| Le Grand-Quevilly | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Rouen | ||||
| Intercommunalité | Métropole Rouen Normandie | ||||
| Maire Mandat |
Nicolas Rouly 2020-2026 |
||||
| Code postal | 76120 | ||||
| Code commune | 76322 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Grand-Quevillais | ||||
| Population municipale |
25 789 hab. (2023 |
||||
| Densité | 2 321 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 24′ 26″ nord, 1° 03′ 11″ est | ||||
| Altitude | Min. 1 m Max. 68 m |
||||
| Superficie | 11,11 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Rouen (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Rouen (commune du pôle principal) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Grand-Quevilly (bureau centralisateur) |
||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | https://grandquevilly.fr/ | ||||
| modifier |
|||||
Le Grand-Quevilly, dit aussi Grand-Quevilly, est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie.
Le Grand-Quevilly est située en Normandie dans le département de Seine-Maritime. Voisine de Rouen, elle est la 6e ville la plus peuplée du département avec 25 698 habitants et 4e commune de l'agglomération rouennaise derrière Rouen, Sotteville-lès-Rouen et Saint-Étienne-du-Rouvray. Le Grand-Quevilly s'étend sur 11,11 km2. La commune est voisine du Petit-Couronne, de Saint-Étienne-du-Rouvray, de Le Petit-Quevilly et de Rouen. Elle se situe sur la rive gauche d'un méandre de la Seine. L'altitude dans la commune varie entre 5 m et 67,50 m.
La ville contient notamment de nombreux commerces et espaces verts Elle fait partie des villes de France ayant le plus de logements sociaux. En effet, le pourcentage de logements sociaux de la ville est actuellement de 67 %.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Seine,.
La Seine, qui prend sa source à Source-Seine, en Côte-d'Or, sur le plateau de Langres, traverse le département avec de larges méandres sur son flanc sud et se jette dans la Manche entre Le Havre et Honfleur.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 806 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouen à 5 km à vol d'oiseau, est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 817,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,9 1.1.2022 |
22 24.2.1990 |
27,5 31.3.2021 |
29,8 30.4.2025 |
35,4 25.5.2026 |
42 25.6.2026 |
43 25.7.2019 |
40,5 9.8.2020 |
36,3 9.9.2023 |
31 1.10.2011 |
22,5 7.11.2015 |
17,3 30.12.2022 |
43 2019 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 8,6 | 9,9 | 13,4 | 17,1 | 20,5 | 23,9 | 25,9 | 25,9 | 22,3 | 17,4 | 12,1 | 8,9 | 17,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 5,6 | 6,2 | 8,9 | 11,6 | 15 | 18,2 | 20,2 | 20 | 16,9 | 13,2 | 8,8 | 6 | 12,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2,7 | 2,6 | 4,4 | 6,2 | 9,5 | 12,6 | 14,5 | 14,2 | 11,5 | 8,9 | 5,5 | 3,1 | 8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−17 8.1.1985 |
−12,2 7.2.1991 |
−6,1 1.3.2005 |
−3,3 6.4.2021 |
0 7.5.1979 |
2,3 5.6.1991 |
7,5 12.7.2000 |
6 28.8.1979 |
2,5 30.9.2018 |
−3,5 30.10.1997 |
−6,6 24.11.1998 |
−11 29.12.1996 |
−17 1985 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 76,1 | 63,6 | 58 | 52,5 | 66,5 | 56,8 | 62 | 68,6 | 57,8 | 76,2 | 76,2 | 103,6 | 817,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 13,7 | 11,8 | 11 | 9,2 | 9,8 | 8,8 | 8,7 | 9,2 | 9,4 | 12,1 | 13,1 | 14,5 | 131,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 5,2 | 4,5 | 4,3 | 3,9 | 4,3 | 3,8 | 3,9 | 4,3 | 3,5 | 5,4 | 5,1 | 7,2 | 55,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 2,2 | 1,5 | 1,3 | 1,2 | 2 | 1,6 | 2 | 2,1 | 1,8 | 2,1 | 2,1 | 3,6 | 23,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
30,2 21.1.2018 |
38,7 14.2.1990 |
34,6 20.3.2001 |
25 30.4.2018 |
45 21.5.2014 |
62,8 16.6.1997 |
71,1 3.7.2005 |
70 13.8.2015 |
33,8 1.9.1987 |
37 2.10.2021 |
35,6 8.11.1979 |
38,4 18.12.1997 |
71,1 2005 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au , Le Grand-Quevilly est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Rouen, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (88,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (81,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (45,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (39,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,4 %), forêts (3,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %), eaux continentales (3,6 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le Grand-Quevilly est desservie par le tramway de Rouen dit « métro de Rouen », depuis l'inauguration de celui-ci en 1994. La branche « Georges-Braque » de la ligne traverse la ville du nord au sud avec cinq stations, à une fréquence d'une rame toutes les six minutes en heure de pointe. Le tramway permet de rejoindre le centre-ville de Rouen en une vingtaine de minutes (en correspondance avec les principales lignes de l'agglomération) et Le Petit-Quevilly en quelques minutes.
