| Rancoudray | |
Vue aérienne de Rancoudray et son église. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Avranches |
| Commune | Saint-Clément-Rancoudray |
| Statut | Ancienne commune |
| Code postal | 50140 |
| Code commune | 50424 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 38′ 42″ nord, 0° 52′ 20″ ouest |
| Élections | |
| Départementales | Mortainais |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Saint-Clément-Rancoudray |
| Dissolution | |
| Localisation | |
| modifier |
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Rancoudray est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, associée à Saint-Clément entre le et le .
Rancoudray est située au sud du territoire de Saint-Clément-Rancoudray.
Le GR 22, Paris - Mont-Saint-Michel passe à l'église.
La Meude forme une cluse à ce niveau dans un système de crètes orienté est-ouest, sorte de plateau entre 250 et 300 m d'altitude supportant la forêt de la Lande Pourrie en bordure sud de Rancoudray. Ce système est bordé par la Sée en partie nord et la Sélune en partie sud.
La mine de Barenton exploitait les ressources en fer de l'endroit et disposait de quelques bâtiments dans la partie sud-est de Rancoudray. L'eau qui coule sur le sud de la commune est fortement ferrugineuse ce qui lui confère un goût particulier et se traduit par des irisations particulières dans les ruisseaux. Cela se traduit aussi dans la toponymie proche (Rouge-Butte, sur le territoire de la commune de Ger).
Bien qu'ils ne citent aucune forme ancienne, François de Beaurepaire et René Lepelley à sa suite, interprètent ce composé comme un « rond coudray », c'est-à-dire un bois de coudriers de forme arrondie,. En revanche, Albert Dauzat considère que le premier élément est peut-être un anthroponyme germanique du même type que celui contenu dans Ranville.
François de Beaurepaire compare avec des types toponymiques analogues comme Rontaunay « ronde aulnaie » (sur le territoire de la même commune) et Ronfeugerai, commune de l'Orne, « ronde fougeraie ».
Remarque : il s'agit sans doute d'une formation toponymique médiévale, dont le suffixe collectif -ai (noté le plus souvent -ey ou -ay) n'a pas encore fait place à la forme féminine moderne -aie qui sert à désigner un ensemble d'arbres appartenant à la même espèce (cf. hêtraie, chênaie, etc.). L'ancien français et mot dialectal coudre (parfois féminin) désignait un noisetier, également nommé coudrier cf. Gisay-la-Coudre (Eure). Dans les années 1980, les anciens parlaient encore de la baguette de coudre du sourcier et l'emploi du mot coudrier reste assez répandu dans les campagnes de l'Orne et de la Manche. Il remonte ultimement au gallo-roman COLURU (cf. colurus > colrus en latin médiéval), forme altérée du latin corylus, dont la métathèse de [l] est peut-être inspirée par l'influence de substrat gaulois, le mot gaulois était sans doute *collos (cf. irlandais et gallois coll « noisetier »).

L'histoire de Rancoudray est celle d'un sanctuaire marial très ancien ayant vu des siècles de pèlerinages.
Le village n'est constitué que de l'église, de la mairie-école désaffectée, de l'ancien presbytère et d'une maison ancienne qui voyait dans le temps la table mise pour les fêtes paroissiales. Le reste du village, quelques maisons, déporté au-delà du cimetière, formait le grand Rancoudray. Le monument aux morts, situé en contrebas, avec son autel, aurait été construit sur le lieu de l'ancien sanctuaire avec ses pierres[réf. nécessaire]. Il servait encore, dans les années 1980, notamment lors des processions du . La nouvelle église date du tout début du XXe siècle, elle a été consacrée en 1901 par l'évêque de Coutances Joseph Guérard.
En 1861, Saint-Clément (1 844 habitants en 1856) cède la partie sud de son territoire pour la création de la commune de Rancoudray (soit 403 habitants),.
En 1973, Rancoudray fusionne avec cette même commune en gardant le statut de commune associée.
Le , l'association est transformée en fusion simple.

