| Autres noms | Kuuso, Khuso, Kuso, Malo, Txorimalo, Txori-izugarri, Katamalo |
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| Groupe | Figure du folklore basque |
| Sous-groupe | Épouvantail traditionnel ; esprit nocturne ou apparition surnaturelle selon les sources |
| Caractéristiques | Épouvantail associé à la protection contre les oiseaux, les animaux nuisibles ou les esprits malfaisants ; certains termes apparentés désignent un fantôme ou un génie nocturne |
| Habitat | Champs et abords des habitations pour l'épouvantail |
| Proches |
| Origines | Mythologie basque |
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| Région | Pays basque |


Kuusu, également écrit Kuuso, Khuso ou rapproché de la forme Kuso, est une figure associée au folklore basque et au vocabulaire traditionnel de cette région. Le terme est notamment employé pour désigner un épouvantail destiné à éloigner les oiseaux et les animaux nuisibles, mais il est également attesté avec les sens de « fantôme », d'« apparition surnaturelle » ou de « génie nocturne »,,,. Ces différentes significations rapprochent le vocabulaire de l'épouvantail de celui des êtres surnaturels dans les traditions populaires basques,,.
Le terme khuso est attesté dans le Diccionario etimológico vasco avec les significations d'« épouvantail » et de « fantôme ». Manuel Agud et Antonio Tovar le rapprochent du béarnais gusot, qu'ils considèrent comme une origine possible du mot.
Les formes Kuusu et Kuuso sont également associées à la désignation d'un épouvantail dans la documentation lexicographique basque. Le mot malo, quant à lui, est employé dans certaines régions pour désigner un duende, c'est-à-dire un lutin ou un esprit du folklore, ou un génie nocturne dont les caractéristiques ne sont pas précisément définies,. Les différentes formes et acceptions du terme témoignent d'un rapprochement lexical entre les objets destinés à effrayer les animaux et certaines figures surnaturelles du folklore local,,.
Le terme kuso, variante de kukuso au sens d’« épouvantail », est également attesté dans le vocabulaire dialectal de Zaldibia.
Dans la tradition lexicographique basque, malo désigne un épouvantail généralement installé dans les champs, devant les poulaillers ou à proximité des maisons afin d'éloigner les oiseaux et les animaux nuisibles. Il porte également les noms de kuuso, txori-izugarri, txorimalo et katamalo. Sa représentation varie selon les lieux. Il peut prendre la forme d'un mannequin anthropomorphe fabriqué avec de vieux vêtements remplis de paille, d'une peau de mouton suspendue à un bâton dans certains endroits, notamment à Sata, ou encore d'un crâne d'âne dans la région d'Aralar.
La forme Kuusu ou Kuuso est également décrite comme celle d'un être ressemblant à un épouvantail et destiné à éloigner les esprits malfaisants. Cette représentation lui confère une fonction protectrice qui dépasse celle de l'épouvantail agricole ordinaire.
Le mot malo possède également un sens surnaturel. Selon le dictionnaire, il peut désigner un duende, terme espagnol qui renvoie à un lutin, à un esprit ou à une créature surnaturelle du folklore, ainsi qu'un genio nocturno, c'est-à-dire un génie nocturne sans attributs précisément définis,. Dans cette acception, le terme ne désigne ni une personne considérée comme méchante ni un simple épouvantail matériel. Il renvoie à un être surnaturel dont les caractéristiques peuvent varier selon les traditions locales.
Dans le vocabulaire souletin, au Pays basque nord, la forme kuso, également présentée sous la graphie khüso, est associée au sens de « fantôme ». Un exemple est fourni par le passage de l'Évangile selon Matthieu (14, 26), dans lequel les disciples, voyant Jésus marcher sur la mer, s'effraient et pensent apercevoir une apparition surnaturelle. Le dictionnaire cite la phrase « Khüso bat da, ziuen », traduite par « C'est un fantôme ! », dirent-ils.
Le terme est rapproché, dans la documentation lexicographique, de plusieurs autres mots basques employés pour désigner des apparitions ou des êtres inquiétants, notamment fantosma ou fantasma (« fantôme »), mamu (« spectre » ou « apparition »), zomorru (« créature inquiétante » ou « apparition »), iratxo (« lutin » ou « esprit ») et irudituzko, qui évoque quelque chose ressemblant à une apparition ou à une figure. Ces termes ne sont toutefois pas nécessairement synonymes dans tous les contextes.
Le terme txorimalo, qui désigne aussi littéralement un épouvantail, apparaît également dans des expressions où sa fonction matérielle prend une valeur figurée. L'expression Deabruan piztiyak; ez dira izutzen txorimalua jarriagatikan, traduite par « Ce sont des bêtes du diable (Deabru); elles ne sont pas effrayées même si l'on installe un épouvantail », conserve le sens concret du mot et souligne l'inefficacité de l'objet face aux animaux concernés.
La formule Txori malue! Txorik izutzeko zomorroe diruik relève d'un emploi dépréciatif. Elle évoque une créature ou une chose destinée à effrayer les oiseaux, bien que son interprétation précise dépende du contexte.
Enfin, dans la phrase [Gizartea da] naigabeak aienatzen dituan txori-maloa, traduite par « [La société est] un épouvantail qui chasse les chagrins », le terme est utilisé métaphoriquement. L'épouvantail devient alors l'image de ce qui éloigne ou chasse quelque chose de désagréable.
La documentation consacrée au folklore basque rapproche le génie nommé Kuusu ou Khuso d'autres figures surnaturelles. Julio Caro Baroja établit notamment un rapprochement entre ce génie, l'iratxo, l'idittu et l'etxajaun, des êtres associés à la mythologie basque.
Les termes kuusu, txorimalo et malo sont associés dans la documentation lexicographique basque au vocabulaire de l'épouvantail. Txorimalo désigne principalement un épouvantail destiné à effrayer les oiseaux, tandis que malo possède également, dans certaines sources, le sens de génie nocturne. La forme khuso est attestée avec les sens d'« épouvantail » et de « fantôme ». Ces rapprochements lexicaux ne permettent toutefois pas d'établir que tous ces termes désignent une seule et même créature du folklore basque. Le dictionnaire Labayru Hiztegia indique que kuso est synonyme de txorimalo dans ce sens, tout en attribuant également à kuso le sens de « fantôme ».