Des lignes de bus (T4, F6, F9, 27 et 42) offrent la possibilité de rejoindre des communes non desservies directement par le métro telles que Saint-Etienne-du-Rouvray, Sotteville-lès-Rouen Petit et Grand-Couronne.
Le Grand-Quevilly est traversée par la Sud III (RN 338) qui donne accès à l'autoroute A13.
Le bac permet le passage vers Dieppedalle.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Chevillei vers 1027 ; Cavilleium (en latin médiéval) au début du XIIe siècle. Puis Quevilly le Grand à la fin du XIVe siècle[réf. nécessaire].
Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise marquant la localisation ou la propriété. Généralement, il a abouti à la terminaison -(a)y ou -(e)y dans la plupart des régions de Normandie, comme dans la région parisienne, en Picardie et les régions du centre nord de la France.
Le premier élément Quevil(l)- représente sans doute un anthroponyme selon le cas général. François de Beaurepaire propose deux noms de personnes différents, soit le nom d'homme gaulois Cabillus (mentionné dans une inscription de Lyon, CIL XIII, 382), soit le nom de personne latin Capellus (porté par un autochtone). D'où le sens global de « domaine rural, propriété de Cabillus ou Capellus ».
Un début de palatalisation a affecté la voyelle initiale /a/ > /e/ suivi d'une régression, ainsi Quevilly conserve le [k-] initial (graphié qu-) caractéristique du normand septentrional et du picard au nord de la ligne Joret.
Le même nom d'homme se rencontre dans Quevillon (Seine-Maritime) et Cavillon (Somme), suivi du suffixe -o / -on(em). Homonymie avec les Chevilly et Chevillé (Sarthe, Caviliaco IXe siècle) du Centre et de l'Ouest de la France.
Les toponymes en -acum ne prennent jamais l'article puisque ce ne sont pas des formations médiévales, mais gauloises ou gallo-romanes. En effet, l'article défini le / la, issu du latin ille / illa, n'a été utilisé pour créer des toponymes qu'à partir du IXe siècle en Normandie, alors que Quevilly est une formation toponymique antérieure au Ve siècle. Aussi l'usage conforte-t-il cette règle, puisqu'on dit souvent Grand-Quevilly et Petit-Quevilly au lieu de Le Grand-Quevilly et Le Petit-Quevilly, formes officielles récentes. En outre, les communes contiguës de Grand-Couronne et de Petit-Couronne issues également d'une scission médiévale de la même époque (vers le XIIe siècle) ne prennent pas l'article.
En 1154, le Grand-Quevilly est acquis par le seigneur Charles de Becdelièvre, alors maître du grenier à sel de Rouen. En 1195, le domaine du Grand Aulnay (en bordure de la Seine) au sud de la commune par Richard Cœur de Lion est donné aux Hospices de Rouen. En 1554, le fief du Grand Quevilly est acquis par un seigneur, Charles De Becdelièvre, sieur de Sazilly (près de Chinon), maître du grenier à sel de Rouen.
En 1599, le prêche établi quelques mois plus tôt à Dieppedalle le est transféré sur le territoire du Grand-Quevilly, conséquence de l’édit de Nantes de 1598. Le Grand Temple des Réformés est édifié.
