,5 %), zones humides intérieures (7,3 %), zones urbanisées (2 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Attesté sous les formes Brinum en 1148, Brain en 1238, Breyn en 1427, Brain sur Vilaine en 1958.
Ce toponyme devrait son nom à un surnom d'homme gaulois Brannos surnom inspiré du nom du corbeau. Une autre hypothèse est formulée par Joseph-Marie Le Mené en 1891 ; selon lui le nom latinisé du lieu étant Ecclesia Brennensis, on est tenté d'y voir le mot breton Brenn, qui signifie jonc, et rappelle l'abondance de cette plante sur les rives de la Vilaine.
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Chapel-Braen.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 14,2 % des toponymes de la commune sont bretons.
Cette paroisse est très ancienne, sa création remontant probablement au Ve siècle (la paroisse portait alors le nom de "Plaz" ou "Placet", nom conservé par l'une des frairies de la paroisse) : saint Melaine , qui fut évêque de Rennes, y naquit de parents illustres. Ce saint fit bâtir, dans le lieu de sa naissance, un monastère qu'il habita pendant plusieurs années. avant de devenir évêque de Rennes. À la fin de sa vie, il revint dans son monastère où il mourut le , âgé de 71 ans. Selon la légende, son corps aurait remonté miraculeusement la Vilaine jusqu'à Rennes pour qu'il y soit enterré. Son monastère est encore mentionné en 913 sous le nom monasterium Guernital (ou Guernituel) [correspondant à Gannedel], mais a probablement disparu peu après.
L'an 836 saint Conwoyon obtint de l'empereur Louis le Débonnaire la paroisse de Plaz et en 846 Nominoë, roi de Bretagne , donna la moitié de la seigneurie de Brains à l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon, qui reçut l'autre moitié de son fils Erispoë , l'an 854. Depuis ce temps, elle a toujours appartenu aux moines de cette abbaye.
En septembre 1289, le duc de Bretagne Jean II et les moines de l'abbaye de Redon mirent, d'un commun accord, le ressort de Brains au siège présidial de Rennes. Cette abbaye conserva une haute justice s'exerçant à Brain jusqu'à la Révolution française.
Le nom de Brain apparaît pour la première fois en 1238 dans le cartulaire de Redon. Elle fut un temps suffisamment importante pour qu'on y batte monnaie : selon le numismate François Leblanc, un tiers de sou d'or porte l'inscription Bienno Vico ("Bourg de Brain").

C'est au XVIe siècle que les moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon attribuèrent à cette paroisse le nom de "Brain". Les abbés de Redon étaient seigneurs (la seigneurie de Brain était unie à celle de Langon que l'abbaye de Redon possédait également) temporels et sprirituels de Brain et disposaient d'un manoir dans le bourg, surnommé "l'abbaye de Brain" ; « ce manoir, en 1580, était précédé d'une cour et entouré d'un jardin, d'une vigne et de dépendances considérables, telles que moulins, prairies, bois, garennes, etc.. » ; il fut ruiné lors des Guerres de religion par les protestants, mais il fut restauré en 1742 par Henri-Oswald de La Tour d'Auvergne, abbé commendataire de Redon. L'abbé de Redon avait le titre de recteur primitif de la paroisse, percevait la dîme des grains et des vins, et assignait au vicaire qu'il nommait pour assurer le culte dans la paroisse une portion congrue ; pour bien marquer sa dépendance, ce vicaire devait tous les ans , le jour de l'Ascension, se rendre en procession, avec ses paroissiens, à l'église abbatiale de Redon.
