| Quistinic | |||||
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De haut en bas, de gauche à droite : chaumières du village de Poul-Fetan, le château de la Villeneuve-Jacquelot, la chapelle de Locmaria. |
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Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Morbihan | ||||
| Arrondissement | Lorient | ||||
| Intercommunalité | Lorient Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Thibault Philippe 2026-2032 |
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| Code postal | 56310 | ||||
| Code commune | 56188 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Quistinicois, Quistinicoise | ||||
| Population municipale |
1 444 hab. (2023 |
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| Densité | 34 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
12 260 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 54′ 21″ nord, 3° 07′ 59″ ouest | ||||
| Altitude | 130 m Min. 20 m Max. 177 m |
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| Superficie | 42,95 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guidel | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.quistinic.fr | ||||
| modifier |
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Quistinic [kistinik] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.
Quistinic est une commune rurale appartenant au département du Morbihan. Elle dépend de l'arrondissement de Lorient et de la communauté d'agglomération de Lorient Agglomération.

Le bourg de Quistinic, qui sert de chef-lieu et occupe le centre de la commune, est situé au nord-est de Lorient 24,7 km à vol d'oiseau, au sud-ouest de Pontivy 22,0 km à vol d'oiseau, au nord-ouest de Vannes 39,4 km à vol d'oiseau, à l'ouest de Rennes (110,4 km à vol d'oiseau, à l'est de Quimper 73,2 km à vol d'oiseau et à l'ouest de Paris 418,0 km à vol d'oiseau.

La commune est vallonnée. Son territoire s'étage entre 20 mètres (fond de la vallée du Blavet à son point le plus bas) et 177 mètres d'altitude (colline de Mané er Lann).
La commune est bordée au sud et à l'est par le Blavet qui décrit un grand coude à l'extrémité sud-est de la commune. Par ailleurs deux affluents du Blavet la bordent : le Brandifrout au nord et le Coët-Organ à l'ouest. Le ruisseau de Coëtano, un affluent du Brandifrout, prolonge la limite communale au nord et le ruisseau du moulin Chauzel, un affluent du Coët-Organ, prolonge la limite communale au nord-ouest.
Le Blavet est canalisé sur cette section de son cours et plusieurs écluses le jalonnent. Ainsi d'amont en aval on rencontre successivement l'écluse de Talhouët puis celle de Saint-Adrien puis celle de Trémorin puis celle de Sainte-Barbe et enfin celle de Minazen. La rivière passe ainsi de 30 mètres d'altitude à 20 mètres, point le plus bas de la commune. Des bois recouvrent les coteaux.

La commune est située dans l'agence de bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Blavet, l'Evel, le Brûlé ou Brandifro, le Moulin de Tallené, le Kernars, le Moulin de Chauzel, le Moulin de Guervaud, le ruisseau de Coëtano et divers autres petits cours d'eau,.
Le Blavet, d'une longueur de 149 km, prend sa source dans la commune de Bourbriac et un de ses tronçons est utilisé par le canal de Nantes à Brest en limite de Plélauff et de Gouarec nettement en amont de Quistinic. Ce fleuve côtier, navigable depuis Pontivy, se jette dans l'Océan Atlantique après avoir traversé 31 communes.
L'Ével, d'une longueur de 52 km, prend sa source dans la commune de Réguiny et se jette dans le Blavet sur la commune, après avoir traversé onze communes.
Le Brandifrout, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Bubry et se jette dans le Blavet sur la commune.
Le Moulin de Tallené, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Inguiniel et se jette dans le Blavet à Lanvaudan, après avoir traversé quatre communes. Les caractéristiques hydrologiques du Moulin de Tallené [Sebrevet] sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,844 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 13,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 17,4 m3/s, atteint le .
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 086 mm, avec 15,1 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plouay à 15 km à vol d'oiseau, est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 149,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −9,6 °C, atteinte le .
Au , Quistinic est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.