En 1793, la vie communale s'organise autour d'un conseil général communal bientôt transformé en conseil de la commune révolutionnaire du Grand-Quevilly. En 1794, une équipe est choisie pour le destin de la commune. Elle est dirigée par André Boutigny, qui prendra en 1800 le titre de « maire provisoire », avant l'arrivée de Germain Delamare, premier maire de la commune et qui le resta jusqu'en 1814. À la fin du XVIIIe siècle, le château du Grand-Quevilly est construit par le marquis Pierre-Jacques-Louis de Becdelièvre (1718-1771). Il fut couramment appelé le château de Montmorency, du nom de Anne Louis Christian de Montmorency ( - Neuilly † - Munich), comte de Tancarville, 8e prince de Robech (1812), marquis de Seignelay, marié, le à Henriette de Becdeliévre de Cany ( - Paris † ), fille d'Anne Louis Roger de Becdelièvre ( † ), marquis de Quevilly, seigneur de Cany, dit le « marquis de Cany », lieutenant-général des armées du Roi, chevalier de Saint-Louis. Sa bibliothèque et certains meubles furent vendus aux enchères en 1941.
En 1870, les Prussiens envahissent la commune. Des soldats sont enfermés dans le château du Grand-Quevilly, où était installé un quartier général prussien. De 1882 à 1899, des plaques indicatives de rues et de maisons sont installées ; une école pour garçons est construite ; en 1894, s'ouvre un chantier naval. En 1886, le boulevard de l'Industrie est créé, au long duquel vont pousser les usines. Le bourg du Grand-Quevilly compte alors 2 000 habitants. En 1893, à la limite nord de la commune du Grand-Quevilly, des Ateliers et Chantiers Laporte et Cie s'implantent ; l'un de ses plus célèbres bateaux est le pétrolier baptisé Quevilly. En 1899, la filature Dieusy s'installe et la première poste locale est ouverte.
En 1914, plusieurs camps de militaires britanniques s'installent dans la commune. Une nécropole nationale en perpétue le souvenir. En 1919, déjà amorcée avant-guerre, l'industrialisation se poursuit au bord de la Seine, surtout grâce à l'installation de la Centrale Électrique (qui fonctionne au charbon) pour fournir l'énergie aux usines. La population avoisine les 2 500 habitants, et passera à 10 000 à la veille de la guerre 39-45.
En 1935, les élections municipales ont lieu. La liste du « Progrès social », conduite par le docteur Prat et Tony Larue, arrive en tête. Le programme de réalisations comprend la construction de deux écoles maternelles, d'un établissement de bains-douches, d'une école de garçons, d'un foyer communal doté d'une salle de spectacle et d'une nouvelle mairie.
De 1939 à 1944, les immigrés partent, les usines sont désorganisées, des militaires fournissent la main-d'œuvre. En 1941, le maire Tony Larue est destitué de ses fonctions et est remplacé. La ville est la cible de plusieurs bombardements. 76 résistants sont condamnés à mort sur le stand de tir des Bruyères, réquisitionné par l'armée allemande. La ville est libérée le .
Elle se dote d'un nouveau bureau de poste au Bourg et d'un bureau annexe. Un marché couvert, un groupe postscolaire, de nouveaux établissements scolaires, une bibliothèque populaire publique et gratuite en 1951 sont créés. En 1945, Louis Jouvin, résistant et déporté, devient maire du Grand-Quevilly.
En 1947, Tony Larue est réélu maire et sera maire jusqu'en 1995. De 1953 à 1977, il fait construire des pavillons, des centres commerciaux (Centre Sud 3), de la zone à urbaniser en priorité. En 1961, la nouvelle ville se construit. une zone à urbaniser en priorité (ZUP) est constituée. La ville procède à l'acquisition de la forêt du Chêne-à-Leu. Suivent, dans les années 1970, les ZAC (Zones d'aménagement concerté) des Provinces à vocation d'habitation et du Grand Launay à vocation économique, le centre commercial et artisanal du Bois Cany et la rénovation du Bourg. En 1974, l'hôtel de ville, dont la construction a été confiée à l'architecte Henri Tougard, est inauguré. En 1977, le maire, Tony Larue, fait appel à Laurent Fabius (alors directeur de cabinet de François Mitterrand) pour achever la construction de la ville. Depuis sont apparus une école de musique, une bibliothèque, un théâtre (« Théâtre Charles-Dullin ») et une crèche. En 1978, des Espaces Seniors sont créés pour accueillir les aînés lors d'animations et de sorties. En 1986, François Mitterrand, président de la République, est accueilli par Laurent Fabius. Les Chantiers de Normandie ferment.
