| Ilunnus | |
| Religion indigène aquitanienne et gallo-romaine | |
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[I]LV[NNI] / DEO / AVIEN[US] Autel votif consacré au dieu Ilun, découvert dans la région de Bagnères-de-Luchon. Réf ILTG-00115. | |
| Caractéristiques | |
| Autre(s) nom(s) | Ilun, Ilunni, Iluni, Ilunno, Ilunus |
| Fonction principale | Inconnue |
| Lieu d'origine | Cité des Convènes, Pyrénées centrales |
| Période d'origine | Époque gallo-romaine |
| Groupe divin | Divinités indigènes des Convènes |
| Associé(s) | Hercule (une fois) |
| Culte | |
| Mentionné dans | Inscriptions votives des Pyrénées centrales ; CIL XII, 4316 |
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Ilunnus, également attesté sous les formes Ilunus, Ilun, Ilunni/Ilunnis et Ilunno, est une divinité indigène attestée à l'époque romaine dans le territoire de la cité des Convènes, dans les Pyrénées centrales. Le théonyme apparaît notamment sous la forme Ilunni deo dans une dédicace votive découverte à Montauban-de-Luchon. La forme Ilunnus est notamment assurée par la tradition épigraphique et par le datif Ilunno, attesté dans la dédicace Herculi Ilunno Andose de Narbonne.
Le théonyme Ilun est attesté dans les inscriptions aquitaniennes sous plusieurs formes, notamment Iluni, Ilunni et Ilunno. L'élément Ilun- ou Ilunn- est généralement rapproché du basque il(h)un, « obscur, sombre ». Joaquín Gorrochategui classe Iluni et Ilunni parmi les théonymes aquitains et les rapproche du basque il(h)un « obscur ».
Cette correspondance avait déjà été proposée dans les études sur les idiomes pyrénéens : l'élément Ilunn des théonymes aquitains a été rapproché du basque ilhun, forme dialectale signifiant « sombre, obscur ».
Ce rapprochement étymologique doit toutefois être présenté comme une hypothèse linguistique et non comme une traduction certaine du nom du dieu. Il ne permet pas d'établir qu'Ilun était une divinité des ténèbres ou que sa fonction religieuse était liée à l'obscurité. Une étude récente souligne d'ailleurs que, malgré le rapprochement traditionnel avec le basque ilun, la correspondance phonétique entre les formes aquitaniennes et le basque doit être examinée avec prudence.
Le théonyme est attesté par plusieurs inscriptions votives de l'Aquitaine protohistorique. Les principales formes connues sont Iluni, Ilunni et Ilunno, auxquelles s'ajoutent les formes composées Astoilunno et Arsilunno.
Les lieux d'attestation traditionnellement associés à ces formes sont les suivants :
« ILVNNI / DEO / T · RVFVS / BONI · F / V · S · L · M »
— « Au dieu Ilun, Titus Rufus, fils de Boni, s'est acquitté de son vœu de bon gré et comme il se devait. »
« [I]LV[NNI] / DEO »
— « Au dieu Ilun[ni]. »
« ILVNN[I DEO] / SICVNDINVS / SICVNDI F[---] »
« [DEO] ILVNI / MARI[NVS] / […] »
— « [Au dieu] Iluni, Marinus […] »
« ASTOILVNO / DEO / C · FABIVS / LASCIVOS / V · S · L · M »
— « Au dieu Astoiluno, Caius Fabius Lascivos s'est acquitté de son vœu de bon gré et comme il se devait. »
« CN · POMPEIVS / CN · L · HYLA / HERCVLI / ILVNNO ANDOSE / V · S · L · M. »
— « Cnaeus Pompeius Hyla, affranchi de Cnaeus, s'est acquitté de son vœu de bon gré et comme il se devait à Hercule Ilunno Andose. »
F ., V . S ., L . M . sont des abréviations latines épigraphiques très courantes dans les inscriptions votives gallo-romaines.