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Brain en 1778 :
« Brains ; dans un fond , sur la rivière de Vilaine : à 13 lieues et demie à l'Est de Vannes, son évêché ; à 10 lieues un tiers de Rennes, son ressort, et à 3 lieues de Redon, sa subdélégation. On y compte 1 500 communiants. La cure est présentée par l'Abbé de Redon. (..) Ce territoire renferme quelques bonnes terres, d'excellentes prairies arrosées des eaux de la Vilaine, et des landes en quantité, où se trouvent des carrières d'ardoises de peu de valeur. »
L'assemblée électorale des paroissiens de Brain préparatoire aux États généraux de 1789 se tint le sous la présidence d'Hypolite-Jacques Chevalier Dutertre, avocat et sénéchal de la juridiction de Brain et Langon, en présence de Pierre Théolohan, procureur fiscal et de 108 paroissiens; François Guémené, de la Gigouais, et Joseph Fouré, de la Métairie, furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée générale de la sénéchaussée. Un cahier de doléances fut rédigé : les paroissiens se plaignent notamment de leur impossibilité de passer librement le marais de Murain pour aller chercher leurs foins et jouir de leurs possessions qui se trouvent sur l'autre rive de la Vilaine récemment canalisée et demandent la mise en place de bacs pour en permettre le traversée ;ils demandent aussi la suppression des corvées, la liberté de moudre au moulin de leur choix (l'abbé de Redon possédait, étant seigneur de Brain, les moulins à eau des Moulins Neufs et le moulin à vent de Gannedel), la liberté de la pêche (l'abbé de Redon en possédait les droits) et contestent ie péage du pont (un mauvais pont de bois très étroit) sur le Canut de Saint-Julien (route de Rennes à Redon d'alors). Ce cahier est signé par 19 paroissiens, les autres paroissiens présents ne sachant pas le faire.
Philippe Guémené, présenté par l'abbé de Saint-Sauveur de Redon comme tous ses prédécesseurs, fut pourvu en charge de la paroisse de Brain le ; il quitta la paroisse en 1792, mais fut à nouveau nommé à la tête de la paroisse en 1803 après le Concordat ; il mourut en 1815.
Julien Racapé, baptisé le à Saint-Just (né au village de Parsac), devenu vicaire à Brain, refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire ; il se cacha dans sa paroisse natale mais, dénoncé, fut arrêté dans le village de Poulbreuil et fut guillotiné à Redon le le même jour que le recteur Després.
Devenus biens nationaux, les bâtiments de l'abbaye de Brain, c'est-à-dire le manoir, l'église et des maisons furent achetés par la famille de la Chevrière qui habitait le château de la Gaudinais à Langon.


A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Brain en 1843 :
« Brain (Locus Brennensis, sous l'invocation de saint Melaine), commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale ; chef-lieu de perception. (..). Principaux villages : Augon, Sert, la Haillerais, la Gaverais, la Blandinais, Rangoulas, Treguc, Lezin, Grandel, Frut. (..) Superficie totale 1 770 hectares 19 ares 70 centiares, dont (..) terres labourables 717 ha, prés et pâturages 145 ha, bois 85 ha, vergers et jardins 18 ha, landes et incultes 679 ha, étangs et marais 24 ha (..). Moulins : 4 (les Moulins-Neufs, de la Houssaye, à eau ; de Mamussais, à vent). (..) Dans le bourg, qui est assez bien bâti, et qui est, non dans un fond comme dit Ogée, mais sur un coteau qui borde la Vilaine, on remarque une assez belle construction datant de 1700 et qui était une maison conventuelle de l'Ordre des Bénédictins de Saint-Sauveur de Redon. (..) Il y a foirele 25 avril et le 7 novembre ; le lendemain si ces jours sont fériés. Marché le mercredi. Géologie : schiste argileux ; phyllades.Il y a plusieurs carrières d'ardoises en exploitation, et dont on exporte pour Rennes des quantités considérables. (..) On parle le français [en fait le gallo]. »
Ces mêmes auteurs écrivent aussi que « des marais qui couvrent une immense étendue de terrain entre Brain, Renac, Massérac et Avessac, sont en grande partie couverts d'eau pendant toute l'année, et forment cette partie du cours de la Vilaine que les bateliers nomment Mer de Marain. Au printemps, les agriculteurs, montés sur de petits batelets et armé de faux, coupent et enlèvent les herbes qui croissent sous l'eau. Ces végétaux, entassés, fermentent et donnent un engrais auquel le pays doit sa fertilité. Le dessèchement de ces marais assainirait beaucoup les communes qui les environnent ; mais les paysans s'opposent à cette mesure, qui leur semblerait la ruine de leurs exploitations. Dans les années de sécheresse, on extrait beaucoup de lignites [probablement de la tourbe en fait] des marais de Brain ».
