| Menkhâourê Senââib | |
Stèle de Senaib, exposée au Musée égyptien du Caire | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
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| Dynastie | XIIIe, XVIe, XVIIe dynastie ou Dynastie d'Abydos |
| Fonction principale | roi |
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Menkhâourê Senââib est un souverain égyptien de la Deuxième Période intermédiaire.
Le roi n'est connu que par une seule stèle en calcaire « d'une qualité exceptionnellement grossière » trouvée à Abydos et maintenant au Musée égyptien (CG 20517). La stèle donne une partie de la titulature du roi (nom de Sa-Rê, nom de Nesout-bity et nom d'Horus) et le montre portant une coiffe courte à uræus(forme archaïque de la couronne Khépresh) et adorant le dieu Min-Horus-Nakht.
Dans son étude de la Deuxième Période intermédiaire, Kim Ryholt développe l'idée proposée à l'origine par Detlef Franke selon laquelle, à la suite de l'effondrement de la XIIIe dynastie avec la conquête de Memphis par les Hyksôs, un royaume indépendant centré sur Abydos est né en Moyenne-Égypte. La dynastie d'Abydos désigne ainsi un groupe de roitelets locaux régnant pendant une courte période en Moyenne-Égypte. Ryholt note que Menkhâourê Senââib n'est attesté que par sa stèle d'Abydos et peut donc appartenir à cette dynastie,. Cette conclusion n'est partagée ni par Jürgen von Beckerath,, ni par Claude Vandersleyen, qui situent Menkhâourê Senââib dans la XIIIe dynastie. Detlef Franke revient sur cette idée de dynastie d'Abydos, la qualifiant de hautement improbable, et rattache ce roi à la fin de la XIIIe dynastie.
Quant à Julien Siesse, ce dernier pense que Menkhâourê Senââib est à situer dans la XVIe dynastie, car rien ne vient confirmer l'existence d'une dynastie d'Abydos, plusieurs rois attribués à cette dynastie par Ryholt ont commandé des stèles par le même atelier que celle de Sekhemrê-Ouahkhâou Râhotep, roi thébain, ce qui paraît peu vraisemblable s'ils sont de dynasties différentes. S'il convient que la scène représentée sur la stèle est populaire à la fin de la XIIIe dynastie à Abydos, il rappelle qu'elle est également attestée pour un roi qui est dans les recherches les plus récentes généralement classé dans la XVIe ou la XVIIe dynastie : le roi Sekhemrê-Ouahkhâou Râhotep. Siesse ajoute d'ailleurs que d'un poit de vue stylistique, la stèle de Senââib est plus proche de celle de Râhotep que de celles de la XIIIe dynastie, notamment la coiffe courte à uræus, certes déjà apparue mais de manière très sporadique sous la XIIIe dynastie, mais très fréquente sous les XVIe et XVIIe dynasties. Enfin, le nom de couronnement du roi, Menkhâourê, est apparenté à un type présent durant les XVIe et XVIIe dynasties : Sekhemrê-Ouahkhâou (Râhotep), Sekhemrê-Neferkhâou (Oupouaoutemsaf) et Sekhemrê-Ouadjkhâou (Sobekemsaf), ce qui lui permet d'estimer que Senââib est proche chronologiquement de ces rois. Julien Siesse privilégie la XVIIe dynastie car Senââib et Souadjenrê Nebiryraou possède le même nom d'Horus Séouadjtaouy, or ce dernier étant dans la XVIe dynastie, Senââib devait faire partie de la XVIIe dynastie, or les rois avaient la volonté à l'époque de se distinguer par leurs noms d'Horus,.