| Alençon | |
En haut, la place de la Magdeleine et la basilique Notre-Dame un jour de marché. Au milieu gauche, l'Hôtel de ville. Au milieu droit, l'ancien château des Ducs d'Alençon. En bas, la rivière Sarthe vue depuis le pont Saint-Léonard. | |
Blason |
Logo |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne (préfecture) |
| Arrondissement | Alençon (chef-lieu) |
| Intercommunalité | Communauté urbaine d'Alençon (siège) |
| Maire Mandat |
Sophie Douvry 2026-2032 |
| Code postal | 61000 |
| Code commune | 61001 |
| Démographie | |
| Gentilé | Alençonnais |
| Population municipale |
25 490 hab. (2023 |
| Densité | 2 345 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
40 566 hab. (2023) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 25′ 47″ nord, 0° 05′ 31″ est |
| Altitude | Min. 127 m Max. 152 m |
| Superficie | 10,87 km2 |
| Type | Centre urbain intermédiaire |
| Unité urbaine | Alençon (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Alençon (commune-centre) |
| Élections | |
| Départementales | Cantons de Alençon-1 et de Alençon-2 (bureau centralisateur) |
| Législatives | 1re circonscription de l'Orne |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.alencon.fr/ |
| modifier |
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Alençon est une commune française, chef-lieu du département de l’Orne, située en région Normandie.
Alençon a été au cours des siècles une place administrative (chef-lieu de la généralité d'Alençon) et économique (industries liées à la dentelle d'Alençon, à l'imprimerie) , ainsi qu'un carrefour entre communications est-ouest, sur l’axe Paris-Bretagne, et nord-sud, sur l’axe Rouen-Tours.
La ville a subi un déclassement relatif à la suite de la mise en place des réseaux ferroviaires. En 1848, la décision du tracé de la ligne ferroviaire majeure Paris - Brest est prise. Celle-ci passe par Le Mans et Laval, villes plus importantes à l'époque et non par Alençon qui aurait permis un tracé plus court.
Avec le développement du transport routier dans les années 1950 et 1960, Alençon tire à nouveau parti de sa position sur l’axe Paris-Brest (la RN 12) et entre dans une période de dynamisme, symbolisée par l’essor de l'entreprise Moulinex. La population s’accroît, des banlieues pavillonnaires apparaissent et englobent les communes voisines (Damigny, Saint-Germain-du-Corbéis, Valframbert), des immeubles modernes sortent de terre (Courteille, Champ-Perrier, quartier de Perseigne), le centre-ville est remodelé.
Cette phase prend fin en même temps que les années 1970. Le tracé de l’autoroute A11 remet Le Mans en position stratégique sur l’axe Paris-Bretagne, ce que confirme l’ouverture de la LGV Atlantique le . Alençon n'est desservie par une transversale nord-sud, l’autoroute Rouen - Le Mans A28, qu'à partir de 2005.
Alençon s’illustre dans le tourisme vert ou culturel : la ville est située entre le parc naturel régional Normandie-Maine et le parc naturel régional du Perche. Elle joue aussi son rôle de place administrative, économique et commerciale dans le cadre départemental.
Alençon se situe au sud du département de l'Orne et de la région Normandie, dans la campagne d'Alençon, une région naturelle de Normandie aussi appelée « Marches ». Cette région est frontalière de l'ancienne province du Maine.
La ville est excentrée par rapport au territoire départemental car située à la limite sud de celui-ci. Ainsi, la communauté urbaine d'Alençon (CUA) inclut également plusieurs communes situées dans le département de la Sarthe limitrophe.
La ville se trouve à 105 km de Caen, et à 161 km de Rouen, chef-lieu de région, alors que Le Mans n’est qu’à 54 km. Elle se situe entre Paris et Rennes, respectivement à 192 km et à 158 km.
Alençon se trouve également à une dizaine de kilomètres de la forêt d'Écouves vers le nord, de la forêt de Perseigne vers l’est, et des Alpes mancelles vers le sud.
Selon le classement établi par l’Insee, Alençon est une commune urbaine. Elle forme avec les huit communes de sa banlieue une unité urbaine, pôle urbain de l’aire urbaine d'Alençon ; cette aire urbaine fait partie de l’espace urbain d’Alençon-Argentan.