En 1995, Tony Larue meurt. Marc Massion est élu sénateur et Laurent Fabius devient maire du Grand-Quevilly. La politique municipale (logement, développement économique, solidarité et loisirs) s'accompagne d'une stabilité, voire de la baisse des impôts communaux. En 1996, le dispositif du Relais Partenaire Jeunes est lancé : il permet aux familles quevillaises de bénéficier d'une aide pour financer tout ou partie de l'inscription à une activité extrascolaire des jeunes de 6 à 19 ans. De 1996 à 2006, Gaz de France s'installe, des places sont modernisées ; le Parc des Provinces est créé. La Sud III (voie reliant Le Grand-Quevilly à Rouen) est tracée, la bibliothèque, rénovée, devient médiathèque. En 1999, le tout nouveau Multiplex (Gaumont Grand-Quevilly) ouvre au centre commercial du Bois Cany ; il a une capacité de 3 862 sièges pour un total de seize écrans dont un IMAX (environ 22 mètres de base). En 1997, le Parc des Provinces reçoit la Marianne d'or des communes, plus haute distinction française pour les réalisations locales. En 1998, il devient le théâtre du festival musical de plein air gratuit : Un printemps au Parc. Cette même année, toutes les écoles de la ville sont équipées d'une salle multimédia et la ville participe à l'équipement du lycée et des trois collèges. Le dispositif des « Espaces Seniors » se complète par un service de restauration. En 1999, la « Maison des Arts » ouvre, les travaux de construction de l'« Espace jeunesse » commencent et le « Contrat Municipal Étudiant » vient aider les étudiants dans leurs études.
En 2000, Laurent Fabius, nommé au gouvernement, devient premier adjoint, Marc Massion est élu maire. En 2001, il est réélu dès le premier tour avec 82 % des voix. L'Espace jeunesse est inauguré. En 2003, l'ensemble des écoles maternelles est informatisé. En 2004, le maire lance le dispositif « 1 élève / 1 ordi » : il permet à chaque élève de CE2, CM1 et CM2 des écoles quevillaises de disposer gratuitement d'un ordinateur à son domicile, avec tous les logiciels éducatifs utilisés à l'école et choisis par les enseignants. En 2005, la crèche est agrandie pour devenir l'« Ile aux Enfants ». Le jeudi : le château d'eau, emblème de la Ville, est détruit. En 2008, Marc Massion est réélu maire. La même année, à la place du château d'eau, une roseraie est réalisée. Elle mesure six hectares et contient environ 280 variétés de roses, avec plus de 16 000 plants. En 2009, les chantiers urbains des quartiers Matisse et Kennedy commencent. En 2010, la Ville participe au festival Normandie impressionniste avec une exposition présentée à la Maison des Arts. Les premiers arbres de la « Spirale du temps » sont plantés par des écoliers dans le Bois Matisse. De 2012 à 2019, de nombreux travaux urbains voient le jour : ceux du Père Jules, du quartier Kennedy et du Bois Matisse. Plusieurs projets solidaires naissent : le dispositif « Encore+Ensemble » ou « Rendez-vous en terres jumelles » qui permet aux jeunes quevillais de partir en voyage dans l'une des villes jumelées au Grand-Quevilly.
En 2020, la liste « Grand-Quevilly, j'y tiens » de Nicolas Rouly obtient 80 % des suffrages, au premier tour de l'élection municipale. Nicolas Rouly est élu maire le .
Aux élections européennes du 9 juin 2024, Jordan Bardella (Rassemblement national) arrive en tête, en hausse de 10 points (40,86% contre 30,30% en 2019),, dans le sillage des 7 points gagnés au niveau national. Dans cette commune, Raphaël Glucksmann arrive deuxième (15,04% contre 10,07% en 2019),, devant Manon Aubry (10,90% contre 8,23% en 2019),, la liste de Valérie Hayer n'étant que 4e avec 10,46% (contre 15,58% en 2019),. La participation est en légère baisse, à 53,15% contre 55,51%,, un peu au-dessus de la moyenne nationale (52,50%).
Le Grand-Quevilly est jumelée avec :
La Ville organise différents projets autour du jumelage :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 25 789 habitants, en évolution de +0,35 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Chaque année en juin ont lieu Les Bakayades qui se déroulent au parc des Provinces. C'est une série de concerts et de cinéma en plein air les week-ends.

Le léopard signifie l'appartenance à la Normandie puisqu'il est issu des armes de la Normandie. La fasce est aux armes de la famille de Becdelièvre.