| Organisation |
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|---|---|
| Constructeur |
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| Domaine | Test d'un système de contrôle d'attitude par gradient de gravité |
| Statut | Mission achevée |
| Base de lancement | Cap Canaveral |
| Lancement | 15 novembre 1961 |
| Lanceur | Thor-Ablestar |
| Fin de mission | 12 aout 1962 |
| Identifiant COSPAR | 1961-031B |
| SATCAT | 00205 |
| Masse au lancement | 105 kg |
|---|---|
| Contrôle d'attitude | Gradient de gravité |
| Source d'énergie | Cellules photovoltaïques |
| Périgée | 958 km |
|---|---|
| Apogée | 1 109 km |
| Période de révolution | 105,8 minutes |
| Inclinaison | 32,44° |
Transit Research and Attitude Control, plus généralement désigné par son acronyme TRAAC, est un petit Satellite technologique américain développé par le laboratoire Applied Physics Laboratory pour le compte de l'United States Navy. Il est placé sur une orbite basse en notamment pour tester un système de contrôle d'attitude par gradient de gravité susceptible d'être utilisé par les futurs satellites de navigation Transit. Ce système ne put être déployé dans l'espace mais le satellite a fourni des informations importantes sur les ceintures de radiation artificielles créées par l'essai nucléaire américain Starfish Prime réalisé dans la haute atmosphère. Certains éléments du satellite, en particulier les cellules photovoltaïques, ayant été endommagées par les particules énergétiques générées par cette explosion, le satellite cesse de fonctionner le .
TRAAC fait partie d'une série de satellites expérimentaux lancés à compter de 1959 par la Marine de guerre américain dans le but de mettre au point le premier Système de positionnement par satellites baptisé Transit qui deviendra opérationnel en 1964. Transit est développé dans le contexte de la guerre froide par le laboratoire Applied Physics Laboratory de l'université Johns-Hopkins. Le système Transit repose sur l'exploitation de l'effet Doppler de signaux radio émis par des satellites de petite taille (une cinquantaine de kilogrammes) circulant sur une orbite polaire et stabilisés par gradient de gravité. Le système est développé initialement pour obtenir une frappe précise des missiles Polaris embarqués à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins américains. Dès 1967 son utilisation se généralise à bord des navires civils américains comme étrangers et une centaine de milliers de récepteurs Transit étaient en fonctionnement au début des années 1990,.
Les principaux objectifs de la mission TRAAC sont :
Le satellite TRAAC est lancé le par une fusée Thor Ablestar depuis Cap Canaveral avec le satellite expérimental Transit 4B qui doit mesurer les variations du champ gravitationnel terrestre et emporte pour la première fois un Générateur thermoélectrique à radioisotope SNAP 3. TRAAC est placé sur une orbite basse quasi circulaire de 957 × 1 109 km avec une inclinaison orbitale de 32,4° et une période de révolution de 105,8 minutes.
Le déploiement de la perche utilisée par le système de contrôle d'attitude par gradient de gravité commandé neuf jours après le lancement ne fonctionne pas ce qui empêche le satellite de remplir sa principale mission. Le a lieu l'essai nucléaire américain Starfish Prime réalisé dans la haute atmosphère et les instruments de TRAAC permirent de mesurer les effets immédiats et postérieurs à l'explosion. Durant les neuf premières heures suivant l'explosion, il constate une chute importante des flux d'électrons ainsi que l'apparition d'un « point chaud » d'intensité moyenne au dessus du Pacifique émettant des électrons énergétiques. Certains composants du satellite, en particulier les cellules photovoltaïques sont endommagés par ce rayonnement intense mais le satellite parvint à fonctionner jusqu'au .

TRAAC est un satellite de 105 kilogrammes constitué d'un disque sur lequel repose un cylindre peu épais : le disque a un diamètre de 109 centimètres pour une hauteur d'environ 35 centimètres tandis que le cylindre a un diamètre de 28 centimètres pour une hauteur de 70 centimètres. Le cylindre contient le système de contrôle d'attitude par gravité qui comprend une perche déployable de 18 mètres de long en cuivre au béryllium au bout de laquelle est fixée une masse de 2,27 kilogrammes fixée à la perche par un ressort long d'environ 13 mètres (une fois déployé). La masse ainsi fixée est conçue pour réduire le mouvement de libration. L'énergie solaire est fournie par des cellules photovoltaïques situées sur le pourtour du disque qui fournissent au minimum 16 watts. L'attitude du satellite est calculée par quatre détecteurs (diodes et cellules solaires) mesurant la vitesse de rotation et l'orientation par rapport au Soleil. Un ensemble de magnétomètres est également utilisé pour déterminer l'orientation par rapport au champ magnétique terrestre. Le satellite dispose de quatre barreaux magnétiques permettant de réduire la vitesse de rotation et de quatre aimants électriques utilisés pour modifier l'orientation par rapport au champ magnétique.
Explore 15[Information douteuse] emporte six expériences scientifiques et technologiques :