Les communes limitrophes sont :
La superficie de la commune est de 1 068 hectares ; son altitude varie de 127 à 152 mètres.
Alençon se situe précisément sur la limite du Bassin parisien et du Massif armoricain. Une majeure partie de la ville a été construite sur des colluvions et des limons indifférenciés datant du début du Quaternaire. Les parties basses de la ville, situées à proximité des cours d'eau, sont bâties sur des dépôts alluvionnaires récents du Quaternaire. Les points les plus élevés de l'est et du nord de la ville sont composés de calcaires micritiques à nérinées datant du Bathonien (Jurassique moyen). La zone entourant le centre de l’agglomération repose sur des calcaires oolithiques du Bajocien supérieur (Jurassique moyen), tandis que le centre-ville est bâti sur une faible épaisseur de galets, graviers et sables datant de l'Aalénien. Le leucogranite alcalin d'Alençon (connu sous le nom de « granite d’Alençon ») affleure à l’ouest immédiat de la ville à Saint-Germain-du-Corbéis, ainsi qu’à Condé-sur-Sarthe où a été exploitée, jusque vers 1985, une carrière.
Une bonne part de la ville a été bâtie avec ce granite de bonne qualité, pauvre en fer. Les bâtiments traditionnels mêlent très souvent les blocs équarris de granite pour les arêtes et entours d’ouvertures avec les pierres calcaires pour le reste de la maçonnerie, ce qui confère une physionomie spécifique aux quartiers centraux de la ville. A longtemps été extrait des carrières de Condé le « diamant d’Alençon » (appellation aujourd’hui illicite), qui est en réalité un quartz fumé. Connu dès le XVIIe siècle, ce prétendu diamant est resté très populaire en joaillerie jusqu’à la Première Guerre mondiale. Au centre-ville, la bijouterie Camus (autrefois à l’enseigne du « Diamant d’Alençon ») perpétue cette spécialité locale.
Bien que dominé par les plus hauts reliefs de la France du Nord-Ouest (forêt d'Écouves et forêt de Multonne), le territoire communal d'Alençon est peu accidenté : son point culminant se trouve à 152 mètres à La Brebiette, au nord-ouest de la ville, et son point le plus bas, à 127 mètres, à la sortie de la Sarthe, à la limite avec Saint-Germain-du-Corbéis et Condé-sur-Sarthe.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Sarthe, la Briante, le Sort et le Gesnes,,.
La Sarthe, d'une longueur de 314 km, prend sa source dans la commune de Soligny-la-Trappe, au hameau de Somsarthe, c'est-à-dire « sommet de la Sarthe », à une altitude de 250 mètres. Sur une grande partie de son cours, elle marque alors la limite entre les départements de l'Orne et de la Sarthe et conflue avec la Mayenne à Angers à une altitude de 15 mètres, pour former la Maine.
La Briante, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune du Bouillon et se jette dans la Sarthe dans la commune, après avoir traversé six communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 733 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 743,7 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
17,7 27.1.2003 |
20,1 27.2.2019 |
23,6 30.3.2021 |
28,9 16.4.1949 |
32,8 26.5.2026 |
40,3 23.6.2026 |
39,8 25.7.2019 |
38,8 13.8.2026 |
34,3 9.9.2023 |
28,5 2.10.2023 |
21 1.11.2015 |
16,5 7.12.2000 |
40,3 2026 |
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| Maximale moyenne | 7,4 | 8,6 | 12 | 15,2 | 18,6 | 21,9 | 24,3 | 24,4 | 20,9 | 16 | 10,9 | 7,8 | 15,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,7 | 5,2 | 7,7 | 10,1 | 13,4 | 16,6 | 18,7 | 18,7 | 15,5 | 12 | 7,8 | 5 | 11,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2,1 | 1,7 | 3,4 | 5 | 8,3 | 11,3 | 13 | 13 | 10,2 | 7,9 | 4,7 | 2,3 | 6,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−17,4 8.1.1985 |
−18 5.2.1963 |
−9,4 1.3.2005 |
−5,2 7.4.1956 |
−2,6 12.5.1955 |
0,3 11.6.1955 |
