Bricta

Bricta
Déesse de la mythologie celtique
Caractéristiques
Période d'origine Antiquité celte et gauloise
Culte
Lieu principal de célébration Luxeuil-les-Bains
Famille
Conjoint Luxovius

Bricta ou Brixta ou Brixia était, dans la religion gallo-romaine, une déesse gauloise, épouse de Luxovius, dieu des eaux de Luxeuil-les-Bains (Luxovium dans l'antiquité).

Attestations épigraphiques

Bricta et Brixta se retrouvent gravées dans deux des inscriptions retrouvées sur place et exposées dans les collections archéologiques du musée de la Tour des Échevins. Texte et transcription :

[Lus]soio / et Brictae / Divixti/us Cons/tans / v(otum) s(olvit) <l=T>(ibens) m(erito) (CIL 13, 05425)
Transcription : À Lussoios et Bricta, Divixtius Constans remplit librement et à juste titre son vœu,.

Luxovio / et Brixtae / G(aius) Iul(ius) Fir/manus / v(otum) s(olvit) l(ibens) m(erito) (AE 1951, 00231; CIL 13, 05426)
Transcription : À Luxovios et Brixta, Gaius Julius Firmans remplit librement et à juste titre son vœu,.

Étymologie

Ce théonyme gaulois est dérivé du mot brixtom ou brixta qui signifie, « charme magique ». Le mot apparaît aussi sur l'inscription de la tablette de Chamalières trouvée dans le sanctuaire de la source des Roches en 1971.

Panthéon des déesses gauloises des eaux

Puisque Luxovius était un dieu des eaux, son épouse possédait peut-être les mêmes attribus. Plusieurs déesses gauloises sont liées aux rivières comme Sequana aux sources de la Seine, Icaunis à la source de l’Yonne, Sirona à la source du Suran. Parfois leur culte est rendu tout au long de la rivière comme Sagona le long de la Saône, Segeta le long de la Loire, Vesunna le long de la Dordogne. Comme Damona à Bourbon-Lancy, chaque source thermale vénère sa déesse ainsi Belisama à Blesme ou Divona à Divonne-les-Bains. Acionna a son culte à Orléans.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Notes et références

Notes

  1. ↑ La graphie Brixia est donnée par John Arnott MacCulloch dans The Religion of the Ancient Celts.
  2. ↑ AE 1951 : Année épigraphique 1951
  3. ↑ CIL : Corpus Inscriptionum Latinarum (1899, Berlin)

Références

  1. ↑ Musée de la Tour des Échevins, « Collections archéologiques du musée de la Tour des Échevins », (consulté le )
  2. 1 2 « Epigraphik-Datenbank Clauss / Slaby (EDCS) : Banque de données d'épigraphes latines », sur db.edcs.eu (consulté le )
  3. ↑ « Photo de la pierre d'inscription latine partielle « [Lus]soio et Brictae Divixtius Constans v s l m » : EDCS-10800831 », sur db.edcs.eu (consulté le )
  4. ↑ « Photo de la pierre d'inscription latine partielle « Brixtae Firmanus » : EDCS-10800832 », sur db.edcs.eu (consulté le )
  5. ↑ Xavier Delamarre, Dictionnaire de la Langue Gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Editions Errance, 2e édition, , 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 76-77