| Montreuil | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
Logo |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Seine-Saint-Denis | ||||
| Arrondissement | Bobigny | ||||
| Intercommunalité | Métropole du Grand Paris EPT Est Ensemble |
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| Maire Mandat |
Patrice Bessac 2026-2032 |
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| Code postal | 93100 | ||||
| Code commune | 93048 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Montreuillois, Montreuilloises | ||||
| Population municipale |
111 934 hab. (2023 |
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| Densité | 12 549 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 51′ 37″ nord, 2° 26′ 35″ est | ||||
| Altitude | Min. 52 m Max. 117 m |
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| Superficie | 8,92 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Paris (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Cantons de Montreuil-1 et de Montreuil-2 | ||||
| Législatives | 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Saint-Denis
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.montreuil.fr | ||||
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Montreuil [mɔ̃.tʁœj], également appelé Montreuil-sous-Bois, est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France.
Il s'agit de la deuxième ville la plus peuplée du département de Seine-Saint-Denis, après Saint-Denis. Montreuil est également la quatrième ville la plus peuplée de la région Île-de-France.
Montreuil est une ville de la banlieue est de Paris, dans le sud du département de la Seine-Saint-Denis, limitrophe de la ville-capitale et du département du Val-de-Marne.
Elle fait donc partie de l'aire urbaine de Paris, de son unité urbaine, de sa zone d'emploi et de son bassin de vie. Ses habitants sont appelés les Montreuillois et les Montreuilloises.
Les communes limitrophes sont Bagnolet, Fontenay-sous-Bois, Noisy-le-Sec, Paris, Romainville, Rosny-sous-Bois, Saint-Mandé et Vincennes.
La superficie de la commune est de 8,92 km2 ; son altitude varie de 52 à 117 mètres.
Sous la couche calcaire qui constitue le Haut-Montreuil, une couche de marnes riches en gypse est accessible à ciel ouvert, ce qui a facilité le creusement de carrières pour l'exploitation du gypse, qui servit notamment, sur ordre de Louis XIV, à plâtrer les façades des maisons en bois parisiennes afin de lutter contre les incendies.
Le village du Moyen Âge s'est initialement implanté dans un talweg marquant le changement de direction du plateau de Montreuil (bifurcation vers le sud). C'est là que se situent actuellement le centre-ville et la mairie. Le plateau de Malassise, du nom d'un ancien hameau vigneron situé au nord-ouest du village de Montreuil (tel qu'il apparaît sur la carte d'État-Major des Environs de Paris de 1818-1824), culmine dans la commune actuelle en trois petites buttes. Sa pente joue un rôle important dans la division de la ville en Haut-Montreuil et Bas-Montreuil.
Le relief de la ville s'accentue à mesure que l'on s'éloigne de Paris. Son point le plus bas est situé à 52 mètres (rue de Lagny) et son point le plus haut à 117 mètres (rue de Nanteuil). Cette topographie explique la présence à Montreuil d'un château d'eau (situé rue Lenain-de-Tillemont) et de réservoirs du Syndicat des eaux d'Île-de-France, rue de la Montagne-Pierreuse.

Aucun cours d'eau ne draine la commune.
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 642 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Joinville-le-Pont à 5 km à vol d'oiseau, est de 12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 654,0 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
17,3 27.1.2003 |
22,5 27.2.2019 |
27,5 31.3.2021 |
31 20.4.2018 |
33,4 27.5.2005 |
38,9 21.6.2017 |
42,5 25.7.2019 |
41 12.8.2003 |
35,9 8.9.2023 |
31 3.10.2011 |
22,5 8.11.2015 |
17,2 17.12.2015 |
42,5 2019 |
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| Maximale moyenne | 7,9 | 9,5 | 13,7 | 17,6 | 21 | 24,3 | 26,8 | 26,5 | 22,5 | 17,4 | 11,7 | 8,1 | 17,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 5,2 | 6 | 9,2 | 12,4 | 15,8 | 19,1 | 21,3 | 21,1 | 17,4 | 13,3 | 8,7 | 5,6 | 12,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2,5 | 2,5 | 4,7 | 7,1 | 10,6 | 13,9 | 15,8 | 15,6 | 12,4 | 9,3 | 5,6 | 3,1 | 8,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−15,6 17.1.1985 |
−12,1 7.2.1991 |
−6,6 1.3.2005 |
−2,5 12.4.1986 |
1 8.5.1997 |
4,8 4.6.1991 |
7,5 14.7.2008 |
6,8 29.8.1986 |
4 18.9.2010 |
−1 28.10.2003 |
−6,8 24.11.1998 |
−9,5 29.12.1996 |
−15,6 1985 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 52 | 47,1 | 46,3 | 45,4 | 62,9 | 54,2 | 59,1 | 55,9 | 49,9 | 56,2 | 59,2 | 65,8 | 654 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 11,7 | 10,7 | 10,2 | 9,2 | 9,2 | 9 | 7,7 | 8,2 | 7,9 | 10,2 | 11,3 | 12,5 | 118 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 3,7 | 3,4 | 3,2 | 3,2 | 4 | 4,1 | 3,6 | 3,8 | 3,3 | 3,8 | 4,2 | 4,7 | 44,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 1 | 0,9 | 1 | 1 | 2 | 1,5 | 1,9 | 1,9 | 1,7 | 1,7 | 1,5 | 1,8 | 18 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
33 21.1.1995 |
35,3 9.2.1941 |
32,8 18.3.2002 |
30 30.4.2015 |
45 10.5.2019 |
51 9.6.1922 |
77,3 6.7.2001 |
78 24.8.1987 |
42 13.9.2017 |
46,1 30.10.1942 |
36,5 7.11.1944 |
36,4 5.12.1988 |
78 1987 |
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Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Il existe à Montreuil trois grands parcs, le parc Montreau, le parc des Beaumonts et le parc départemental Jean-Moulin–Les Guilands. Le parc Montreau est situé sur l'ancien fief de Montreau, qui s'appelait à l’origine fief du Petit-Montreuil, et aurait été acquis en 1259 par l’Abbaye Saint-Antoine-des-Champs. Les deux derniers sont classés Natura 2000.