L'église paroissiale de Brain étant menacée d'abandon, la chapelle de Ganedel devint en 1855 l'église paroissiale (dès 1855 le recteur de Brain alla habiter à La Chapelle-Saint-Melaine et y transféra le culte), ce qui entraîne en 1875 la scission communale de Brain avec la création de la commune de La Chapelle-Saint-Melaine et en 1877 la création de deux paroisses distinctes. Brain perdit alors une bonne partie de son importance, supplanté par La Chapelle Saint-Melaine.
En 1889 la commune de Brain achète l'ancien manoir abbatial pour y installer les écoles communales.
Le monument aux morts de Brain, ainsi que la plaque commémorative située dans l'église paroissiale, portent les noms de 32 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Alphonse Gratsac a été tué à l'ennemi le en Grèce ; François Durand a été tué à l'ennemi le en Albanie ; 29 soldats ont été tués sur le sol français (parmi eux Eugène Gefflot et Jean Hamon ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Alfred Guémené, Jean Huet, Joseph Marchand, François Rodin et Mélaine Renaud de la Croix de guerre) ; les circonstances du décès de Félix Désille ne sont pas précisées.
Le monument aux morts de Brain, ainsi que la plaque commémorative située dans l'église, portent les noms de 2 personnes (Pierre Blanchard, mort de maladie le alors qu'il était prisonnier en Allemagne et André Hamon) mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale.
Gannedel est un village très ancien (il est cité dans le Cartulaire de Redon) situé à la limite du marais du même nom, qui était alimenté en eau par un méandre de la Vilaine ; ses habitants y vivaient de l'agriculture (bénéficiant des alluvions, la terre autour des marais avait une qualité exceptionnelle), de la pêche en hiver et de la chasse en été. C'était l'agglomération la plus importante de la partie ouest de la commune de Brain.
Au XVIIIe siècle pour court-circuiter le méandre de Gannedel et faciliter la navigation, des travaux sont entrepris : le rocher de Painfaut est creusé (ce fut un travail titanesque, achevé par l'armée). Mais ces travaux bouleversèrent le marais, désormais mal alimenté en eau ; les habitants qui en vivaient se révoltèrent, incendiant la chapelle de Gannedel en 1780.
En 1823 l'ancienne chapelle frairienne de Gannedel, incendiée avant la Révolution française est reconstruite par les architectes Edouard Brossais Saint-Marc et Arthur Regnault, l'église paroissiale de Brain étant menacée d'abandon ; mais un prêtre a choisi de la reconstruire à un nouvel emplacement, sur le plateau, à un endroit jusque-là inhabité ; cette chapelle devient en 1855 l'église paroissiale de Brain, ce qui entraîne en 1875 la scission communale de Brain avec la création de la commune de La Chapelle-Saint-Melaine et en 1877 la création de deux paroisses distinctes. Le village de La Chapelle-Saint-Melaine se développe ex-nihilo autour de la nouvelle église.
L’essor de La Chapelle-Saint-Melaine a tendance à disqualifier le vieux bourg de Brain et suscite un antagonisme entre les deux bourgs, ce qui provoque leur scission en 1876.
Le le sous-préfet de Redon, accompagné de plusieurs fonctionnaires et gendarmes, procéda, en vertu de la Loi sur les congrégations à l'expulsion des religieuses des Sœurs de l'instruction chrétienne de Saint-Gildas-des-Bois, qui tenaient l'école libre des filles de la commune de La Chapelle-Saint-Melaine.
Le pont de l'Ilette est construit en 1908 à la demande des habitants de Renac qui voulaient avoir accès à la gare de Massérac, située sur l'autre rive de la Vilaine ; ce pont était aussi utile pour ceux de La Chapelle-Saint-Melaine qui exploitaient des terres, principalement des prairies, sur la rive gauche du nouveau tracé de la Vilaine canalisée, le cours de celle-ci ayant été modifié artificiellement depuis la fin du XVIIIe siècle avec un endiguement et la suppression de plusieurs bras et méandres. Ce pont fut détruit pendant la Seconde Guerre mondiale.
À marée haute le marais de Gannedel devenait un lac sur lequel les habitants naviguaient comme l'illustre un article de La Dépêche bretonne en novembre 1912.

