Carnaval au Pays basque

Les carnavals au Pays basque sont des fêtes populaires à caractère païen. Dans la plupart des cas, elles se tiennent durant les trois jours qui précédant le mercredi des Cendres et prennent des formes différentes selon la localité.

Les festivités portent un nom différent selon le dialecte local : inauteriak. ihauteriak, iñauteriak, ihoteak ou iñoteak. Dans certaines provinces, comme le Guipuscoa, ils prennent le nom du jour où ils se déroulent. Par exemple, dans certains villages, on appellera astearteak (« mardis » en basque) le carnaval qui se déroule le mardi.

Origines de la fête

En milieu rural, lorsque le mois de février arrivait, les bénéfices de l'abattage de novembre se faisaient rares et le sacrifice chrétien du Carême pouvait être considéré d'une certaine manière comme une sacralisation de cette épreuve. Le carnaval, ou inauteria, était la dernière occasion de l'hiver pour que les jeunes effectuent une collecte dont les bénéfices servaient à organiser un grand banquet. Comme dans presque toute l'Europe, dans les territoires qui constituent aujourd'hui le Pays basque et la Navarre, il y avait un besoin de nourriture et les fêtes étaient l'occasion de manger après avoir exécuté des rites et des chants. Le fait que cette situation n'existe plus aujourd'hui a entraîné la perte de cette coutume, bien qu'aujourd'hui de nombreuses traditions soient remises au goût du jour.

Sous le régime franquiste, bon nombre des célébrations qui composaient ces carnavals ont été interdites et poursuivies et ont cessé d'être célébrées dans de nombreuses localités, bien qu'après la fin de la dictature, et même avant dans certaines municipalités, les traditions aient été rétablies dans la plupart des régions.

Le carnaval a également changé au fil des ans, mais son essence est toujours vivante : s'amuser et se défouler pendant quelques jours. La transgression des règles qui accompagnaient le carnaval n'est plus la même aujourd'hui.

Communauté autonome du Pays basque

Bilbao

Chaque année, le carnaval de Bilbao est marqué par le procès burlesque de Farolín et Zarambolas, deux personnages emblématiques des festivités. Cette tradition, instaurée en 1984, se déroule sur la Plaza Berria et s'inspire des carnavals traditionnels au cours desquels les figures jugées indésirables étaient condamnées sur un mode satirique. Le programme des festivités comprend également des épreuves de force basque, des défilés de géants et de grosses têtes, ainsi que l'Enterrement de la sardine, qui marque traditionnellement la fin du carnaval.

Eibar

À Eibar, le carnaval, appelé aratosteak en basque, débute traditionnellement le jeudi gras (eguen zuria). Les festivités comprennent notamment un défilé scolaire, les chants et les danses des chaudronniers, des concours de play-back et des animations musicales. Des pasa-calles, ou défilés musicaux dans les rues, contribuent également à l'animation de la ville. Les célébrations se poursuivent jusqu'au mardi de carnaval, après le vendredi maigre,.

Laudio

Le carnaval de Laudio, dans la province d'Alava, présente un caractère essentiellement urbain, tout en conservant certains éléments de son passé rural. Parmi ceux-ci figure la Letziagako sorgina (sorcière de Letziaga), inspirée d'une légende locale racontant l'histoire d'une femme qui vivait dans une grotte du même nom, se peignait les cheveux avec des peignes d'or et attirait les bergers par ses chants. Depuis les années 1980, une marionnette représentant la sorcière défile dans les rues pendant le carnaval. Autrefois brûlée lors de la cérémonie de clôture, elle fait depuis 2019 l'objet d'un hommage festif, la municipalité ayant décidé de mettre fin à cette pratique.

Mundaka

Groupe d'Atorrak en 1960.

Le carnaval de Mundaka, appelé Mundakako aratusteak en basque, compte parmi les traditions carnavalesques les plus caractéristiques de la côte biscayenne. Son origine exacte demeure incertaine, mais des traces écrites de cette célébration sont attestées dès 1843.

Les festivités mettent notamment à l'honneur les marrauak, les Atorrak et les Lamiak. Le dimanche du carnaval, la journée commence par un défilé des txistulariak, musiciens qui jouent du txistu, accompagnés de participants vêtus en marrauak. Les hommes du village, appelés Atorrak, prennent ensuite part à une déambulation musicale en costume blanc, composé notamment d'une blouse et d'un pantalon blancs, d'une jupe portée par-dessus et d'une taie d'oreiller utilisée comme couvre-chef, complétée par un foulard coloré. Ils parcourent les rues en jouant de la musique et en chantant des couplets qui évoquent notamment des événements marquants de la vie locale.

