Cet article concerne la commune de Graignes avant la fusion de communes en 2007 et le village de Graignes après.Pour la commune résultant de la fusion, voir Graignes-Mesnil-Angot.
Cet article est une ébauche concernant une ancienne commune de France.
Le village de Graignes avant la fusion, avait une superficie de 14,27 km2. L'altitude varie de 0 à 35 m, avec une altitude moyenne de 5 m.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Grania entre 1109 et 1113, Sancto Michaele in Grania en 1277, Graignes entre 1753 et 1785.
François de Beaurepaire rapproche les formes anciennes de Graignes de celles de Grand (Vosges; Granno à l'époque mérovingienne) et de Grane (Drôme). L'auteur estime que l'on retrouve également le radical gran-, dans le nom de Guernesey (Greneroi au XIesiècle) et se référant à Grannos, dieu celtique.
On notera que le -s final de Graignes, non étymologique, est d'apparition très tardive: on le relève en effet pour la première fois sur la carte de Cassini (1753/1785), puis il s'impose rapidement à l'époque de la Révolution.
Vers 1161, Thomas et Richard de Graignes signent un acte en faveur du prieuré de Bohon (Saint-Georges-de-Bohon).
La seigneurie de Graignes fut la possession jusqu'au XVIesiècle de la famille de Meurdrac, l'une des plus riches de Normandie et d'Angleterre. L'église du lieu conserve l'épitaphe de Robert Muldrac, seigneur de Graignes en 1463 lors de la recherche de Montfaut, et mort le . En 1512, à la montre d'armes de la Hougue est présent Jean Muldrac, seigneur de Graignes et capitaine de Carentan.
La terre passa ensuite aux Thieuville de Graignes à la suite du mariage en 1574 de Charles de Thieuville avec l'héritière de Jean de Meurdrac. Au XVIIIesiècle, Graignes passe à la famille de Saint-Gilles, à la suite d'un mariage avec l'héritière des Thieuville-Meurdrac.
La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny.
Lieux et monuments
Mémorial franco-américain inauguré le par Mr David Brüce, ambassadeur des États-Unis en France, sur le site de l'ancienne église de Graignes détruite en 1944.
Hippodrome du Vieux-Château bâti à l'emplacement du vieux château détruit en 1944.
Église Saint-Michel du XXesiècle inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du . Elle est construite de 1956 à 1958 selon les plans des architectes Pison, Martinet et Maublanc. Elle abrite une tapisserie de Chapuis et une verrière du XXe de Chapuis et Razin, inscrites au titre objet aux monuments historiques.
Stèle érigée en mémoire du 507eRIP qui a libéré la commune.
Maisons traditionnelles du pays au Bas-Vernay et au Haut-Vernay.
Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280p. (ISBN978-2-9159-0709-4), p.97.
René Gautier et al. (préf.Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche: Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll.«Inédits & Introuvables», , 704p. (ISBN978-2-35458-036-0), p.230.
↑Léonor de Mons, «Montre d'armes de la Hougue en 1512 pour la vicomté de Carentan: essai d'identification des nobles et de la localisation des fiefs», Revue de la Manche, t.67, no267, janvier-février-mars 2025, p.51 (ISBN979-1-0937-0115-8).
↑Charles de Gerville, «Recherches sur les anciens châteaux du département de la Manche: Arrondissement de Saint-Lô», dans Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, Mancel (Caen) - Ponthieu et Delaunay (Paris), (lire en ligne), p.272.