Le monument aux morts de La Chapelle-Saint- Melaine porte les noms de 61 soldats morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale ; parmi eux, 3 sont morts en Belgique (Émile Laigle dès le à Virton, Jacques Régent en 1917 à Houltheist et Joseph Goulouand le à Thielt) ; Félix Marchand est mort en Grèce en 1917 ; Isidore Bérard est mort de maladie alors qu'il était en captivité en Allemagne le , donc le lendemain de l'armistice ; les autres sont morts sur le sol français (parmi eux, le sergent Mélaine Saindon, mort le dans les Ardennes, décoré de la Croix de guerre ; une incertitude existe pour 9 soldats pour lesquels les circonstances des décès ne sont pas précisées. La plaque commémorative située dans l'église porte 57 noms de paroissiens morts pendant cette guerre.
Le Parc du souvenir, qui s'étend sur 1,38 hectare, a été aménagé sur un terrain dominant le village donné en 1920 par Jean Bérard et son épouse Anne-Marie Saindon, pour y édifier un calvaire sur de gros rochers ; la croix monumentale fut bénie le ; des statues de sainte Anne et de saint Joseph s'y ajoutèrent en 1924 et une réplique de la Grotte de Lourdes, ainsi qu'une statue de saint Melaine en 1925. Le monument aux morts fut édifié à proximité : il est constitué de quatre gros obus autrichiens, reliés par de grosses chaînes et porte les noms des morts pour la France de La Chapelle-Saint-Melaine lors de la Première Guerre mondiale, en commençant par ceux de trois prêtres et d'un séminariste originaires de la commune.
Une enquête publique ouvre en avril 1926 à La Chapelle-Saint-Melaine et les communes avoisinantes en vue de permettre à la société "Énergie électrique de la Basse-Loire" de commencer les travaux de fourniture d'électricité pour les services publics de ces communes.
En 1932 le journal L'Ouest-Éclair écrit que « tous les habitants riverains des marais sont chasseurs et pêcheurs ; l'envahissement de leurs prairies les a fait se désintéresser de la culture (..); ils pratiquent l'élevage des canards, la pêche et la chasse de manière constante ». Un article de presse de 1923 évoque d'ailleurs une affaire de vol de nombreux canards à Gannedel. En 1926 le rappel par l'administration de la nécessité d'avoir un permis pour pêcher provoqua une levée de carrelets et une tolérance fut admise ; mais les pêcheurs de Gannedel continuèrent à pêcher même pendant les périodes non autorisées, alimentant tous les marchés de la région de centaines de kilos de poisson ; il est généralement admis que les poissons qui viennent dans le marais en temps de crue ne retournent pas à la rivière lors de la décrue ; d'ailleurs nasses et boisselles placés aux bons endroits les en empêchent et il n'est pas rare qu'un pêcheur possède de 20 à 50 de ces engins !.
Le monument aux morts de La Chapelle-Saint- Melaine porte les noms de 4 personnes (M.Lzigle, J.H. Lucas, J.H. Marchand et René Ery) mortes pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale.
Le pont de l'Ilette sur la Vilaine, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, est reconstruit en 1961. Il est surnommé "pont Eiffel" car ses pièces métalliques sont rivetées, comme celles de la Tour Eiffel".
Marcel Rio est mort pour la France le lors de la Guerre d'Algérie ; il a été décoré de la Médaille militaire et de la Croix de la valeur militaire.
L'église de La Chapelle-Saint-Melaine est détruite partiellement en 1968 et restaurée en 1980.
En 1975, il ne restait plus que 230 habitants à Brain-sur-Vilaine et 670 à La Chapelle-Saint-Melaine. Il n'y a plus d'école à Brain et l'école publique de La Chapelle-Saint-Melaine a fermé ; en raison de l'exode rural la population additionnée des deux communes est passée en un siècle de 2 000 à 900 habitants, La réunification des deux communes est alors décidée (effective le ), celle-ci se dote d'un nouveau nom inspiré de celui des deux communes,et le chef-lieu communal est désormais au bourg de La Chapelle-Saint-Melaine.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 1 114 habitants, en évolution de +14,96 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune de La Chapelle Saint-Melaine tient son nom de Saint Melaine, né vers 456 dans le village. En 505, Melaine devient le premier évêque de Rennes.