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Georges Dorignac (beau-père) |
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Henri Epstein né à Łódź (Empire russe/aujourd'hui Lodz, Pologne) le ou le , et mort en déportation à Auschwitz (Troisième Reich) en 1944 est un peintre français d'origine russe, rattaché à l'École de Paris.

Henri Epstein est le fils de Samuel Epstein et Anne Czapnik. Il perd son père, libraire, à l'âge de trois ans et grandit auprès de sa mère qui encourage son précoce penchant pour la peinture. Il entreprend une formation à l'École de dessin de Jakub Kacenbogen à Łódź, où il a pour condisciple Zygmunt Landau, avant d’intégrer l'Académie des beaux-arts de Munich jusqu'en 1910.


Après une première visite à Paris en 1912, au cours de laquelle on lui prête la création, avec entre autres artistes Pinchus Krémègne, Léon Indenbaum, Joseph Tchaikov (en); Marek Szwarc et Isaac Lichtenstein (1888-1981), d'une revue éphémère, entièrement consacrée à l'art juif et intitulée Machmadim,, il repart servir l'armée polonaise. Il s'installe enfin à la Ruche en 1913 jusqu'en 1938, se lie d'amitié avec Amedeo Modigliani, Chaïm Soutine et Pinchus Krémègne et fréquente les cours de l'Académie de la Grande Chaumière.
Henri Epstein est d'abord remarqué du commissaire de police et collectionneur de tableaux Léon Zamaron qui voit en lui le peintre « le plus doué » de son temps. Harry Bellet mentionne que les choix de Léon Zamaron ont alors une grande influence sur ceux de Jonas Netter qui fera à son tour entrer Henri Epstein dans sa collection.
Par son mariage avec Suzanne Dorignac, l'une des quatre filles du peintre Georges Dorignac, Henri Epstein devient le beau-frère du peintre André Hébuterne (témoin principal du mariage), des sculpteurs Marcel Damboise et Louis Dideron, ce dernier originaire d'Épernon (Eure-et-Loir).
Henri Belbeoch et Florence Clifford estiment que c'est à partir de 1930 que, l'été venu, avec son mécène le docteur Gilles, Henri Epstein effectue plusieurs séjours en Bretagne (notamment à Belle-Île-en-Mer et à Concarneau), lui attribuant cependant également de nombreux moments de peinture sur le motif dans le Vieux-Port de Marseille.
En 1938, Henri Epstein fait l'acquisition d'une maison à Épernon et s'y installe. Dans ses derniers œuvres, témoigne l'institut Yad Vashem de Jérusalem qui les conserve, il évoque « la violence et la terreur » qui s'empareront de cette commune avec l'Occupation allemande. C'est probablement à la suite d'une dénonciation qu'il y est arrêté par la Gestapo et conduit à la maison d'arrêt de Chartres le , interné au camp de Drancy le 24 février, déporté le 7 mars par le convoi no 69 à Auschwitz d'où il ne reviendra pas.