Au , Montreuil est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire regroupe 1 929 communes,.


On divise habituellement la ville en deux zones : le Bas-Montreuil au sud-ouest et le Haut-Montreuil au nord et à l'est. Cette distinction correspond à la topographie de la ville, en partie située sur la butte du plateau de Romainville.

Un certain nombre de secteurs de la ville sont identifiés comme ayant une identité propre :

Ces divisions subjectives ne recoupent que partiellement le découpage territorial proposé par la municipalité : cinq secteurs (ayant chacun leur antenne de secteur), eux-mêmes divisés en plusieurs quartiers, quatorze au total.
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 53 713, alors qu'il était de 50 061 en 2016 et de 46 107 en 2011.
Parmi ces logements, 92,4 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 5,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 14,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 83,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montreuil en 2022 en comparaison avec celle de la Seine-Saint-Denis et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,9 %) supérieure à celle du département (1,3 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Montreuil | Seine-Saint-Denis | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 92,4 | 92,5 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1,9 | 1,3 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 5,7 | 6,2 | 8 |
Environ 30 000 personnes vivent dans des logements gérés par l'Office public de l'habitat montreuillois (OPHM). Le parc immobilier HLM renaît aujourd'hui, avec la construction de quelques bâtiments dotés d'une architecture plus humaine et moins systématique. De nombreuses cités ont par ailleurs été rénovées depuis les années 1980 dans le cadre des opérations PALULOS (réhabilition). La cité du Bel Air a été partiellement reconstruite après un sinistre. La rénovationla de la cité de l'Espoir a été achevée en 2011.
Le tissu pavillonnaire local est d'une grande diversité : anciennes fermes et maisons maraîchères des XVIIe et XVIIIe siècles, maisons de villes ouvrières en briquettes, pavillons standardisés de type « Phœnix » mais également hôtels particuliers du XIXe siècle, ou encore demeures cossues en meulière se rencontrent dans les différents quartiers de la ville.
5 % du territoire de la ville est enfin occupé par des complexes sportifs et des parcs et 5 % par des usines désaffectées et ateliers vides.

Montreuil est desservie par plusieurs axes routiers majeurs, dont le périphérique à l’ouest (Porte de Montreuil), l’A3 (
1 et 2) au nord et l’A86 (
17/17.2, 17.1 et 18) à l’est. Environ 120 km de voies routières traversent la commune, permettant des liaisons rapides avec l’ensemble du réseau francilien.

Montreuil est desservie par deux lignes de métro :
La commune est également accessible par les lignes de RER et tramway situées à proximité :
Un réseau de bus dense complète la desserte : les lignes du réseau de bus RATP (76, 102, 115, 121, 122, 129, 202, 215, 318 et 322), la ligne du réseau de bus Ourcq (301), les lignes du réseau de bus Bord de Marne (116, 124, 127), ainsi que les lignes de nuit Noctilien (N16 et N34).
Plusieurs projets devraient améliorer encore la desserte :
Depuis 2009, Montreuil dispose du service Vélib' avec 19 stations sur son territoire et des extensions possibles grâce au réseau Vélib' Métropole. La ville possède également un réseau de pistes cyclables, des doubles-sens cyclables et des carrefours équipés de cédez-le-passage pour les cyclistes.
Montreuil est exposée à deux types de risques naturels :
La sécheresse de 2003 a causé des dégâts sur un nombre important d'habitations de la ville et une parution dans le Journal officiel du reconnaissait à Montreuil l'état de catastrophe naturelle.