Les Atorrak sont suivis, dans l'après-midi, par les Lamiak, des femmes vêtues de noir, portant généralement une chevelure blanche, un foulard coloré et le visage maquillé. Elles défilent dans les rues au son de la musique, accompagnant leur procession de chants et de danses. Les Atorrak et les Lamiak, dont les costumes contrastés constituent l'une des particularités les plus reconnaissables du carnaval, en sont les protagonistes incontournables.

Ondarroa

Dans la ville côtière d'Ondarroa, en Biscaye, le carnaval (inauteriak en basque) est marqué par deux personnages emblématiques, le Lantzoi et l'Akuli. Le samedi, les festivités débutent avec le défilé du Lantzoi, qui représente un jeune poisson-aiguille. Le mardi de carnaval, celui-ci réapparaît sous la forme adulte de l'Akuli ; à la fin des célébrations, son effigie est brûlée et ses cendres sont dispersées dans la mer. Des spectacles et des concours accompagnent également les festivités au cours du week-end carnavalesque,.

Tolosa

Arènes de Tolosa durant le Carnaval
Akerra (bouc), déguisement typique du carnaval alsasuarra

Les carnavals de Tolosa, dans la province du Guipuscoa, comptent parmi les plus célèbres et les plus médiatisés du Pays basque. Ces festivités, qui se déroulent sur six jours, ont perduré pendant la dictature franquiste malgré l'interdiction des carnavals. Pour contourner les restrictions imposées par les autorités, les habitants, appelés tolosarras, ont maintenu la tradition sous l'appellation de « Fêtes du Printemps », alors même que les célébrations avaient lieu en hiver.

Le programme associe des traditions carnavalesques répandues dans d'autres régions d'Espagne, comme l'Enterrement de la sardine, et des coutumes locales. Il comprend notamment des spectacles taurins, avec des taureaux aux cornes protégées par des boules, des génisses et des défilés de chars décorés. Les festivités sont également marquées par les tamborradas, des défilés musicaux de tambours, ainsi que par les fanfares et les cortèges costumés qui animent les rues de la ville,.

Zalduendo

À Zalduondo, dans la province d'Alava, le carnaval rural est centré sur le jugement de Markitos, un pantin qui symbolise les malheurs et les difficultés ayant touché la communauté au cours de l'année. Vêtu d'une veste, d'un pantalon sombre et d'une txapela (béret basque), il porte un collier composé de treize coquilles d'œufs peintes.

Le samedi précédant le carnaval, le pantin est préparé avant d'être présenté au village le dimanche. Il est alors promené dans les rues, parfois monté sur un âne, puis suspendu à un poteau sur la place publique. Dans l'après-midi, un cortège carnavalesque le conduit devant ses juges : un prédicateur prononce un sermon satirique qui lui impute les malheurs de l'année écoulée. Déclaré coupable, Markitos est condamné à être brûlé sur un bûcher, dans un rituel symbolisant l'expulsion des maux de la communauté,.

La tradition, interrompue pendant la dictature franquiste, a été rétablie en 1975 grâce à l'engagement des habitants et aux recherches ethnographiques consacrées aux anciennes célébrations. Les premières traces écrites du carnaval remontent à 1739, tandis que le plus ancien sermon de condamnation de Markitos actuellement connu date de 1898.

Altsasu

Carnaval d'Altsasu 2020, un Momotxorro.

À Altsasu le personnage emblématique du carnaval rural est le Momotxorro, une figure masquée à l'apparence menaçante. Son costume se compose d'une grande chemise blanche maculée de sang, d'une peau de mouton portée sur le dos, d'un panier placé sur la tête surmonté d'imposantes cornes et d'une crinière de cheval dissimulant partiellement le visage. Des clochettes sont attachées dans son dos et il porte une fourche en bois, appelée sarde, dont il se sert pour effrayer les spectateurs.

L'origine de ce personnage demeure inconnue. Selon des récits transmis dans la localité, des hommes se seraient autrefois déguisés en animaux pour pénétrer dans les maisons, commettre des vols et agresser les femmes qui s'y trouvaient. Ces légendes, auxquelles est parfois associée la symbolique du sang qui macule le costume, contribuent à l'image violente et inquiétante du Momotxorro. L'ancien carnaval, dont la dernière apparition documentée remonterait à 1916, a été progressivement oublié avant d'être redécouvert grâce aux témoignages des anciens habitants et aux recherches ethnographiques.

À partir des années 1970, l'accordéoniste local Enrike Zelaia contribue à la redécouverte de cette tradition, en collaboration avec l'anthropologue et folkloriste José Antonio Urbeltz et le groupe de danse Andra Mari de Galdakao. Après une première présentation du carnaval reconstitué en 1978, les habitants d'Altsasu organisent à nouveau les festivités en 1982. Depuis lors, le carnaval est célébré chaque année et a été déclaré fête d'intérêt touristique de Navarre en 2012.