3 8.7.1954 |
2,2 28.8.1974 |
0 20.9.1977 |
−6 29.10.1947 |
−10,6 23.11.1956 |
−17 29.12.1964 |
−18 1963 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 74,8 | 56,6 | 52,8 | 49,7 | 62 | 55,4 | 50,8 | 51,4 | 54,5 | 72 | 75,9 | 87,8 | 743,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 12,3 | 10,5 | 9,9 | 9,4 | 9,7 | 8,1 | 7,1 | 8 | 8 | 11 | 12,2 | 13,4 | 119,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 4,9 | 3,9 | 3,7 | 3,4 | 4,2 | 3,9 | 3,6 | 3 | 3,4 | 4,7 | 5,1 | 6,1 | 49,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 2,1 | 1,4 | 1,2 | 1,2 | 1,9 | 1,5 | 1,5 | 1,4 | 1,5 | 2,4 | 2 | 2,5 | 20,5 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
39,6 21.1.1995 |
29,6 25.2.1996 |
26,8 18.3.2002 |
29 8.4.2022 |
38,2 6.5.1984 |
70 11.6.2018 |
53,8 22.7.1963 |
51,2 7.8.2007 |
67,2 3.9.2002 |
58,7 2.10.2021 |
50,7 4.11.1962 |
32,6 15.12.2011 |
70 2018 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 60,4 | 89,2 | 134 | 173,6 | 198 | 214,7 | 222,3 | 213,6 | 173,7 | 111,9 | 72,6 | 63,1 | 1 727,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au , Alençon est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine d'Alençon, une agglomération inter-régionale regroupant huit communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alençon, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 89 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (86,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (68,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,1 %), prairies (8,4 %), terres arables (3 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).


Alençon dispose d'un réseau de bus géré par la Compagnie des bus alençonnais (COBAL) sous la marque commerciale Alto.
Ce réseau est composé de trois lignes de bus régulières qui se croisent au pôle d'échange du Champ-Perrier dans le centre-ville d’Alençon, ainsi que de sept lignes à la demande. Il permet de nombreux échanges entre le centre-ville d'Alençon et sa périphérie. Il dessert l'ensemble des communes de la communauté urbaine d'Alençon et a réalisé 1 600 000 voyages en 2011, soit une fréquentation moyenne de 4 380 voyageurs par jour.
Alençon se situe au cœur du réseau interurbain de l'Orne. Cinq lignes régulières de car ont pour terminus la gare routière d’Alençon (lignes 20, 21, 40, 61, 70, 71) et partent relier la préfecture de l'Orne aux principales villes du département telles que Flers, L'Aigle, La Ferté Macé, Bagnoles-de-l'Orne, Mortagne-au-Perche, Bellême ou encore Nogent-le-Rotrou,.
Alençon étant immédiatement frontalière de la Sarthe, et sa communauté urbaine incluant plusieurs communes sarthoises, elle est également le terminus de la ligne 4 des transports interurbains de la Sarthe (vers Fresnay-sur-Sarthe).
Alençon est au croisement de la route nationale 12 reliant Paris à la Bretagne avec les anciennes routes nationales RN 138 et RN 155. De plus, à quelques kilomètres d'Alençon bifurquent respectivement depuis l’ex-RN 138 et RN 12 les anciennes RN 158 et RN 176.
Ainsi, Alençon se trouve à un carrefour routier duquel partent des routes vers Caen, Rouen, Dreux, Paris, Chartres, Orléans, Le Mans, Laval, Fougères, Rennes, Le Mont-Saint-Michel et Saint-Malo.
En ce qui concerne le réseau autoroutier, Alençon est desservie par l'A 28, une transversale nord-sud faisant partie du Grand contournement de Paris et permettant de partir de Calais et rejoindre Bayonne en n'utilisant que le réseau autoroutier et en évitant Paris. Cette autoroute double l'ancienne RN 138 (Rouen - Le Mans) ; ouverte en 2005 elle dessert Alençon par deux diffuseurs. Elle permet pour la ville d'Alençon, outre un désenclavement logique, un accès rapide aux villes du Mans, de Tours, Angers, Rouen, Le Havre, Lisieux et Deauville.