Le nom de Montreuil vient de Monasteriolum (« petit monastère » en latin). L'existence d'un tel lieu-dit est attestée dans une ordonnance du roi mérovingien Thierry IV du , confirmant une donation faite par le comte Ratmond et Berthe son épouse des biens qu'il possède à Monasteriola, l’église, ainsi que leurs dépendances notamment Vilcena (Vincennes) et Balneolis (Bagnolet). Néanmoins, ce document pourrait être un faux datant du XIe siècle.
La ville de Montreuil est mentionnée historiquement sous les formes suivantes :
La commune, dont le nom est Montreuil, reste cependant parfois appelée « Montreuil-sous-Bois » . Au terme des délibérations du conseil municipal du , le nom de « Montreuil-sous-Bois » est officiellement abandonné au profit de « Montreuil ».
L'endroit est peuplé depuis le Néolithique. Aux alentours de l'année 2001 des archéologues ont découvert une hache en silex taillé et poli dans le nord-ouest de Montreuil, dans le quartier Villiers Barbusse (limitrophe du quartier La Noue le Clos français) au numéro 25 de la rue Ernest Savart. Ils ont aussi mis au jour des vestiges mérovingiens. Aucun objet ou sépulture n'ont été retrouvés pour la période celtique (période de la Tène et Hallstatt). Cependant cette zone faisait partie comme ses actuelles communes voisines (Vincennes, Saint-Mandé, Bagnolet, Rosny-sous-Bois, Romainville, Noisy-le-Sec, Fontenay-Sous-Bois et Paris) du territoire de la peuplade celtique des Parisii.
Sous le règne du roi Hugues Capet, le terroir de Montreuil-sous-Bois relevait du comté de Paris et sur le plan religieux du diocèse de Paris. En 1070 la seigneurie de Montreuil était défendue par le chevalier Morard de Montreuil, premier seigneur vassal du roi, qui y vivait avec son frère le marchand Barthelemy[source insuffisante].
Dès 1260, les sources de la ville de Montreuil alimentent en eau le château de Vincennes. En échange, en 1360, les Montreuillois, qui de plus ont beaucoup souffert dans les guerres sous le roi Jean Le Bon, sont exemptés d'une quantité d'impôts, de taille et de corvées, à condition qu'ils entretiennent à leurs frais les fontaines de Montreuil, qui alimentent le vivier du château de Vincennes. Ces exemptions sont confirmées, en 1363, par Charles V et, en 1380, par Charles VI. Ces privilèges favorisent le développement de la ville, mais entraîneront son déclin au XVIe siècle, lorsque les rois de France délaissent Vincennes pour d'autres résidences.
Au fil des siècles, ce village prend de l'importance et devient au XIIe siècle un lieu de prédilection pour le haut clergé et les puissants seigneurs. Ce développement s'organise autour de la construction de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, qui devient le lieu de culte du roi et de la cour en résidence à Vincennes. Le roi Charles V et sa première femme, Jeanne de Bourbon, y sont baptisés. À cette époque, Montreuil englobe les futurs emplacements de Bagnolet et de Vincennes.
Sous le règne de Louis XIV, Montreuil est une « banlieue dorée » de Paris et 500 familles y résident.
Comme dans la plupart des alentours de Paris, les cultures maraîchères y sont particulièrement importantes. Sur les coteaux, les Montreuillois produisent du raisin et surtout des pêches : aux alentours du XVIIe siècle, l'invention des murs à pêches permet d'augmenter la production en protégeant les arbres du froid. Selon l’abbé Roger Schabol, en 1750, sur 800 familles, 600 s'occupent de la culture du pêcher. Les pêches de Montreuil sont devenues fameuses et ont approvisionné les tables des souverains de l'Europe jusqu'au début du XXe siècle.
« Montreuil a suivi dans les grandes lignes le rythme national : modérée en 1790-1792, montagnarde en 1793, “thermidorienne” en 1795, mais jamais avec excès et toujours en se refermant dans les bornes de la loi, et en refusant tout retour à l’ancien régime. Quant au habitants qui n’étaient pas assez instruits pour se faire connaitre, dans leur ensemble ils approuvent et soutinrent la Révolution” »
En 1789, quand la révolution démarre, Montreuil compte entre 3 500 et 3 800 habitants et repose exclusivement sur l'agriculture, en majorité viticole. À ce moment 35 % des propriétés foncières appartiennent aux nobles ou aux bourgeois, tous deux exemptés d’impôts.
À la demande de Louis XVI et en préparation des états généraux, les Montreuillois discutent et rédigent un cahier de doléances entre le 14 et le . La rédaction a lieu dans un contexte de misère, de tension et d'inquiétudes faisant suite au terrible orage de 1788, aux rigueurs de l'hiver 1788-1789 ainsi qu'aux refus systématiques opposés aux demandes réitérées d'exemptions et de remise d’impôt.