Le moment central des festivités se déroule le mardi précédant le mercredi des Cendres. À la tombée de la nuit, les Momotxorros se rassemblent au son d'une corne, puis parcourent les rues en poussant des cris et en effrayant les spectateurs. Le cortège comprend également des sorginak (sorcières), des maskaritak (personnages masqués), des Juantranposoak, figures rembourrées d'herbe sèche, ainsi qu'un bouc associé aux rituels de l'akelarre. Le défilé se termine sur la place des Fors, où les Momotxorros exécutent la Momotxorroen dantza, danse emblématique du carnaval, dont la chorégraphie a été élaborée lors de la reconstitution de la tradition,.

Aoiz

Des kaskaboboak.

Le carnaval d'Aoiz (Agoitz en basque) se distingue par ses personnages traditionnels, les kaskaboboak (ou cascabobos), masculins, et les maskaritak, féminins. Les premiers portent des costumes bicolores, un chapeau conique orné de rubans et une chaussette remplie de chiffons, attachée à un bâton, avec laquelle ils poursuivent les spectateurs. Les maskaritak portent de longues robes fleuries, des chapeaux de paille et un voile sur le visage. Les défilés ont lieu autour du mardi de carnaval et s'accompagnent de musique et de danses. La fête comprend également la puska-biltza, une quête traditionnelle au cours de laquelle les participants recueillent des œufs et de la txistorra (saucisse basque) auprès des habitants, avant de partager un repas collectif.

Le carnaval met aussi en scène une légende locale liée à une ancienne ruelle de la ville, fermée le reste de l'année et ouverte à l'occasion des festivités. Selon le récit traditionnel, un meurtre s'y serait produit lors d'une nuit de carnaval. La célébration se termine par la crémation de deux personnages, Ziriko et Kapusai, associés à cet épisode légendaire.

Arantza

À Arantza, le carnaval rural se déroule généralement en février, environ deux semaines avant les dates du carnaval traditionnel. Les festivités mettent en scène deux groupes de personnages, les mozorro zuriak (« déguisements blancs ») et les mozorro beltzak (« déguisements noirs »). Les jeunes du village, notamment les mozorro zuriak, portent des vêtements ornés de mouchoirs colorés, de pompons et de bandes de papier multicolores accrochés dans le dos,.

Le jeudi et le vendredi, les participants parcourent les quartiers et les fermes dispersées autour du village afin de recueillir de l'argent et des denrées alimentaires destinés à financer les repas collectifs du week-end. Ces tournées, accompagnées de musiciens traditionnels, constituent un élément essentiel de la tradition carnavalesque et contribuent à réunir la communauté autour d'un banquet partagé.

Arizkun

Hartza et le montreur d'ours.

Le carnaval d'Arizkun, dans la vallée du Baztan, est notamment caractérisé par la présence de Hartza, l'ours, personnage emblématique du carnaval rural basque. Recouvert de peaux de mouton, il parcourt les rues en effrayant les spectateurs et en semant le désordre, tandis que son gardien, appelé hartzazaina, tente de le maîtriser. D'autres personnages masqués, les mozorroak, participent également au défilé.

Les festivités commencent dès le dimanche, lorsque les jeunes célibataires parcourent les maisons et les fermes du village pour recueillir des aliments au cours de la puska biltzea, une quête traditionnelle accompagnée de musique. Le mardi de carnaval, les rues accueillent notamment la Sagardantza, ou danse des pommes, exécutée par des danseurs vêtus de blanc qui tiennent des pommes dans leurs mains. Cette danse est accompagnée par les musiciens traditionnels du Baztan, notamment les joueurs de txistu ou flûte basque.

Après les danses, Hartza sort de son abri et parcourt le village accompagné de son gardien et des autres personnages costumés. Cette apparition est traditionnellement interprétée comme une représentation du réveil de l'ours après l'hiver et, plus largement, du retour du printemps. Le carnaval d'Arizkun s'inscrit ainsi dans un ensemble de traditions rurales du Baztan associant les déguisements, les quêtes alimentaires, la musique et les rites liés au renouvellement de la nature,.

Bera

Les enfants et les groupes costumés vont de maison en maison pour demander des œufs, du lard ou d'autres dons. En échange, ils dansent et ils chantent notamment : « Zingar-arrautze, zingar-arrautze bat ez bada bertze, bertze ! » (« Du lard et des œufs, du lard et des œufs ! Si ce n'est pas un, alors un autre, un autre ! »)

Le carnaval de Bera est notamment marqué par le défilé des Inudeak eta Artzaiak (« nourrices et bergers » en basque), qui repose sur une inversion des rôles traditionnels. Les hommes se déguisent en nourrices (iñudeak), portant des poupées représentant des nourrissons, tandis que les femmes incarnent les bergers (artzaiak). Les couples défilent en rangées et exécutent différentes danses au rythme de la musique. À certains moments, les nourrices lancent leurs poupées en l'air avant de les rattraper, une scène caractéristique de cette célébration.