L'occupation des sols simplifiée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est la suivante : forêts (34,4 %), zones agricoles hétérogènes (25,4 %), prairies (19,0 %), terres arables (17,7 %), végétation arbustive ou herbacée (2,1 %), zones urbanisées (1,1 %). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de cette même base.
| Type d’occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Tissu urbain discontinu | 1,1 % | 48 |
| Terres arables hors périmètres d'irrigation | 17,9 % | 768 |
| Prairies et autres surfaces toujours en herbe | 19,0 % | 812 |
| Systèmes culturaux et parcellaires complexes | 21,4 % | 914 |
| Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants | 4,1 % | 174 |
| Forêts de feuillus | 15,0 % | 643 |
| Forêts de conifères | 12,3 % | 526 |
| Forêts mélangées | 7,1 % | 306 |
| Forêt et végétation arbustive en mutation | 2,1 % | 90 |
| Source : Corine Land Cover | ||

La commune de Quistinic possède un habitat ancien relativement bien préservé avec notamment plusieurs manoirs, des maisons de maître et des chaumières. Le paysage agraire traditionnel est le bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux (appelés localement "villages") et fermes isolées.
Les bois sont nombreux, notamment aux alentours du bourg (Lann Quistinic) et sur les versants de la rive droite du Blavet.
La ligne ferroviaire d'Auray à Pontivy, qui longe la vallée du Blavet, traverse la partie orientale de la commune depuis le tunnel de Baud au sud jusqu'au pont de Saint-Adrien au nord, mais aucune gare de cette ligne n'est sur le territoire communal.
La commune est à l'écart des grands axes de circulation routière : la route principale traversant la commune est la D 3, qui vient de Baud, entre sur le territoire communal à Pont-Augan et se dirige vers Bubry sans passer par le bourg ; celui-ci est desservi par la D 156, une route secondaire sinueuse qui vient côté nord-est de Bieuzy en passant par le hameau de Locmaria et qui, devenue la D 19, poursuit son trajet vers l'angle sud-est de la commune pour rejoindre la D 23 en direction d'Hennebont. La D 327 longe la rive droite du Blavet de Pont-Augan, passe près du hameau de Saint-Quion, et se dirige vers l'angle sud-ouest de la commune, rejoignant également la D 23.
Le Blavet étant canalisé, plusieurs écluses sont aux limites est et sud de la commune, mais les maisons éclusières étant rive gauche, elles sont sur le territoire des communes limitrophes.
La commune de Quistinic est desservie par le réseau CTRL :
| Ligne | 105 | Quistinic - Centre ↔ Languidic - Place Guillerme |
La localité est attestée sous les formes Kistinc-Blaguelt en 1160 (à comprendre « Quistinic sur Blavet »), Kistinit en 1160, Questinic en 1332, Quistinic en 1387 et 1453.
Quistinic est issu de Kistinig ou Kistinid (châtaigneraie), dérivé du breton Kistin (châtaigne), un suffixe collectif -ig ou -id signalant un lieu planté de châtaigniers.
Une autre suggestion a été formulée sur l'origine du nom : les landes de Lanvaux étaient connues pour leurs filons d'étain exploités autour de 500 ans avant Jésus-Christ. Il y aurait pu avoir dans la région de Quistinic de tels gisements, et l'étymologie pourrait être Qui-Stinic venant du vieux breton Gwik-Staen-Ig, « bourg de l'étain »[réf. nécessaire].
En breton, le nom est Kistinid. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne.
Un alignement de menhirs du côté de Kerbelzic et un dolmen à Noteric sont signalés sur des relevés archéologiques du XIXe siècle, mais ont disparu. Des traces d'habitations sont attestées dès l'Âge du fer (le tumulus d’Er Votenn a été fouillé au XIXe siècle ainsi que des tombes au Goslen ; des haches datant du néolithique ont été aussi mises à jour à Kersager).
François-Marie Cayot-Délandre signale un retranchement, entouré d'un fossé (douve) à peu près circulaire à 200 mètres au nord du village de Poblay-le-Ners, ayant un diamètre d'à peu près 45 mètres (probablement un camp romain), et une élévation de terre de forme conique ayant 20 mètres de diamètre et 4 mètres de hauteur, au nord de la route de Baud à Guémené, au point le plus élevé de la commune qu'il identifie probablement à un tumulus.