Le cahier de doléances de Montreuil contient 27 articles, mais deux traits retiennent l'attention:
L'assemblée ayant rédigé le cahier de doléance élit 8 représentant du tiers état, de situation aisée comparé à la moyenne de la ville. Ils seront eux-mêmes en charge d’élire les députés des états généraux.
Les massacres révolutionnaires feront peu de victimes (Deux personnes guillotinées pour propos royalistes, sur dénonciation de leurs voisins).
Le XIXe siècle voit s'établir des industries à Montreuil, des usines de transformation du bois et des peaux, de fabrication de jouets à taille humaine, et des briqueteries et plâtreries qui exploitent le gypse du sous-sol montreuillois.
En 1859, Montreuil incorpore une partie de la commune de Charonne.
En 1871, nombreux sont les Montreuillois qui se battent aux côtés des Communards.
En 1876, le Montreuillois Émile Reynaud invente le praxinoscope. En 1897, un autre Montreuillois, Georges Méliès, construisit dans sa propriété le premier « studio de prises de vues » — il a fondé sa société de production, Star Film —, puis un second studio en 1907. En 1904, Charles Pathé (L'Albatros) fait également édifier un studio cinématographique à Montreuil.
On y tournera quelques-uns des grands succès du début du siècle : Christophe Colomb, Incendie du théâtre de Chicago, À la conquête du pôle de Méliès, Gribiche de Jacques Feyder, Un chapeau de paille d'Italie de René Clair et le site verra les débuts de grands acteurs comme Charles Vanel. Le cinéma prospérera dans la ville jusqu'à la fin du muet et l'arrivée du parlant.

Montreuil est la première ville de la région parisienne à être libérée le par plusieurs centaines de membres de la Résistance intérieure française guidés par le commandant Henry et soutenus par une insurrection locale ; de violents combats ont alors lieu contre l'armée d'occupation allemande dans les forts voisins,.
Entre les années 1950 et 1970, des logements sociaux sont construits en masse sous la forme d'immeubles collectifs pour faire face à la demande. Ces grands ensembles seront par la suite confrontés aux problèmes sociaux que l'on rencontre dans la plupart des départements de banlieue de la région parisienne et, plus particulièrement, dans les zones urbaines sensibles.
Au tournant des XXe et XXIe siècles, Montreuil connaît une relative gentrification : attirés par des prix immobiliers plus faibles qu'à Paris et par son atmosphère sous certains aspects « villageoise », de nouvelles catégories de jeunes citadins investissent le sud de la ville et rénovent notamment d'anciens bâtiments industriels. L'arrivée de ces « bobos » amorce une modification sensible mais durable de la sociologie locale, d'abord dans le Bas-Montreuil situé en lisière de Vincennes et de Saint-Mandé, puis, de façon progressive, sur l'ensemble du territoire communal. Le chanteur Alain Chamfort parle aujourd'hui de Montreuil comme étant « le XXIe arrondissement de Paris ».
La SNEM (Société nouvelle d’eugénisation des métaux), un sous-traitant d’Airbus et Safran, a une usine située à une trentaine de mètres du groupe scolaire Jules-Ferry dans Montreuil. À la suite de plusieurs cas de leucémie rare parmi élèves et riverains (dont un mortel), ainsi que des analyses de prélèvements démontrant des taux de chrome VI plus de trois fois au-dessus de la limite autorisée, une centaine de parents d'élèves manifestent contre l'usine en . Selon Le Monde, le chrome VI est "classé cancérogène, mutagène et reprotoxique. Le règlement européen Reach interdit définitivement son usage dans l’Union européenne depuis le . Mais Airbus et Safran ont obtenu une dérogation pour continuer à l’utiliser." Lors de la manifestation, deux parents d’élève sont interpellés et placés en garde à vue.
Antérieurement à la loi du , la commune faisait partie du département de la Seine. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de la Seine-Saint-Denis et à son arrondissement de Bobigny, après un transfert administratif effectif au .
Elle faisait partie de 1801 à 1893 du canton de Vincennes, année où elle devient le chef-lieu du canton de Montreuil du département de la Seine. Lors de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, elle est divisée en 1967 entre le canton de Montreuil-Ouest et le canton de Montreuil-Est. Un troisième canton est créé en 1976, le canton de Montreuil-Nord. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est divisée depuis 2014 en deux cantons, :
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1968 de la septième circonscription de la Seine-Saint-Denis

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville entament des réflexions en vue de la création d'une communauté d'agglomération. Celle-ci, dénommée communauté d'agglomération Est Ensemble est créée le .
Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée.
La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées.
La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, créé par un décret du et qui regroupe l'ensemble des communes qui faisaient partie de l'ancienne communauté d'agglomération.