À 20 km au nord d'Alençon, au niveau de la ville de Sées, l'A28 donne naissance à l'A88 partant relier les villes d'Argentan et de Caen.
Suivant les sections, la RN 12 d'Alençon à Paris est à 2×2 voies ou est en projet d'aménagement en 2×2 voies en Normandie et en Île-de-France. Ailleurs, son tracé, limitrophe de la région Centre-Val de Loire, freine son élargissement en cohérence avec le reste[Quoi ?]. La RN 12 est déviée du centre-ville d'Alençon par le nord et croise l'A28 par un échangeur. La partie ouest de la déviation d'Alençon est par ailleurs en cours d'élargissement à 2×2 voies, sa mise en service est prévue pour l'été 2013.
Le reste des anciennes routes nationales (Alençon-Chartres/Orléans et Alençon-Rennes/Le Mont-Saint-Michel) sont à 2×1 voies, bien que des projets d'élargissement aient vu le jour, notamment en vue de doubler la RN 12 au-delà d’Alençon vers Rennes et Le Mont-Saint-Michel.
Alençon dispose d'une gare SNCF, la gare d'Alençon, située sur la ligne Caen-Alençon-Le Mans-Tours.
Des liaisons quotidiennes vers les gares de Caen, du Mans, de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps sont donc proposées. Des correspondances pour la gare de Paris-Montparnasse sont organisées via la gare de Surdon ou la gare du Mans, respectivement grâce à des trains Intercités et des trains express régionaux ou le TGV Atlantique.
La gare d'Alençon se situe sur les lignes 3 et 7 du réseau TER Normandie.
Le trajet Alençon – Le Mans dure entre 30 et 40 minutes, et Alençon–Caen en 1 h 10 environ. Les meilleurs temps de parcours permettent de faire Alençon – Paris-Montparnasse en 1 h 40.
La modernisation de la ligne de Caen à Tours, et notamment son électrification, est un sujet récurrent dans la vie politique locale.
La gare d'Alençon, reconstruite en 1952 après les bombardements de 1944, était à l'origine une gare standard origine Ouest.
Historiquement, Alençon se trouve au centre d'une étoile ferrée dont les branches forment les ligne d'Alençon à Domfront, Ligne d'Alençon à Condé-sur-Huisne, ligne d'Alençon à Sillé-le-Guillaume, ligne d'Alençon à Mamers.
Alençon dispose d’un aéro-club qui est situé sur l'aérodrome Alençon-Valframbert. Il propose des formations au brevet de pilote privé, au brevet d'initiation aéronautique et au brevet de base ; il propose aussi des baptêmes de l'air et des vols découvertes.
Mentionnée sous la forme Alencione à l’époque mérovingienne, Alercio en 1060 (probable cacographie pour *Alencio) et Alencio en 1070.
Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing, il s’agit du nom de personne gaulois Alantius, suivi du suffixe -o / - onem marquant la localisation. Pour Ernest Nègre et René Lepelley, il s’agit du nom de personne gaulois Allontius.
En l’absence de formes plus anciennes, il est difficile de trancher entre ces deux affirmations. Ces deux noms de personnes contiennent deux suffixes gaulois connus par ailleurs -(a)nti- comme dans Brégence (jadis Brigantia) ou (o)nti- comme dans Besançon (jadis Vesontio). On peut y voir un appellatif toponymique suffixé en *- onti-o ou *- anti-o, plutôt qu'un nom de personne pris absolument. En effet, ces deux finales, notamment *- onti-o, se rencontrent dans de nombreux noms de lieux comme Lyons-la-Forêt qui remonterait à *Licontio / *Ligontio, Ressons-sur-Matz (Rosontio), Sigonce (Segontia, variante *- onti-a), Besançon (voir ci-dessus), etc.
Le premier élément al- pourrait être le même que celui reconnu par Pierre-Yves Lambert dans les toponymes gaulois du type Alauna (Allonne / Allonnes, etc.) et qui viendrait d'un thème indo-européen *al-, « nourrir », qu'on retrouve en vieil irlandais alim, en latin alō (cf. dérivé alumnus, nourrisson, nourricier) et en vieux norrois ala, « nourrir ».