Historiquement, la commune fait partie du Pays vannetais et est une dépendance de la seigneurie de Kemenet-Héboé. Au XIe ou XIIe siècle, des habitants de Bubry venus défricher les lieux décident de s'y fixer.
En 1339, Alanus Eudonis de Quistinic constitue une rente pour la « fabrique » de l'église.
« Par lettres datées de Hennebont, le , le duc Jean IV donna la terre et seigneurie de Quistinic, tant en fief qu'en domaine, à Jeanne de Belleville, dame de Clisson et de Blain et châtelaine du Pontcallec. En 1400, Kerarvet [appartient] au sieur de Saint-Nouaix ; Guernen-Perennou, à Guillaume Coëtdou ; Kerambarnec, au sieur de Camson » a écrit Jean-Baptiste Ogée.
Au XVe siècle, Isabeau de Quistinic épouse Guillaume de Kerguelen et ont pour descendance : Guillaume de Kerguelen (fils) qui épousa Blanche de Launay et Thibaud de Kerguelen qui épouse Marie du Rusquec, et meurt en 1486.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Quistinic en 1778 :
« Quistinic ; à 8 lieues et demie au Nord-Ouest de Vannes, son évêché ; à 24 lieues et demie de Rennes et à 3 lieues de Hennebont, sa subdélégation et son ressort. On y compte 2 000 communiants: la cure est à l'alternative. La rivière de Blavet arrose ce territoire, qui produit du grain, du foin, et du cidre ; on y remarque des landes assez étendues. (..) La haute, moyenne et basse justice de Villeneuve appartient à M. de la Motte- Jacquelot. »
Quistinic est érigée en commune en 1790 et rattachée au canton de Bubry (au canton de Plouay par la suite en 1801) et au district d'Hennebont.
En 1790, Quistinic comptait 4 prêtres : Étienne Nicolas (recteur depuis 1790), Jean-Louis Célard et Jacques-Vincent Morio (curés [en fait vicaires]) et un prêtre habitué, Jean Olivier. Ces quatre prêtres refusèrent de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtres réfractaires ; un nouveau curé, prêtre constitutionnel, Pierre Louis Jaffray, fut élu curé de Quistinic le , mas « peu d'habitants se présentèrent à l'église lors de l'installation du nouveau curé » et un nouveau vicaire, lui aussi constitutionnel, nommé (Joseph Menguy). Les anciens prêtres réfractaires, restés clandestinement dans la paroisse (Étienne Nicolas au château de La Villeneuve-Jacquelot, Jean- Louis Célard à la chapelle Sainte-Barbe), continuèrent leur ministère à la fureur du nouveau curé constitutionnel qui les dénonca ; l'abbé Morio émigra en Espagne. Le , en pleine Terreur, après avoir été un temps arrêté, le curé Pierre Louis Jaffray fut contraint de renoncer à la prêtrise afin de retrouver sa liberté. Jean Olivier, un autre prêtre très âgé, qui s'était réfugié dans sa maison de Quistinic, fut arrêté fin , traîné devant le tribunal de Vannes et n'échappa à la condamnation à mort qu'en raison de son grand âge ; emprisonné un temps, puis remis en liberté, il revint à Quistinic où il fut assassiné par la colonne mobile de Baud le . Étienne Nicolas fut finalement arrêté en 1798 et condamné par le tribunal de Vannes à la déportation dans la citadelle de Saint-Martin-de-Ré où il arriva le et y décéda le ; Jean Louis Célard, resté caché dans le village du Botello, non loin de la chapelle Sainte-Barbe, jusqu'à la fin de la Révolution, mourut le .