La ville de Montreuil est historiquement marquée à gauche et faisait partie de la ceinture rouge de la banlieue parisienne. Elle est dirigée sans interruption (à l'exception de l'administration vichyste lors de la Seconde Guerre mondiale) par le Parti communiste français (PCF) de 1935 jusqu'à 1996, date à laquelle le maire Jean-Pierre Brard quitte le PCF et cofonde la Convention pour une alternative progressiste. En 2008, la ville tombe dans l'escarcelle des écologistes avec l'élection de Dominique Voynet, qui bat le maire sortant au second tour avec 54,19 % des voix et 45,37 % d'abstention. Néanmoins, elle ne se représente pas en 2014, critiquant le comportement de l'opposition de gauche au sein de la ville. L'élection de 2014 voit le retour des communistes à la tête de la ville, dans le cadre d'un duel entre Jean-Pierre Brard et Patrice Bessac, remporté par ce dernier, qui est réélu en 2020 dès le premier tour.
Au second tour des élections municipales de 2014, la liste FG menée par Patrice Bessac recueille 10 990 voix (37,06 %, 38 conseillers municipaux élus dont 12 communautaires), devançant de 494 voix celle DVG de l'ancien maire Jean-Pierre Brard, qui recueille 10496 voix (35,39 %, 10 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires). Les deux autres listes de cette quadrangulaire obtiennent respectivement :
Lors de ce scrutin, 46,89 % des électeurs se sont abstenus.
Au premier tour des élections municipales de 2020, la liste PCF-PS-LFI-G.s menée par le maire sortant Patrice Bessac obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 9 912 voix (51,34 %, 46 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires), devançant très largement les listes menées respectivement par, :
Sept autres listes étaient également candidates mais, ayant obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés, n'ont pas eu d'élus, lors d'un scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France où 66,33 % des électeurs se sont abstenus.
Aux municipales de 2026, la liste PCF-LE-PS-G.s-L'AP-NPA-A-PA menée par Patrice Bessac l'emporte à nouveau dès le premier tour, avec 57,72 % des suffrages exprimés (45 conseillers municipaux dont 3 communautaires). Il devance la liste LFI-AM menée par Sayna Sharyari (22,56 %, 6 conseillers municipaux), la liste LR-HOR-UDI menée par Émeline Nohan (8,89 %, 2 conseillers), et la liste DVG menée par Choukri Yonis (7,24 %, 2 conseillers).
Lors de ce scrutin, 51,78 % des électeurs se sont abstenus.
| Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours. | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2002 | 86,24 % | Jacques Chirac | RPR | 13,76 % | Jean-Marie Le Pen | FN | 74,52 % |
| 2007 | 32,34 % | Nicolas Sarkozy | UMP | 67,66 % | Ségolène Royal | PS | 81,98 % |
| 2012 | 75,84 % | François Hollande | PS | 24,16 % | Nicolas Sarkozy | UMP | 75,77 % |
| 2017 | 86,94 % | Emmanuel Macron | EM | 13,06 % | Marine Le Pen | FN | 69,65 % |
| 2022 | 83,45 % | Emmanuel Macron | LREM | 16,55 % | Marine Le Pen | RN | 65,95 % |
| Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin. | |||||||
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2002 | 52,23 % | Jean-Pierre Brard | DVG | 47,77 % | Mouna Viprey | PS | 51,04 % |
| 2007 | 28,53 % | Jean-Pierre Brard | DVG | 25,39 % | Mouna Viprey (retrait au 2d tour) | PS | 34,20 % |
| 2012 | 35,32 % | Razzy Hammadi | PS | 34,99 % | Jean-Pierre Brard (retrait au 2d tour) | DVG | 30,78 % |
| 2017 | 58,13 % | Alexis Corbière | LFI | 41,87 % | Halima Menhoudj | LREM | 41,16 % |
| 2022 | 63,32 % | Alexis Corbière élu(e) au premier tour | LFI (NUPES) | 16,06 % | Marie-Laure Brossier | ENS | 47,37 % |
| 2024 | 58,84 % | Alexis Corbière | LFI diss. | 41,16 % | Sabrina Ali-Benali | LFI (NFP) | 58,11 % |
| Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores. | |||||||
| Année | Liste 1re | Liste 2e | Participation | ||||
| 2004 | 27,55 % | Harlem Désir | PS | 15,42 % | Francis Wurtz | PCF | 41,98 % |
| 2009 | 29,08 % | Daniel Cohn-Bendit | EELV | 16,52 % | Patrick Le Hyaric | PCF | 37,64 % |
| 2014 | 20,15 % | Pascal Durand | EELV | 17,90 % | Patrick Le Hyaric | PCF | 36,23 % |
| 2019 | 24,31 % | Yannick Jadot | EELV | 16,16 % | Nathalie Loiseau | RE | 47,30 % |
| 2024 | 34,54 % | Manon Aubry | LFI | 20,87 % | Raphaël Glucksmann | PP-PS | 51,45 % |
| Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores. | |||||||
| Année | Liste 1re | Liste 2e | Participation | ||||
| 2004 | 68,76 % | Jean-Paul Huchon | PS | 20,97 % | Jean-François Copé | UMP | 60,03 % |
| 2010 | 78,81 % | Jean-Paul Huchon | PS | 21,19 % | Valérie Pécresse | UMP | 42,11 % |
| 2015 | 69,92 % | Claude Bartolone | PS | 20,94 % | Valérie Pécresse | UMP | 47,73 % |
| 2021 | 69,27 % | Julien Bayou | UGE | 18,52 % | Valérie Pécresse | LR | 30,51 % |
| Élections cantonales | |||||||
| Montreuil (Seine-Saint-Denis) est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de Montreuil-1 et Montreuil-2. | |||||||
| Élections départementales | |||||||
| Montreuil (Seine-Saint-Denis) est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de Montreuil-1 et Montreuil-2. | |||||||
| Référendums. | |||||||
| Année | Oui (national) | Non (national) | Participation | ||||
| 1992 | 46,92 % (51,04 %) | 53,08 % (48,96 %) | 65,03 % | ||||
| 2000 | 74,18 % (73,21 %) | 25,82 % (26,79 %) | 23,82 % | ||||
| 2005 | 39,44 % (45,33 %) | 60,56 % (54,67 %) | 63,32 % | ||||
La ville de Montreuil est jumelée avec :
La ville de Montreuil a une coopération avec :
La mairie de Montreuil emploie 2 500 fonctionnaires territoriaux[Quand ?].