Le cortège comprend également une suite de personnages représentant les notables et les figures d'autorité d'autrefois. Parmi eux figurent le Rey Momo, porté sur un char, ainsi que des personnages incarnant notamment le maire, le prêtre, l'évêque et d'autres représentants de la société locale. La procession est accompagnée par des musiciens et une fanfare, qui rythment les déplacements et les danses dans les différents quartiers de la localité

Berriozar

Le carnaval de Berriozar est organisé autour de Txolin, personnage inspiré du guérillero Félix Sarasa Aldareguía, qui combattit l'occupation française aux côtés d'Espoz y Mina. Choisi comme figure centrale du carnaval en 1987, Txolin est accompagné de sa suite, composée notamment des txatxoak et des sorgiñak (sorcières), tandis que ses adversaires sont représentés par les soldats français, appelés gabatxoak.

Le moment central des festivités est le défilé qui relie le vieux quartier de Berriozar à celui d'Artika, en passant par le mont Ezkaba. Au cours de cette procession, les participants mettent en scène les affrontements entre Txolin et les soldats français, qui tendent des embuscades au guérillero avant de parvenir à le capturer. Arrivé à Artika, Txolin est jugé, puis libéré par les habitants. La représentation se termine par la mise à mort symbolique du comte Reille, chef des troupes françaises dans le récit carnavalesque.

Les festivités comprennent également des danses et une chanson spécialement composées pour Txolin et sa suite. Le mardi du carnaval, une tournée traditionnelle appelée puska biltza est organisée dans le vieux quartier de Berriozar : les participants vont de maison en maison pour recueillir des aliments destinés au repas collectif qui clôt les célébrations.

Burlada

Le carnaval de Burlada, appelé Martingala, est organisé depuis 1988. Il met en scène Lukas de Aierbe, un guérisseur originaire de Tolosa qui vivait à Villava et auquel la tradition locale attribue des pratiques de sorcellerie. Les festivités se déroulent sur deux jours et prennent la forme d'une représentation théâtrale populaire retraçant sa capture, son jugement et son exécution symbolique,.

Le lundi du carnaval, les joasikeroak, personnages masqués vêtus de tuniques colorées, coiffés de chapeaux de paille et ornés de petites clochettes, parcourent le vieux quartier à la recherche de Lukas. Armés de tambourins et de petits balais, ils le capturent puis le conduisent à travers les rues en dansant la Martingala et en poursuivant les spectateurs. Le lendemain, les zorrotzak, qui représentent les juges, organisent son procès. Les muxinariak, des pleureuses vêtues de noir, accompagnent le condamné jusqu'à son exécution : Lukas est pendu puis brûlé sur un bûcher, tandis que les autres participants dansent autour de lui,.

Cintruénigo

Les principaux personnages du carnaval de Cintruénigo, dans la Ribera de Navarre, sont les Zarramuskeros, figure emblématique des festivités. Vêtus de combinaisons bleues ou d'autres déguisements, ils parcourent les rues munis de divers ustensiles pour asperger ou salir les passants qui ne sont pas déguisés ou qui ont le visage découvert. Ils utilisent notamment de la farine, de l'eau, du serrín (sciure de bois) et de l'azulete, un produit bleu autrefois employé pour blanchir le linge.

Interrompu à la fin des années 1930, le carnaval a été réintroduit dans les années 1980. Aujourd'hui, les festivités commencent le vendredi avec la lecture du pregón, le discours d'ouverture, et se poursuivent le samedi, notamment avec une soirée festive et un feu traditionnel. Le dimanche est consacré au grand défilé de chars et de groupes costumés, avant la clôture des célébrations par l'Enterrement de la sardine. Les Zarramuskeros parcourent également les rues au cours du week-end pour perpétuer leur tradition de plaisanteries et de poursuites des passants.

Les descriptions ethnographiques des anciens carnavals de Cintruénigo font état de pratiques beaucoup plus brutales. Les Zarramuskeros utilisaient parfois du suif, des excréments, des œufs remplis d'encre ou de goudron et des substances salissantes diverses. Certains portaient également des plantes épineuses pour piquer les passants. Les récits historiques rapportent des comportements intrusifs et des agressions envers les femmes, dans le cadre de ces anciennes réjouissances populaires. Ces pratiques, documentées dans l'ethnographie locale, témoignent du caractère autrefois transgressif du carnaval.

Estella-Lizarra

Le carnaval rural d'Estella-Lizarra met en scène Aldabika, un bandit légendaire auquel la tradition locale attribue de nombreux vols dans la région de Tierra Estella à la fin du XIXe siècle. Selon le récit transmis localement, il serait originaire d'Abárzuza et aurait fini par être retrouvé mort dans un tas de fumier, sur le chemin du monastère d'Iranzu. Son histoire est reconstituée au cours des festivités, qui comprennent sa capture, son jugement et sa condamnation au bûcher.