La chapelle Saint-Yves, « située en pleine campagne, desservie par des chemins quasi-impraticables et connus des seuls usagers (...) devint le rendez-vous des prêtres [ réfractaires ] de Bubry, de Quistinic, de Lanvaudan, d'Inguiniel. On continuera d'y célébrer la messe les dimanches et jours de fête et, à l'occasion des grandes solennités, des foules nombreuses venaient accomplir leurs devoirs religieux ». Dès le les autorités municipales de Quistinic (« lesdits Jaffray et Flambeau ») supplient le directoire du district d'Hennebont d'envoyer une force armée « pour se saisir de ces fanatiques » qui viennent faire leurs Pâques à la chapelle Saint-Yves et le un détachement d'une trentaine d'hommes, mis à la disposition de Jaffray, nommé commissaire pour la circonstance, se rendit à la chapelle Saint-Yves, mais ne parvint à arrêter personne, même si Jean Le Goff, prêtre de Bubry, y avait officié clandestinement le matin même. Le , jour de foire à Saint-Yves, les Bubriates qui soutenaient les Chouans, menacèrent et houspillèrent les « patriotes » de Quistinic.
Le moulin de la Villeneuve est incendié en .
Le chef chouan Nicolas dit Colas du Resto fut arrêté dans les marais de Réguiny en . Selon Louis Urbain Bruë il était « un des principaux agitateurs des districts de Josselin et Pontivy ».

Des travaux sont entrepris pour canaliser le cours du Blavet et le rendre propre à la navigation alors que la France subit le blocus maritime imposé par les Anglais. Dès 1804 les écluses et le chemin de halage sont construits. En 1815, on érige les déversoirs verticaux. Au départ le Blavet est un torrent de 25 cm de profondeur, à la fin du XIXe siècle il atteint 1,62 mètre de profondeur.
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Quistinic en 1853 :
« Quistinic : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. Il y a assemblée à Saint-Mathurin le premier dimanche de mai. Géologie : constitution granitique. On parle le breton. »
Les trois cloches actuelles de l'église paroissiale (baptisées Jeanne Prudence, Anne Joséphine et Maries Mathurine) ont été mises en place en 1884. Thomas Marec, alors maire, créa le nouveau cimetière communal et une nouvelle mairie.
L'épidémie de variole qui frappa la région entre 1887 et 1889 fit, pour la seule année 1888, 218 malades (dont 71 morts) à Quistinic.
En une épidémie de dysenterie sévit à Quistinic.
Quistinic a été desservi par une gare, situé à Pont-Augan, de la ligne de chemin de fer à voie métrique des chemins de fer du Morbihan allant de Plouay à Locminé via Baud, ouverte le et fermée le . Pont-Augan était aussi un port fluvial où le bois, la pierre et le charbon (ce dernier provenant du pays de Galles) étaient débarqués des chalands puis étaient acheminés par train vers d’autres destinations.
Le , lors des inventaires des biens d'église, l'abbé Guyomar, recteur de la paroisse, se vit dresser procès-verbal pour avoir autorisé l'affichage d'une pancarte à la porte principale de l'église portant ces mots : « Défense aux voleurs de rentrer », et à la porte du cimetière, qui entourait l'église, une autre pancarte : « Défense aux cambrioleurs d'entrer ici » et pace qu'un drapeau tricolore portait sur son fond blanc une couronne royale et un glaive entouré de fleurs de lys.
Les maisons, qui étaient couvertes de chaume, du village de Botfaux en Quistinic, furent toutes détruites par le feu dans la nuit du 23 au : l'eau manquant, il fallut se rendre assez loin pour prendre de l'eau avec des barriques afin de combattre le feu et seuls quelques bâtiments servant de dépendances purent être sauvés ; un octogénaire fut gravement brûlé. Les incendies étaient alors fréquents, par exemple deux fermes, également couvertes de chaume, du village de Bodestin avaient déjà été détruites par le feu début .
En 1912 le jeu de soule était encore pratiqué à Quistinic malgré les interdictions des autorités en raison de sa dangerosité.

Le monument aux morts de Quistinic porte les noms de 133 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Le premier à être tombé sur le champ d'honneur est Germain Le Roux le à Maissin en Belgique. Il est suivi par Jean Mathurin Evanno qui tombe sur le champ d'honneur le lendemain à Namur aussi en Belgique; parmi eux 4 sont morts en Belgique ; 1 (Mathurin Philippe) est mort en Macédoine du Nord ; 1 (Pierre Mathurin Philippe) est mort en Roumanie ; et 1 (Pierre Marie Le Bruchec) est mort en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français dont les 3 frères Jean Marie, Mathurin Louis et Valentin Marie Cocoual et les 3 frères Louis, Pierre et Pierre-Marie Le Govic.