Dans le cadre de l'équilibrage administratif francilien, Montreuil accueille divers services du ministère du Budget et Comptes Publics (services centraux et déconcentrés de la DGFIP et depuis 2008, la Direction générale des douanes et droits indirects), TRACFIN, .
Depuis 2005, l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique s'y est installée, suivie en juillet 2007 par 2 000 agents du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation dans l'immeuble Arborial, notamment FranceAgriMer, l'ASP, l'INAO, l'ODEADOM et l'ONF.
Par ailleurs, la présence de l'ancien siège pour la région parisienne de l'URSSAF (éclaté depuis dans chaque département) explique que la ville compte plus de 1 300 salariés de la sécurité sociale.
Montreuil a obtenu en 2004 sa seconde fleur par le Conseil national des villes et villages fleuris de France. L'année 2015 est marquée par l'obtention de la troisième.
Montreuil est située dans l'académie de Créteil.
En 2026, la ville administre 28 écoles maternelles et 26 écoles élémentaires communales. La ville compte par ailleurs 5 écoles maternelles et élémentaires gérées par des établissements privés.
Montreuil compte 10 collèges publics, gérés par le département de Seine-Saint-Denis, et 3 collèges privés. 13 lycées sont implantés dans la ville : 7 lycées publics (dont 2 lycées professionnels) gérés par la région Île-de-France et 5 lycées privés.


Le centre hospitalier intercommunal André-Grégoire de Montreuil est un établissement public de santé évoluant sur le territoire de santé de Seine-Saint-Denis, et plus particulièrement hôpital de "référence" des communes de Bagnolet, Les Lilas, Montreuil(sous-Bois), Noisy-le-Sec, Romainville, Rosny-sous-Bois, Villemomble. Il propose une offre de proximité sur l'ensemble des disciplines M.C.O. (Médecine, Chirurgie, Obstétrique et activités Femme-Enfant). Il héberge un centre d'accueil et d'urgences psychiatriques et une unité d'hospitalisation conventionnelle en psychiatrie dépendant de l'hôpital de Ville-Évrard.
En a été ouvert un établissement pédiatrique relevant de l'UGECAM-Île-de-France, l'espace pédiatrique Alice-Blum-Ribes (EPABR). Il accueille les enfants atteints de maladies neurologiques, cardiologiques, pneumologiques et orthopédiques ; il est aussi spécialisé dans le domaine de l'obésité infantile d'origine génétique.
En 2009, le Tribunal administratif de Montreuil est créé. Son ressort s'étend sur le département de la Seine-Saint-Denis et le territoire de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.
Les habitants sont appelés les Montreuillois et les Montreuilloises.
Au début des années 2000, la population de Montreuil se caractérisait par une présence importante des catégories populaires (ouvriers, employés, artisans...) ainsi que par une forte diversité ethnique. 90 nationalités y étaient alors recensées, dont une proportion élevée de Maliens, ce qui est toujours actuellement vrai : le surnom de « deuxième ville du Mali » lui a été souvent attribué, ce qui est faux d'un point de vue strictement démographique.
Selon un rapport publié par l'INSEE en 2020, Montreuil se situe dans la « zone de gentrification » du département de la Seine-Saint-Denis, aux côtés d'autres communes comme Bagnolet, Les Lilas ou Romainville. Ce type d'espace est caractérisé par une arrivée croissante de populations au profil socio-économique supérieur, coexistante avec une pauvreté élevée. En effet, selon l'Institut Paris Région, Montreuil a connu entre 2001 et 2015 une hausse de la part des cadres et des ménages aisés dans la population en parallèle d'un maintien de la présence des catégories modestes. De telles évolutions suggèrent la perspective une augmentation des inégalités et de la fragmentation socio-spatiale. Le phénomène est d'ailleurs observé à Montreuil, où la gentrification des secteurs proches de Paris coexiste avec un accroissement des difficultés sociales à l'est de la ville.
