Ritona également attestée sous le nom de Pritona, est une déesse gauloise particulièrement dédiée aux gués, en celtique rito- (latinisé en ritum, galloisrhyd).
Diffusion du culte
La présence de son culte a principalement été remarquée à Trèves, capitale des Trévires et à Pachten.
La variante Pritona est attestée sur l'inscription votive découverte à Pachten: Pritonae divinae sive ca[...]ioni (AE 1959:00076).
Le nom Ritona accolé à celui de Pritona a été découvert sur une inscription de Trèves (Allemagne): Dea Ritona Pritona (AE 1928:00185).
Pritona a également pu être reconstitué sur une inscription abîmée trouvée aussi à Trèves (Allemagne): Rito/[nae] sive ex iu[ssu Pr]/iton[ae?] (AE 1989:00547).
Ritona serait également la déesse des eaux de la fontaine de Tussy à Saint-Honoré-les-Bains, station thermale du Morvan (Nièvre).
Edith Mary Wightman (1970). Roman Trier and the Treveri. Rupert Hart-Davis, London.
Miranda Green (1997). Dictionary of Celtic Myth and Legend. Thames and Hudson Ltd. London.
Lothar Schwinden. "Muttergöttin der Treverer: Ritona". In Sabine Faust et al. (1996) Religio Romana: Wege zu den Göttern im antiken Trier. Rheinisches Landesmuseum Trier.
Notes
↑La forme Pritona est la plus proche de l'origine indo-européenne de ce mot. Comme l'écrit Xavier Delamarre, il est une "continuation celtique ritu d'un mot indo-européen *prtus désignant 'le passage, le gué, le pont', dérivé en -tu d'une racine *per- 'traverser, passer': latin portus" (Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, éditions Errance, p. 258). Le latin a conservé le pot per, en français par. L'occlusive p aspirée a donné Furt (de.), ford (en.) et voorde (nl.).
↑Emile Thévenot, Divinités et sanctuaires de la Gaule: Les puits et les cours d’eau sacrés, Librairie Arthème Fayard, , 272p. (ISBN978-2-7062-9971-1), p.208