Jean Ehouarne est mort pour la France le à Aïntab en Turquie lors de la Campagne de Cilicie (Armée du Levant).
La décision d'ériger un monument aux morts est prise par le conseil municipal de Quistinic le ; le lieu choisi est le cimetière qui entourait alors l'église paroissiale ; le monument, qui a la forme d'un pilier commémoratif en granite placé sur un piédestal et entouré de 4 bornes, est construit par les frères Piquet, entrepreneurs à Hennebont, et achevé en ; une plaque sur sa façade avant porte l'inscription : "Aux enfants de Quistinic morts pour la France 1914-1918", surmontée d'une croix latine entourée de deux palmes entrecroisées ; le monument est surmonté d'une statue due au sculpteur Élie Le Goff, de Saint-Brieuc, représentant un soldat tenant dans son bras levé une palme ; sur ses autres façades, le monument porte sur des plaques les noms des morts de la commune lors des diverses guerres du XXe siècle.

Dans la décennie 1920, André Lejeune construit une papeterie sur les rives du Blavet à Pont-Augan, mais sur le territoire de la commune de Baud. Cette usine a regroupé, dans les années les plus fastes, jusqu’à 70 ouvriers, le plus souvent issus des villages avoisinants. L’usine offre du travail et procure une richesse économique notable ; le hameau de Pont-Augan vit en totale indépendance, en se distinguant des trois communes sur lesquels il est à cheval (Quistinic pour les parties situées au nord et à l’ouest du Blavet, Baud à l’est au niveau de l’Evel, Languidic au sud), même si Pont-Augan n'est jamais parvenu à devenir une commune indépendante. Pont-Augan disposait de la chapelle Sainte-Barbe ( où deux prêtres officiaient), d'une école (école Sainte-Barbe), d'une gare (qui permettait de se rendre aisément à Lorient).
La nouvelle école publique, sont la construction avait commencé avant 1914, né fut achevée qu'en 1927. En 1939 est construite l'école privée catholique de Locmaria, voulue par le curé Eugène Le Floch (recteur à Quistinic de 1938 à 1961) pour asseoir son influence dans ce quartier et museler la concurrence républicaine.
J. Cano, marin à bord du sous-marin Ondine fut l'une des victimes du naufrage de ce bâtiment le ; il était l'un des fils d'un sabotier de Quistinic.
En 16 conseillers municipaux sont maintenus dans leurs fonctions par un décret du préfet du Morbihan dont François Ehouarne (premier adjoint) et Joachim Le Carrer (deuxième adjoint).
Le monument aux morts de Quistinic porte les noms de 25 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : parmi elles Jules Lebreton, mort des suites de ses blessures en à l'hôpital Oudinot de Bar-le-Duc (Meuse) ; Mathurin Le Du, Mathurin Le Goff, Joachim Le Gourriérec, Joseph Le Magueresse, Louis Simon, soldats morts pendant la Bataille de France au printemps 1940 ; Pierre Troudet est mort en captivité en Allemagne en 1943 ; Louis Le Foulgoc, prisonnier de guerre, mort le [surprenant, plus d'un an après la fin de la guerre] en Allemagne ; les autres victimes sont des résistants.
Vers la fin de l'année 1942 et au début de l'année 1943, deux groupes de résistants FTP se constituent dans la région de Bubry : le groupe Vaillant-Couturier, animé par trois militants communistes Émile Le Carrer, dit "Max", Marcel Le Du (dit "Mario") et René Jehanno (dit "Jean") et le groupe Corentin Cariou. Parmi leurs actions, l'attaque de la gendarmerie de Guémené le afin de se procurer des armes et plusieurs sabotages de voies ferrées. Le , 8 résistants du groupe Vaillant-Couturier cachés dans une ferme abandonnée à Malguénac sont arrêtés par des gendarmes de la brigade de Pontivy : l'un d'entre eux, André Le Mouel, parvint à s'échapper le lendemain, les sept autres furent condamnés à mort ; cinq (Raymond Guillemot, Joseph Le Mouel, Jean Mahé, Ferdinand Malardé, Jean Robic) furent exécutés le à Vannes, deux voyant leur condamnation à mort commuée, André Le Garrec et André Cojan.