Des travaux de sociologie consacrés au cas de Montreuil permettent d'éclairer ce phénomène. Une enquête réalisée par Anaïs Collet, chercheuse en sociologie de l'Université Lyon II, a mis en valeur le fait que le Bas-Montreuil s'est peuplé, dès le début des années 1980, d'intermittents des arts vivants, peintres ou sculpteurs. Sont ensuite venus des techniciens, producteurs, scénaristes ou réalisateurs (arrivés de façon continue durant la même période) suivis d'autres catégories socio-professionnelles intellectuelles qui ont progressivement imprimé leur marque dans le tissu social local. Les travaux d'Anaïs Collet éclairent également la fragmentation croissante du tissu urbain, les nouveaux arrivants puis favorisés socialement investissant volontiers les quartiers de maisons et d'immeuble de faubourg du Bas-Montreuil mais rejetant les quartiers d'habitat social du "Haut-Montreuil".
L'arrivée de Clémentine Autain à Montreuil en puis l'élection de Dominique Voynet le ont été perçues par la presse comme des illustrations de la gentrification de la ville. Bien que le Parti communiste français soit revenu à la tête de la municipalité en 2014, le vote écologiste reste ancré dans la commune. Ainsi, la liste d'Europe Écologie Les Verts arrive en tête à Montreuil lors de tous les scrutins européens successifs depuis 2009,,. Ces résultats ont là encore été analysés par certains observateurs comme reflétant le processus de gentrification.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 111 934 habitants, en évolution de +1,85 % par rapport à 2017 (Seine-Saint-Denis : +5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 54,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (57,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 13,0 % la même année, alors qu'il est de 12,5 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 55 284 hommes pour 56 650 femmes, soit un taux de 50,61 % de femmes, supérieur au taux départemental (50,39 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Ses habitants surnomment Montreuil « seconde ville malienne au monde après Bamako », ce qui est une hyperbole ; elle est aussi parfois appelée avec humour « Le petit Bamako », « Mali-sous-Bois » ou encore « Bamako-sur-Seine », même si cette dernière n'y coule pas. Montreuil compte en effet une population malienne très importante : un peu plus de 2 000 habitants selon l'Insee en 1999, de 6 000 à 10 000 personnes (majoritairement originaires du cercle de Yélimané jumelé avec la commune) selon la mairie en 2005 qui estime d'ailleurs que la ville accueille la plus grosse communauté malienne de France. 10 % de la population de la ville est malienne ou d'origine malienne.

Le Club athlétique de Montreuil 93 est un des clubs de français d'athlétisme les plus connus, détenant 15 titres de champions de France Interclubs. De nombreuses stars françaises appartiennent à ce club comme le champion du monde de triple saut Teddy Tamgho ou encore la championne d'Europe d'Heptathlon Antoinette Nana Djimou.
Il existe aussi un meeting annuel, la première édition du meeting se tient en 2009 et fait déjà partie de l'Alma Athlé Tour. En 2010 sous les caméras de Canal+ Sport, Montreuil accueille de nombreux internationaux à l'instar de Dwain Chambers et de Renaud Lavillenie, on remarquera la présence de l'athlète du club, Teddy Tamgho. L'année suivante, le meeting est reconduit. La pluie tombe quelques heures avant le meeting, refroidissant les conditions et humidifiant la piste, mais malgré cela, l'édition est un véritable succès. La soirée commence avec la meilleure marque mondiale de l'année sur le Mile remporté par Hind Dehiba en 4 min 29 s 59. Un peu plus tard, le perchiste français Renaud Lavillenie, vainqueur de l'édition précédente, battait sa MPMA avec 5,83 m. Cependant, ces performances sont très vite oubliées pour laisser place au 100 mètres remporté par le futur champion du monde, le Jamaiquain Yohan Blake en 9 s 95 (record du meeting) devant le français Christophe Lemaitre qui réalise en 9 s 96 un nouveau record de France du 100 mètres ; Dwain Chambers vainqueur l'année précédente, termine 4e en 10 s 09 devancé également par Donovan Bailey, 3e en 10 s 00. La soirée se termine alors au triple saut, où Teddy Tamgho se réapproprie la MPMA avec 17,67 m et au 800 mètres où Mohamed Aman devance en 1 min 45 s 75 (soit un nouveau record national junior) l'enfant du pays Jeff Lastennet qui bat son record personnel en 1 min 46 s. L'édition 2012 est la première à faire partie de l'European Athletics Outdoor Premium Meetings et se déroule le , cette édition confirme l’impression générale à savoir que l’évènement s’est installée durablement dans le paysage et le calendrier local malgré l’absence de tête d’affiche ou de stars médiatico-sportives.