Le samedi matin du carnaval, une effigie d'Aldabika est promenée dans les rues de la ville, accompagnée des palokis et d'autres personnages représentant les métiers et les figures de la société rurale, notamment des bergers, des agriculteurs, des charbonniers, des gardes forestiers, un juge et un prêtre. La procession rejoint le parc de Los Llanos, où une représentation théâtrale retrace le récit du bandit et se termine par sa crémation. Une autre effigie peut être promenée l'après-midi sur un char évoquant le XIXe siècle, avant d'être brûlée sur la Plaza de los Fueros, au cours d'une célébration populaire,.

Les palokis sont reconnaissables à leur tête volumineuse et à leur silhouette qui rappelle celle des géants de procession. Leur costume est constitué d'un cercle porté sur la tête, recouvert d'une toile aux couleurs vives qui dissimule presque entièrement le corps. Une chemise ou une veste est attachée à la taille, avec des manches terminées par des gants figurant des mains. En levant leur armature, les porteurs donnent à leur personnage une apparence de géant. Selon les explications ethnographiques rapportées à Estella, ce déguisement serait issu des costumes utilisés par les groupes de jeunes appelés quintos lors de leur départ pour le service militaire, avant d'être adopté pour les festivités carnavalesques.

La musique occupe une place importante dans le défilé. Les palokis dansent au son des cornemuses navarraises, tandis que les autres groupes accompagnent la mise en scène. La procession associe ainsi la légende d'Aldabika à un ensemble de personnages issus du folklore rural de Navarre.

Etxauri

Plusieurs personnages au carnaval d'Etxauri.

Le carnaval d'Etxauri, célébré dans la vallée d'Etxauri, en Navarre, est une fête rurale dont le personnage central est Gerexipot, également appelé Gerezipot, le « voleur de cerises ». Sa légende, créée en 2014 à l'initiative d'habitants de la vallée, raconte comment ce personnage aurait trompé la population en lui proposant une huile magique censée améliorer les récoltes de cerises, mais qui aurait provoqué des intempéries, des ravageurs et la disparition des récoltes. Il symbolise ainsi les fléaux agricoles et la pollution de l'environnement.

Le cortège carnavalesque réunit plusieurs personnages traditionnels : les Alkateak, ou maires, notamment Beseubaz et Aberatxuri, les Banderadunak, porte-drapeaux représentant les villages de la vallée, ainsi que les Hauts-botatzaileak, qui dispersent des cendres. Accompagnés d'autres figures folkloriques, notamment Mari et Maju, ils capturent Gerexipot et le conduisent à travers la localité. La célébration s'achève par sa crémation sur un bûcher, autour duquel les participants exécutent le zortziko d'Etxauribar, une danse traditionnelle basque.

Goizueta

zahagi-dantza au carnaval de Goizueta.

À Goizueta, le carnaval rural est notamment marqué par la zahagi-dantza, une danse traditionnelle mettant en scène un personnage de charbonnier appelé Zaia ou Zahagi. Les festivités se déroulent pendant les jours précédant le mercredi des Cendres. Les mozorroak, groupes de jeunes déguisés, parcourent les fermes environnantes pour recueillir des dons en nature et de l'argent destinés à financer les repas collectifs du carnaval. Les familles les accueillent traditionnellement avec de la nourriture et des boissons,.

Le personnage de Zaia, parfois représenté par deux danseurs, porte une combinaison bleue, le visage noirci de suie et le contour des yeux peint en rouge. Une outre à vin, appelée zahagi en basque, est attachée à son dos et munie de sonnailles. Il est accompagné des mozorroak, vêtus de blanc, coiffés d'un béret rouge et portant un foulard et une ceinture. Au cours du défilé, les participants exécutent la zahagi-dantza, accompagnée notamment par la trikitixa, un accordéon diatonique traditionnel. Disposés en deux rangées, les danseurs frappent leurs bâtons les uns contre les autres, puis sur l'outre portée par le charbonnier. À la fin de la danse, celui-ci s'enfuit et poursuit les spectateurs, en particulier les femmes, pour leur noircir le visage avec le sien.

Selon le récit traditionnel rapporté par les habitants, cette danse évoque un charbonnier qui vivait dans la montagne et descendait au village à l'occasion du carnaval. Après avoir rempli son outre de vin et s'être enivré, il aurait poursuivi les femmes pour les embrasser. Les jeunes du village auraient alors entrepris de le ridiculiser avant de le frapper avec leurs bâtons pour le chasser. Cette anecdote constitue l'explication populaire de la danse, mais son origine historique précise demeure incertaine.

