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Jules Alfred Giess |
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Jules Alfred Giess - communément appelé Alfred Giess - né le à Morschwiller-le-Bas (Haut-Rhin) et mort le à Gray (Haute-Saône) est un peintre français.
Il est le fils de Lucien Giess, menuisier ébéniste, et seul garçon d'une fratrie de cinq enfants. Doué pour le dessin, il entre à l'adolescence comme apprenti dans un atelier d'impression sur étoffe près de Mulhouse. La Première Guerre mondiale interrompt son apprentissage mais il peut suivre les cours du soir de l'école de dessin de la Société industrielle de Mulhouse. En 1921, il part pour son service militaire en Syrie, entre Alep et Damas, au sein du 3e Génie, puis il est affecté à Versailles et obtient l’autorisation de suivre les cours du soir de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs. Il entre aux Beaux-Arts à Paris dans l'atelier de Jean-Pierre Laurens en 1924.

Il épouse en 1927 Marie Huguet, originaire de Champlitte (Haute-Saône), qui lui donnera trois enfants. Grand Prix de Rome en 1929, il part avec sa famille à Rome où il séjourne jusqu'en 1933. Puis il est pensionnaire de la Casa Velasquez, à Madrid, entre 1934 et 1935.
De retour à Paris, il présente ses travaux dans sa première exposition personnelle à la Galerie Charpentier, en . La même année, il réalise pour l’Exposition universelle de 1937 une fresque sur le thème des loisirs à la montagne. Il est élu membre du Jury du Salon des artistes français, section peinture, en 1938.
Au début de la Seconde guerre mondiale, il est mobilisé sur la ligne Maginot puis à Suippes où il peint des bâches. Démobilisé au début de l’été 1940, il rejoint sa famille à Champlitte où il résidera jusqu'au début des années cinquante.
De retour à Paris, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1955. Il est conservateur du Musée national Jean-Jacques Henner à partir de 1957 et est nommé vice-président de la fondation Taylor en 1969.
En 1961, son épouse Marie est victime d’un grave accident vasculaire. Elle s’éteint en à Champlitte. En 1970, Alfred se remarie avec Fernande Gallois (1906-1992), dévouée au couple durant la maladie de Marie. Il meurt à Gray le , à l'âge de 72 ans.
Selon le Bénézit, il a exécuté des décorations murales à la Guadeloupe et à Colmar.
- Bruant B. (2003) : Alfred Giess, enfant de Morschwiller-le-Bas : itinéraire d'un grand prix de Rome, Morschwiller-le-Bas.
- Cheyssial G. (1974) : « In memoriam Alfred Giess 1901-1973 », Annales de l'Académie d'Alsace, 2, 28-30.
- Mathieu G. (1976) : « Notice sur la vie et les travaux d'Alfred Giess », in : Académie des beaux-arts (dir.), Réception de M. Georges Mathieu élu membre de la section de peinture en remplacement de Alfred Giess : discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie des beaux-arts le mercredi 28 janvier 1976, Institut de France, 2, Paris, 1976. Version en ligne : https://www.academiedesbeauxarts.fr/sites/default/files/inline-files/discours.2.pdf
Lucien Naegelen, Alfred Giess : peindre et rien d'autre, in L'Alsace découvertes et passions n°8, juillet-, pp. 68-74