Le , des feldgendarmes, épaulés de membres du Bezen Perrot (dont Ange Péresse, originaire de Bubry) et du groupe de Guy Vissault de Coëtlogon (dont Joseph Le Ruyet, originaire de Bubry) arrêtent 17 résistants à Baud, Bubry, Camors et Quistinic.
Le à Quistinic, quatre hommes furent fusillés après avoir été torturés (Henri Guyot, 24 ans ; Émilien Gahinet, 22 ans ; Louis Le Ruyet, 23 ans et Henri Guillo) car les Allemands avaient découvert des armes. Le même jour, Armand Le Carrer, 20 ans, et Sylvain Roger, 20 ans également, furent tués et la ferme Jan incendiée.
Trois membres de la gendarmerie, le gendarme Pierre Mourisset, le lieutenant Jean Jamet, originaire de Lanvénégen, et Mathieu Donnart, sont arrêtés par des feldgendarmes (gendarmerie allemande) à Bubry le . Ils sont ensuite détenus et torturés dans une annexe du lycée de Pontivy. Le premier est fusillé à Bieuzy le , les deux autres sont fusillés à Pluméliau le pour leur participation à la Résistance.
Le , des troupes allemandes encerclent le bois du Cloître à Quistinic où les résistants ont installé, près du château de la Villeneuve-Jacquelot, une infirmerie et où s'est réfugié un bataillon FTP, ainsi que dans les villages voisins, notamment à Kerbourden, qui est brûlé par les Allemands ; on dénombra 14 victimes (Georges Pardoux, Jean Bellec, Yves Cloirec, Jean Dily, Paul Doussal, René Le Droulot, Eugène Dubois, Pierre-Marie Gicquel, Jean Graignic, Fernande Uzel, dite "Evelyne", et trois inconnus dont seuls des prénoms, peut-être des pseudonymes, sont connus : Fernando, Jean-Claude, dit "Rascasse", Pierrot).
Pendant la nuit du 25 au , la Gestapo, aidée de collaborateurs locaux, surprend, grâce à une dénonciation, une réunion du Comité militaire régional des FTP du Morbihan à Keryagunff en Bubry : 7 résistants sont arrêtés et exécutés immédiatement (2 hommes : Désiré Douaron, dit "Alphonse", Georges Le Borgne, dit "Serge" et 4 femmes agentes de liaison : Marie-Anne Gourlay, dite "Dédée", Anne-Marie Mathel, dite "Jeanne", Anne-Marie Robic, dite "Nénette", Marie-Joséphine Kervinio, dite "Martine").
Un monument a été érigé à Kerdinam à la mémoire des résistants tués en 1944 à Quistinic.
Un réfugié de Lorient se plaint dans le journal communiste L'Espoir du Morbihan que le curé de Quistinic, contraint de l'accueillir avec sa femme et deux enfants dans son presbytère pendant l'hiver 1944-1945, les laissa dormir sur la paille et dans le froid, leur vendant aussi cher le lait pour leurs enfants.
L'école privée Sainte-Barbe ouvre en 1950 à Pont-Augan, bénie par Mgr Le Bellec, évêque de Vannes le ; pour le recteur Eugène Le Floch, Pont-Augan est un quartier stratégique à contrôler, car très actif avec son usine florissante de papeterie sur les rives du Blavet dont le directeur soutient la création de l'école qui a 62 élèves à la rentrée de 1950. Jean Aubert, militant du Parti communiste dans la commune déclare : « Nous aurions bâti une école laïque à Pont-Augan. Mais le curé nous a coupé la chique : il a fait une réunion et le lendemain, les travaux de l’école chrétienne commençaient ». Cette école ferma en 1973 en raison du manque d'élèves.