Une danse apparentée, également appelée zahagi-dantza, est pratiquée dans la localité voisine d'Arano. Sa chorégraphie présente des caractéristiques similaires, avec des danseurs costumés en blanc, des bâtons et un personnage portant une outre, mais elle possède son propre déroulement traditionnel.

Huarte

Le carnaval d'Huarte associe des personnages issus d'autres traditions carnavalesques basques à des figures propres à la localité. Parmi les premiers figurent les joaldunak, également appelés zanpantzarrak, inspirés des groupes d'Ituren et de Zubieta, ainsi que le Zamaltzain, personnage à tête de cheval que l'on retrouve également dans les mascarades souletines,.

Les personnages caractéristiques du carnaval d'Huarte comprennent notamment :

Ituren et Zubieta

Joaldunak à Ituren.

Les carnavals d'Ituren et de Zubieta se distinguent par les défilés des joaldunak, également appelés zanpantzarrak, dont le nom désigne les porteurs de sonnailles. Ces personnages parcourent les rues en avançant d'un pas rythmé, faisant résonner les grandes cloches fixées à leur taille. Leur costume comprend notamment des peaux de mouton, des jupons blancs à dentelle, des foulards colorés et un haut bonnet conique appelé ttuntturro, orné de rubans et de plumes. Un meneur dirige le cortège au moyen d'un cor et donne le rythme aux participants.

Les festivités principales ont lieu le lundi et le mardi suivant le dernier dimanche de janvier. Le lundi, les joaldunak de Zubieta se rendent à Ituren, où ils rencontrent notamment ceux du quartier d'Aurtitz avant de poursuivre ensemble le défilé jusqu'au centre du village. Le lendemain, les groupes d'Ituren rendent visite à ceux de Zubieta. Ces rencontres sont accompagnées de musique, de chars et d'autres personnages costumés, parmi lesquels figure l'ours, appelé Hartza, couvert de peaux de mouton et placé à l'avant du cortège. Des repas collectifs et des moments de convivialité complètent ces journées festives.

Le tintement régulier des sonnailles est traditionnellement interprété comme un moyen de chasser les mauvais esprits et de réveiller les forces de la nature à la fin de l'hiver, afin de favoriser le retour du printemps et la fertilité des terres. L'origine exacte du rituel reste cependant incertaine : les premières mentions écrites connues de ces carnavals dans la presse remontent au milieu des années 1960, même si la tradition pourrait être bien plus ancienne.

Lantz

Miel Otxin précédé des Txatxoak à Lantz en 2020.

Dans cette localité du nord de la Navarre, Lantz est située entre les vallées de l'Ultzama et d'Anue. Le carnaval représente la capture et l'exécution (il est brûlé) du mythique et légendaire bandit Miel Otxin. Cette célébration a lieu le mardi de carnaval. Il s'agit d'un carnaval qui se déroule sur plusieurs jours. Le soir les rues sont remplies d'habitants qui représentent différents personnages :

Leitza

Le carnaval de Leitza, figure parmi les premières célébrations carnavalesques de l'année dans la région. Il se déroule traditionnellement autour du quatrième dimanche de janvier et se prolonge jusqu'au mardi suivant. Les festivités associent des manifestations urbaines, notamment un défilé de chars et de groupes costumés le dimanche, à des traditions rurales. Le lundi et le mardi, des groupes parcourent les quartiers et les nombreux baserriak (fermes isolées) de la commune, accompagnés de musiciens, dans le cadre de tournées traditionnelles,.

Parmi les traditions rurales figurent les atsaureak, personnages masqués portant de hauts couvre-chefs coniques décorés de rubans de papier colorés et vêtus de tuniques. Ils défilent notamment le mardi soir, perpétuant une coutume remise à l'honneur en 2008 grâce à l'association culturelle Alke.

Lumbier

Le carnaval rural de Lumbier connaît un regain d'intérêt grâce à la réintroduction des personnages traditionnels des Oridos et des Iraskos, à l'initiative de l'association locale Lisabe. Ces figures, autrefois présentes dans les célébrations carnavalesques de la commune, portent des vêtements improvisés à partir de couvre-lits, de sacs en toile de jute et de paniers d'osier. Certains costumes sont complétés par des corbeilles munies de cornes, qui donnent aux personnages une apparence animale.

Ces personnages s'inscrivent dans une tradition carnavalesque ancienne de Lumbier, où les Oridos, masqués et vêtus de tissus usagés, déambulaient dans les rues en multipliant les plaisanteries et les jeux avec les habitants. Les Iraskos, également appelés Irascos ou « paniers à cornes », évoquent notamment les anciennes pratiques consistant à faire charger un personnage portant une corbeille munie de cornes. Aujourd'hui, après les repas collectifs organisés dans le village, les festivités se prolongent généralement dans la nuit au rythme des fanfares et des bals proposés par la municipalité.

