| Iouou | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
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| Transcription | Jww | ||||
| Période | Ancien Empire | ||||
| Dynastie | VIe dynastie | ||||
| Fonction principale | vizir | ||||
| Dates de fonction | règne de Pépi Ier | ||||
| Famille | |||||
| Père | Khoui (?) | ||||
| Mère | Nebet (?) | ||||
| Enfant(s) | ♂ Ouni l'Aîné♂ Ouni le Moyen♂ Ouni le Jeune (?) | ||||
| Fratrie | ♀ Ânkhésenpépi Ire (?)♀ Ânkhésenpépi II (?)♂ Djaou (?)♂ Idi (?)♂ Ibi (?) | ||||
| Sépulture | |||||
| Type | mastaba | ||||
| Emplacement | nécropole d'Abydos | ||||
| Date de découverte | 1843 | ||||
| Découvreur | Karl Richard Lepsius | ||||
| Fouilles | 1843 : Karl Richard Lepsius1999-2001 et 2007 : Kelsey Museum | ||||
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Iouou est un vizir de la VIe dynastie, dont la position avait pendant longtemps été incertaine, jusqu'à la découverte d'une inscription faisant de lui le père du célèbre vizir Ouni l'Aîné.
Iouou est attesté par sa tombe, située à Abydos, immédiatement au nord de celle de son fils Ouni l'Aîné. Sur un bloc de montant de porte ou de pilier est montré le vizir Iouou se voyant offrir des offrandes par son « fils aîné », le « Gouverneur de Haute-Égypte » Ouni l'Aîné et son petit-fils le « prêtre-lecteur » Ouni le Jeune. Ce bloc provient du coin sud-ouest du mastaba d'Iouou. La partie inférieure de la stèle fausse porte d'Iouou a été retrouvée dans la tombe en 2007, avec le nom de Pépi Ier, suggérant qu'Iouou est décédé sous ce règne (ce qui semble cohérent avec le décès de son fils aîné Ouni l'Aîné sous le règne de Mérenrê Ier).
Sur la stèle fausse porte de sa petite-fille Mezenet, entrée au Musée égyptien du Caire depuis 1860(CG 1576), sont mentionnés Iouou et sa fille Iretnès, la stèle est dite provenir du côté sud du mastaba du gouverneur de Haute-Égypte Idi (contemporain d'Ouni ; le mastaba a été usurpé par Nekhty pendant la Première Période intermédiaire), située au sud du des mastabas d'Ouni et d'Iouou.
Sur un bloc de la seconde tombe d'Ouni l'Aîné, celle-ci étant située à prosimité de la pyramide de Pépi Ier à Saqqarah-Sud, un relief montre Iouou recevant des offrandes de son fils, son aimé Ouni l'Aîné, portant les titres de « ami unique et prêtre cérémoniaire », et d'un autre fils nommé Ouni le Moyen (Wnj ḥry-jb).
Une table d'offrandes d'un vizir Iouou, conservée au Musée des Beaux-Arts Pouchkine, doit également lui être attribuée.
La stèle fausse porte représentant un certain Iouou et une reine Ânkhésenpépi, conservée au Musée égyptien du Caire (CG 1439), a été attribuée historiquement au fils d'Ouni du même nom. Cependant, Naguib Kanawati considère qu'il doit s'agir du vizir Iouou et non son petit-fils ; il avance plusieurs arguments, comme les différences de titres, ou encore la datation de la stèle fausse porte, qui semble correspondre par son style au début de la VIe dynastie, alors que le linteau CG 1643 au nom du fils d'Ouni semble bien plus tardif.
Iouou porte les titres suivants :
Iouou était donc le père d'au moins deux fils, voire trois : Ouni l'Aîné, vizir comme lui, Ouni le Moyen et, peut-être, Ouni le Jeune, bien qu'un Ouni le Jeune, fils d'Ouni l'Aîné, soit attesté par ailleurs. Iouou est donc également le père d'une fille Iretnès, attestée au traves de la stèle fausse porte de sa propre fille Mezenet.
Le lien entre Iouou et Ouni d'une part, et la reine Ânkhésenpépi représentée sur la stèle CG 1439, reste incertain. Bien qu'aucun lien de parenté entre ce Iouou et cette reine ne soit explicité, la représentation suggère un lien familial entre les deux,, : il s'agit d'une représentation typique d'un couple, inenvisageable dans le cas présent ; une autre possibilité est un lien fraternelle. Cela ferait de Iouou le frère de cette reine, qui doit être soit Ânkhésenpépi Ire ou Ânkhésenpépi II ; si un tel lien est confirmé, cela ferait de ce Iouou automatiquement le vizir Iouou, et non le Iouou fils d'Ouni, et cela ferait donc de ce Iouou un fils de Khoui et de Nebet. Cela reste cependant conjectural.
La tombe d'Iouou avait été découverte et documentée par l'expédition de Karl Richard Lepsius dans les années 1840, qui passa par Abydos en 1843. Cette tombe a par la suite été perdue, jusqu'à sa redécouverte lors de fouilles à la fin des années 1990 et le début des années 2000. Elle est située juste au nord de la tombe d'Ouni l'Aîné (elle avait quant à elle été découverte par Auguste Mariette en 1860 et avait aussi été perdue), dans le cimetière central d'Abydos. La tombe a été fouillée de manière complète en 2007.