Pierre Le Bourvellec est mort pour la France pendant la Guerre d'Indochine. Lors des mandats de maire d'Émile Le Nicardour, le château d'eau est édifié en 1952 et le réseau d'eau potable étendu progressivement aux villages avoisinants le bourg et l'électrification de la commune amorcée ; plusieurs chemins ruraux sont aussi aménagés afin de désenclaver les villages éloignés du bourg (par exemple ceux de Kermelin et de Coët-Organ en 1950). Après 1965, pendant les mandats de maire de Guy Corlay, ces travaux sont achevés et le camping du Minazen ouvert ; le bourg est réaménagé avec la création d'une place aux alentours de l'église et de la chapelle Saint-Mathurin à l'emplacement de l'ancien cimetière et du vieux presbytère ; le déclassement de la voie ferrée, fermée depuis 1948, permet la construction d'une nouvelle route reliant le bourg au Blavet par le hameau du Glayo ; un nouveau terrain de football est aménagé, à l'intention du nouveau club, le FC Quistinic, issu de la fusion des clubs rivaux de l'US Quistinic et de la Garde Saint-Mathurin.
Pendant les quatre mandats de maire de Michel Poulin, entre 1983 et 2008, sont menés à bien le dossier pour faire de Poul-Fetan un lieu touristique majeur avec les premières animations dès 1985, l'aménagement de la zone artisanale de Kergroix et lors de son dernier mandat la construction de la nouvelle mairie.
Plusieurs scènes du film Elle s'en va ont été tournées le à Quistinic,.
Les armoiries de Quistinic se blasonnent ainsi : |
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 1 444 habitants, en évolution de +0,91 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 40,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (40,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 24,8 % la même année, alors qu'il est de 26,5 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 719 hommes pour 725 femmes, soit un taux de 50,21 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,49 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Quistinic dispose de deux écoles assurant toutes les deux la scolarisation des enfants de la maternelle au CM2: l'école "Le chat perché" (école publique, 75 élèves en 2024) et l'"école Sainte-Thérèse" (école privée catholique, 51 élèves en 2024).
La commune abrite quatre monuments historiques :
Outre les deux chapelles protégées au titre des monuments historiques, la commune compte six autres chapelles :



« Seigneur, notre Dieu, que ces chevaux que protège saint Éloi, et les bovins que protège saint Cornély, les agneaux que protège saint Jean-Baptiste, les brebis que protège saint Drogon, les chiens de chasse que protège saint Hubert, les porcelets que protège saint Antoine, les coqs que protège saint Gall, et les chats que protège sainte Gertrude reçoivent ta bénédiction ; et que les personnes qui possèdent ces animaux, en tirent profit, les font travailler ou dont ils sont les compagnons... et que toutes les personnes présentes reçoivent ta bénédiction. »

Poul-Fetan veut dire en français « trou de la fontaine ».
Ce hameau des XVIe siècle - XVIIIe siècle, largement abandonné dans la décennie 1970 (les derniers agriculteurs en activité vivent alors dans la partie la plus moderne du village) et envahi par la végétation, a été acheté en 1976 par la SBAFER (Société bretonne d'aménagement foncier et d'établissement rural) et racheté en 1977, ainsi que 9,5 hectares de terres descendant vers le Blavet, par la commune de Quistinic ; les travaux de restauration s'échelonnent entre 1978 et 1995, le village étant entièrement restauré avec des matériaux traditionnels sous la direction de l'ingénieur du patrimoine Dubost. Les maisons sont couvertes de chaume, on descend à l'ancien lavoir et aux bacs de rouissage du chanvre. On peut accéder à l'intérieur des bâtiments. Les visiteurs peuvent pénétrer dans un intérieur du début du XXe siècle reconstitué, mais aussi voir les artisans au travail montrant leur savoir-faire. Le terroir a aussi été remis en valeur : terres labourables à nouveau cultivées, prés et pâturages entretenus, courtils
réaménages, murets délimitant les parcelles en partie recréés, etc..). Des artisans sont venus s'installer dans le village (potier, aubergiste, boulanger [après restauration d'un four à pain traditionnel] et des chaumières utilisées comme salles d'exposition. En 2003 une délégation de service public confie la gestion de Poul-Fétan à la SAGEMOR. Le site est ouvert d'avril à septembre chaque année.

