| Artiste | |
|---|---|
| Date | |
| Lieu de création | |
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
111,5 × 83,5 cm |
| Mouvements | |
| No d’inventaire |
194809, B75.0137 |
| Localisation |
Portrait de Maria, œuvre également connue sous le titre Portrait de Marie Lemasson, est une peinture à l'huile sur toile réalisée en 1892 par le peintre postimpressionniste français Émile Bernard. Le portrait représente une jeune femme assise pensivement sur une chaise, le regard sérieux et contemplatif tourné vers le spectateur. Ses cheveux noirs sont soigneusement coiffés en un chignon, et elle porte une jupe violette éclatante assortie à un chemisier blanc à col montant et à volants, fermé par un nœud papillon foncé assorti. Le tableau est conservé au musée d'Israël.
Pendant longtemps, le tableau est intitulé à tort Portrait de Marie Lemasson (la fille de l'aubergiste de Saint-Briac-sur-Mer), en raison des séjours réguliers d'Émile Bernard à l'auberge entre 1886 et 1892 et de la passion de jeunesse qu'il avait nourrie pour elle. La recherche moderne a permis de rectifier cette erreur d'identification de longue date. Comme le démontre Fred Leeman dans son ouvrage de référence en 2014, le modèle est en réalité Maria, la compagne du peintre entre 1892 et 1893. Cette jeune femme a joué un rôle actif dans sa vie artistique, notamment en brodant les célèbres tapisseries symbolistes commandées à Bernard par son mécène, le comte Antoine de La Rochefoucauld. Ce portrait coïncide avec le départ d'Émile Bernard pour l'Italie, puis pour l'Empire ottoman. L'histoire tumultueuse de leur couple est documentée par l'artiste lui-même dans son manuscrit autobiographique L'Aventure de ma vie. Il y raconte leur périple jusqu'à Constantinople et leur rupture douloureuse à Smyrne, après que Maria l'a trompé avec un photographe local, marquant ainsi la fin de leur liaison et le début de la période égyptienne du peintre.