Son sens serait donc celui de « lieu nourricier », « lieu fertile », ce qui correspond bien à la situation d'Alençon dans une plaine fertile qui tranche avec les terres plus rudes des collines environnantes.
Pour Pierre-Henri Billy, les formes anciennes du nom sont issues du nom de personne gaulois Allontia (attesté de manière tronquée sur une inscription à Mayence) accompagné du suffixe -one.
Pour Xavier Delamarre, la forme Alencio de 1070 renvoie à un nom d'homme gaulois Alantios accompagné du suffixe gaulois -on(on). Ce nom de personne n'est pas attesté mais il existe une déesse Alantedoba, soit « la Noire (Duba) Errante (Alanti) », chez les Camunni.
Paronymie avec Notre-Dame-d'Allençon (Alintumno 658) et Lançon-Provence (de Alanzone, 980).
Le gentilé est « Alençonnais ».
Au deuxième millénaire avant Jésus-Christ, le site n'est alors qu'un carrefour de routes et le passage de celle de l'étain. Fondation gauloise des Aulerques, Alencium, avec ses quelques maisons, à l'intérieur d'une petite enceinte ovale, vers , se développe avec une nouvelle enceinte, probablement une palissade de bois, qui entoure alors un espace de 250 mètres de diamètre. On aurait retrouvé la trace de celle-ci dans le sol marécageux de la rue de la Juiverie.
Les recherches les plus récentes permettent de comprendre comment le site de la ville d’Alençon a été occupé au cours des périodes anciennes. Dans les environs de la ville, les archéologues ont étudié des sites remontant au Néolithique, comme à Saint-Germain-du-Corbéis où il s’agit d’une carrière d’extraction de schiste destiné à la fabrication de bijoux, ou à Cerisé où des vestiges d’habitats ont été fouillés. L’âge du bronze est aussi représenté à Cerisé avec l’existence de cercles funéraires. L’âge du fer est très présent dans la campagne alençonnaise, ne serait-ce qu’au travers de nombreux noms de communes et de lieux-dits. Il existe aussi de nombreuses fermes indigènes, terme désignant les exploitations agricoles gauloises avant la romanisation.
Toutes ces périodes ne sont pas représentées sur le site même de la ville d’Alençon. La période gallo-romaine est aussi présente avec de nombreux sites. Lorsque les archéologues font le bilan des données, les sites se concentrent sous la forme de deux couronnes entourant Alençon. Ils en déduisent que ces sites, à vocation agricole, ont fait vivre un centre plus peuplé. S’agit-il d’une villa ou d’un vicus ? Le problème majeur est qu’aucune trace d’occupation gallo-romaine n’est connue dans les limites actuelles d’Alençon. En revanche, il existe des traces d’un passage. Plusieurs monnaies ont été retrouvées à travers la ville : rue des Grandes-Poteries, Grande Rue, vieux Pont de Sarthe, rue des Tisons.
Alençon s’est développée à l’origine dans un méandre de la rivière Sarthe, soit l’actuel quartier de Montsort. En effet, les Gaulois préféraient s’installer dans des endroits sains, comme l’extrémité du plateau calcaire que constitue Montsort, plutôt que dans l’encaissement marécageux où Alençon s’est étendu à partir du Xe siècle.
La christianisation de la Normandie commence au milieu du IVe siècle. Tout d’abord des aristocrates gallo-romains, vivant à la fois dans des centres urbains et possédant de vastes domaines ruraux, importent cette nouvelle religion. À cette période, Alençon est dans la Seconde Lyonnaise mais, à partir des années 380, cette province est coupée en deux. Les capitales sont respectivement Tours et Rouen, sous l’autorité de deux évêques, anciens militaires : Martin et Victrice. En outre, l’ouest de la Gaule bénéficie d’une relative stabilité. Saint Victrice entretient des relations soutenues avec Ambroise de Milan. En 396, saint Ambroise offre des reliques à saint Victrice, notamment celles des saints Gervais et Protais. Des reliques des deux saints sont amenées à Sées cette même année, consacrant la cathédrale. De là, les aristocrates gallo-romains vont permettre au christianisme de pénétrer davantage les campagnes, de faire reculer le paganisme. La région qui correspond plus ou moins à l’actuelle Normandie (la Seconde Lyonnaise) fait partie d’un ensemble dénommé au IVe siècle Tractus Armoricanus et Nervicanus, division militaire et administrative. Il faut en effet empêcher les invasions des Saxons par la mer. Le Tractus armoricanus fonctionne durant tout le Ve siècle. L’autorité est détenue par les évêques. Les Pays, pagi, vont servir de cadre à la création des évêchés. Ainsi, le pagus oxismensis, le pays d’Exmes, correspond à l’évêché de Sées. Il est divisé en quatre centenae dont une à Alençon pour chef-lieu administratif : pagus novaciensis avec Neuvy-au-Houlme, pagus saginsis avec Sées, pagus corbonnensis avec Corbon, pagus alencionnensis avec Alençon. C’est la première mention d’Alençon, tardive car du VIIe siècle, mais ces divisions sont mises en place au Ve siècle.