En football, la section football du Cercle Athlétique de Montreuil 93 a été absorbé en 1972 par le Paris Football Club qui venait de rompre avec le Paris Saint-Germain Football Club.
Aujourd'hui, le Red Star Club de Montreuil évolue en DSR (Division Supérieure Régionale) soit la 7e division nationale. Son rival local, l'Elan Sportif de Montreuil, section football du club omnisports du même nom issu de la fusion des sections sportives des patronages catholiques de Montreuil évolue quant à lui, en 1re division de district soit la 11e division nationale.
Le est créé le Football Club de Montreuil. Il est remarqué pour son parcours en Coupe de France 2025/2026 alors que son équipe A masculine évolue en Régional 1,.
Deux tournois internationaux de jeunes sont organisés chaque année. Le premier est organisé par le RSC Montreuil à Pâques pour les U13 (moins de 13 ans), le second est organisé à la Pentecôte par l'ES Montreuil pour les U15 (moins de 15 ans). Le tournoi du Red Star Club a fêté ses 37 ans en 2013, celui de l'ESM ses 40 ans. Par le passé de grands clubs ont participé à ce tournoi. Le tournoi du RSC Montreuil a notamment accueilli le Paris Saint-Germain, le Spartak Moscou ou encore l'Énergie Cottbus, celui de l'ES Montreuil a déjà accueilli l'AS Saint-Étienne ou même l'OGC Nice.
Le rugby est représenté par le Rugby Club Montreuillois. Il évolue en première Série au niveau régional au stade Robert Barran (21 Rue des Roches, 93100 Montreuil). Ces couleurs sont le rouge et le vert.
Outre le complexe sportif des Grands Pêchers, la ville de Montreuil possède aussi de nombreux équipements de proximité et de nombreux terrains multisports,.

Culte catholique :
Culte protestant :
Culte musulman : la commune compte 11 lieux de cultes musulmans, une mosquée et des salles de prière.
Culte israëlite : L'ancienne synagogue se trouvait rue de Paris, et destinée à être remplacé par un nouveau bâtiment rue Étienne-Marcel. Un autre lieu de culte existe rue Parmentier.

La commune dispose du cimetière communal de Montreuil, fait de deux parties, séparées par l'avenue Jean-Moulin :
Une monnaie locale complémentaire, nommée la Pêche, a été mise en circulation le et dissoute en ,.
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 700 €. En 2013, la part des ménages fiscaux imposés était de 64,9 %
En 2022, le revenu médian par unité de consommation s'établit à 21 150 € :
Le taux de chômage, en 2023, pour la commune s'élève à 15,2 %, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale (11 %).
Environ 3 000 entreprises sont implantées sur le territoire de la commune de Montreuil.
Elles comptent près de 30 000 salariés, dans près de 350 secteurs d'activité différents.
Leur répartition par secteur est de :
Montreuil accueille certaines activités liées à la « nouvelle consommation » : les boutiques bio Les Nouveaux Robinson, ou encore le siège du label de commerce équitable Max Havelaar-France.
Le groupe BNP-Paribas disposant de plusieurs immeubles dans le sud de la commune pour son administration informatique mondiale compte plus de 5 000 employés. Cependant, une majorité des occupants y sont consultants extérieurs.
Dans le numérique, les sociétés Ubisoft, Jamespot, Simplon ont pour siège social Montreuil, comme le Comité National de Liaison de Centres de Santé, la Cour nationale du droit d'asile (anciennement Commission des recours des réfugiés) et de nombreuses compagnies du secteur de la création.
La division commerciale de la société Air France-KLM se trouve également à Montreuil depuis 2003.
L'AFPA y a installé son siège national en 1966, situé place du Général-de-Gaulle. Le siège et les directions exécutives emploient environ 500 salariés. Dans les années 2010, l'AFPA déménage vers la tour T9 à Montreuil. Ces locaux, un temps occupés par des mal-logés,, sont réhabilités dans les années 2020 pour accueillir à compter l'automne 2026 le tribunal administratif et la Cour nationale du droit d'asile dans des locaux plus spacieux.
De même, la présence du siège de la CGT motive la présence de plus de 300 salariés du secteur syndical.

Ce blason remplace celui traditionnel mentionnant l'appartenance à la couronne de Vincennes (Val-de-Marne)
En , la ville de Montreuil dévoile sa nouvelle identité graphique et lance un nouveau site web. Le nouveau logo créé par le designer et graphiste Bertrand Bourdaleix, représente un M stylisé qui symbolise à la fois le passé industriel de la ville (les toits d'usine) et son passé horticole (le tronc d'arbre avec une pêche qui se dessine en creux). L'ancien slogan est remplacé par l'adresse internet de la ville. Le logo se décline dans un grand nombre de couleurs différentes, en monogramme simple ou superposé.