Luzaide

Costume de bal typique de Luzaide/Valcarlos

À Luzaide (Valcarlos), commune frontalière de Navarre, les kabalkadak sont des cortèges traditionnels issus des carnavals de Basse-Navarre. Ils réunissent de nombreux dantzari (danseurs) et plusieurs personnages costumés, notamment des cavaliers, des chevaux, des chiens, des oiseaux et des géants. Les représentations associent danses collectives, musique et défilés dans les rues du village et de ses quartiers.

Parmi les chorégraphies figurent les danses en chaîne ou en cercle ouvert, connues sous les noms de dantza luze, dantza korda ou madari dantza. La dantza luze se caractérise par une chaîne mixte de danseurs reliés par des mouchoirs, qui évoluent en cercle ouvert selon une succession de figures et de déplacements collectifs. Bien que Luzaide soit administrativement rattachée à la Haute-Navarre, ses traditions chorégraphiques sont étroitement liées à celles de la Basse-Navarre et, plus largement, aux danses traditionnelles du Pays basque nord, notamment celles du Labourd. Cette proximité culturelle s'explique par les échanges historiques entre les communautés situées de part et d'autre de la frontière.

Olazti

Le carnaval d'Olazti.

Le carnaval d'Olazti est un carnaval rural dont les principaux personnages sont les zamarraundiak, les zamartxikiak, les neskak et Mari Arroka. Interrompue en 1937, cette tradition a été rétablie en 1992 grâce aux recherches ethnographiques d'Adelaida Kintana et aux témoignages des anciens du village.

Les festivités commencent le vendredi soir avec l'arrivée de Mari Arroka, personnage féminin descendant symboliquement de la montagne d'Urbasa sur un char. Le samedi, les personnages costumés défilent dans les rues et se rendent à l'ermitage de San Sebastián, puis à la place San Miguel, où ils exécutent le zortziko d'Olazti. Les zamarraundiak portent deux peaux de mouton et des sonnailles dans le dos, leur visage étant dissimulé par un panier recouvert de tissu. Les zamartxikiak portent une seule peau et se noircissent le visage, tandis que les neskak arborent des vêtements colorés. Les participants répandent de la terre sur les spectateurs non déguisés, une pratique autrefois réalisée avec du fumier.

Autrefois, le carnaval durait trois jours. Le jeudi de Lardero, des personnages représentant notamment les bergers et les gardes des champs parcouraient les fermes pour recueillir des denrées alimentaires destinées aux services collectifs du village. Les célébrations se poursuivaient le dimanche, appelé Domeka Zamar Txiki, et s'achevaient le mardi, lors du Zamar Haundi Eguna.

Pampelune

À Pampelune, les célébrations carnavalesques de la vieille ville de Pampelune mettent notamment en scène les Caldereros (chaudronniers) et le personnage de Mari Trapu, également appelé María Trapo dans certaines versions de la légende.

La fête des chaudronniers, organisée le samedi précédant le carnaval, a été relancée en 1993 par des membres du groupe folklorique Iruña Taldea, avant de donner naissance à l'Association des Caldereros. Le défilé s'inspire des groupes de chaudronniers ambulants et des communautés gitanes qui parcouraient traditionnellement les villes pour vendre des objets métalliques ou réparer des ustensiles. Les participants, vêtus de costumes colorés, défilent dans les rues en faisant résonner des casseroles et des récipients métalliques, accompagnés de musiciens et de danseurs.

L'autre figure emblématique est Mari Trapu, une marionnette traditionnellement installée près de la fontaine de Navarrería, dans le vieux quartier. Le jeudi précédant le mercredi des Cendres, son installation est accompagnée de la lecture du pregón, le discours d'ouverture, et d'une représentation théâtrale racontant son histoire. La marionnette est ensuite brûlée lors de la clôture des festivités carnavalesques. Selon la légende locale, Mari Trapu est associée aux affrontements entre les habitants de Navarrería et les Francs au début du XIIIe siècle. Une version du récit raconte qu'une jeune fille nommée Aratz, après la destruction de son quartier et la mort de son père, aurait contribué à chasser les Francs en provoquant l'incendie de la tour de leur cheffe, appelée María Trapo. Cette histoire relève de la tradition orale et ne doit pas être considérée comme un récit historique établi. La crémation de la marionnette constitue ainsi une mise en scène symbolique de cette légende.

Tafalla

À Tafalla, dans la mérindade d'Olite, le carnaval se distingue notamment par les déguisements portés lors de la soirée du samedi et par le grand défilé populaire organisé le dimanche matin, auquel participent des groupes costumés et des chars.

La clôture des festivités est marquée par la crémation d'un pantin représentant le colonel libéral José Lagunero y Guijarro, figure associée aux violences survenues à Tafalla les 30 avril et 1er mai 1869, dans un contexte de fortes tensions politiques entre libéraux et carlistes. Cette cérémonie commémorative, connue sous le nom de « brûlage de Lagunero », a été introduite en 1990 par l'ikastola Garcés de los Fayos, avant de s'étendre aux célébrations locales. Des couplets en basque, chantés pendant la crémation, évoquent les événements tragiques de cette période et condamnent symboliquement le personnage,.

Tudela

Les personnages traditionnels du carnaval de Tudela sont les zipoteros, également appelés cipoteros. Le visage dissimulé par un masque, ils parcourent les rues en distribuant des bonbons aux spectateurs. Ils sont accompagnés des capirotes lors des défilés organisés le vendredi précédant le mercredi des Cendres et le mardi de carnaval,.

Unanu

Carnaval de Unanu

Le carnaval d'Unanu, dans la commune navarraise d'Ergoiena, est une tradition rurale considérée comme remontant au Moyen Âge. Ses principaux protagonistes sont les mamuxarroak, une douzaine de jeunes hommes vêtus de blanc, qui parcourent les rues du village en brandissant de longues perches de noisetier appelées urritzak ou zumak, avec lesquelles ils frappent symboliquement les jambes des personnes rencontrées sur leur passage.

Leur costume se compose notamment d'une chemise et d'un pantalon blancs, d'une ceinture rouge ou noire, d'un baudrier de cuir muni de clochettes et d'un foulard ou d'un chapeau décoré de rubans colorés. Leur visage est dissimulé par une katola, un masque métallique ancien dont l'origine demeure inconnue. Ces masques, conservés avec soin dans la maison communale, constituent l'un des éléments les plus remarquables de cette tradition carnavalesque.

Les mamuxarroak sont accompagnés des muttuak, des personnages vêtus de costumes féminins et dépourvus de clochettes, qui les aident à surprendre les passants et à repérer ceux qui tentent de leur échapper. La tradition est interprétée comme un rite de purification et de fertilité destiné à chasser les influences néfastes et à favoriser le renouveau de la nature après l'hiver.

Zizur Mayor

À Zizur Mayor, le personnage central du carnaval est Tartalo, un cyclope issu de la mythologie basque, doté d'une force surhumaine et d'un œil unique. Intégré aux festivités il y a environ vingt-cinq ans, il est devenu l'une des figures emblématiques de la célébration.

Le samedi du carnaval, une procession promène Tartalo dans les rues de la localité, accompagnée de musiciens et de personnages costumés. Les festivités comprennent également des danses populaires et des animations musicales. Le mardi, le cyclope est recherché, capturé puis jugé avant d'être condamné et brûlé sur un bûcher. Une danse traditionnelle spécifique accompagne cette cérémonie, notamment un zortziko interprété par les musiciens locaux,.

Labourd

Les tournées du carnaval labourdin *
Domaines Pratiques festives
Pratiques rituelles
Lieu d'inventaire Nouvelle-Aquitaine
Pyrénées-Atlantiques
Pays basque
Labourd
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

Les tournées du carnaval Labourdin ont été inscrites à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en 2018.

Les célébrations de Libertimendua et Santibate, célébrées en deux temps pendant la période de Carnaval en Basse-Navarre et dans quelques villages du Labourd, ont été inscrites à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en 2020.

Les célébrations de Libertimendua et Santibate *
Domaines Musiques et danses
Pratiques rituelles
Pratiques festives
Arts du spectacle
Lieu d'inventaire Nouvelle-Aquitaine
Pyrénées-Atlantiques
Pays basque
Basse-Navarre
Labourd
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

Ustaritz

Le carnaval (Ihauteria) d'Ustaritz, au Labourd, s'appuie sur une tradition multiséculaire, notamment marquée par les tournées des kaskarots, qui vont de maison en maison dans les différents quartiers du village, en dansant au son de la musique traditionnelle. Cette pratique, transmise de génération en génération, constitue l'un des éléments caractéristiques du carnaval labourdin.

Le défilé et le jugement de Zanpantzar, personnage carnavalesque condamné puis brûlé symboliquement, ont été réintroduits à Ustaritz en 1985, après plusieurs années d'interruption. Ils constituent aujourd'hui l'un des temps forts du mardi gras et attirent un large public. Depuis 1997, le festival Hartzaro (« réveil de l'ours ») accompagne cette période festive en associant traditions carnavalesques et créations contemporaines. Organisé par l'association Herri Soinu, il propose notamment des rencontres de bertsolaris, des animations gastronomiques, ainsi que des spectacles de musique et de danse réunissant des artistes et des groupes venus de différentes parties du Pays basque.

Soule

Mascarades

Dans la mascarade souletine, des personnages issus de la mythologie basque sont vêtus de vêtements rouges ou noirs.

Autres

La localité de Tardets organise le Basabürüko Ihauteriak, le carnaval de Haute-Soule, avec notamment le jugement de San Pantzar.

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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Notes et références

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