Durant l’Antiquité tardive et la période mérovingienne, Alençon se nomme Montsort. « Montsort » est un nom tardif, quant au nom « Alençon », il est capté au Xe siècle à la suite d'un déplacement du centre des pouvoirs sur la rive nord de la Sarthe. Le village mérovingien d’Alençon correspond à la paroisse Saint-Pierre soit Montsort. Il est massé sur l’extrémité du plateau sur la rive sud de la Sarthe. Saint-Pierre indique une église funéraire du VIe ou du VIIe siècle. La paroisse est imposée en nature par l’évêque du Mans avec de l’huile et de la cire destinées à l’éclairage de la cathédrale et d'un tiers de sou mérovingien. La Sarthe est la limite entre les évêchés du Mans et de Sées. Alençon est le chef-lieu d'un centenier mérovingien puis d'une vicairie carolingienne, qui est une division équivalente.
À la période carolingienne, Alençon se trouve dans le ducatus cenomannensis, le duché du Mans, qui est une partie de la Neustrie. La région subit les raids vikings. Les envahisseurs pénètrent la région en remontant le cours de l’Orne vers le sud, ou vers le nord en suivant la Loire, la Maine et la Sarthe. En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte stipule que le roi carolingien cède un vaste territoire à Rollon, chef viking. Ce territoire est un royaume entre Seine et Loire, trop vaste pour que les hommes, qu’on appelle désormais les Normands, puissent l’investir. Une prise de possession progressive est mise en place, évêché après évêché. En 924, Sées est revendiquée par les Normands. Ils arrivent jusqu’à la limite méridionale, soit la Sarthe. Un nouveau centre est créé sur la rive nord, pour concurrencer le village de la rive sud (Montsort-Alençon), et affirmer le nouveau pouvoir. En attendant de revendiquer l’évêché du Mans, des pactes sont passés avec les nobles du secteur, élargissant l’orbite normande. La famille de Bellême est la plus importante autorité sur la marche méridionale de la Normandie, de Mortagne à Domfront. Cette seigneurie de Bellême est une vaste zone tampon entre le Perche, l’Anjou, la Bretagne et la Normandie. Alençon est dès lors dans une position avantageuse. C'est Guillaume Talvas, qui fit construire le premier château fort dont l'enceinte englobait deux îles de la Briante. Après la Bataille de Val-ès-Dunes en 1047, Alençon est saisie par le comte d'Anjou, Geoffroi Martel. En 1051, le duc Guillaume de Normandie assiège et reprend la place,. Avec celles d'Argentan, de Mortagne-au-Perche et de Domfront, elle fera partie de la ceinture de pierre d'Henri Ier Beauclerc.
En 1118-1119, Foulques V d'Anjou, appelé à la rescousse par les barons mécontents de la gestion tyrannique d'Étienne de Mortain, reçut Alençon. En 1135, la ville est ravagée par le roi d'Angleterre Henri Ier.
Un prieuré de l’abbaye de Lonlay est implanté dans la seconde moitié du XIIe siècle.
À partir du XIIIe et jusqu'au XVIIIe siècle, le comté d'Alençon est régulièrement donné en apanage aux fils des rois de France (voir l'article liste des comtes puis ducs d'Alençon pour plus de détails) : d'abord en mars 1268 à Pierre Ier, cinquième fils de Louis IX, puis à Charles de Valois, second fils de Philippe III. Pierre II fait construire la grande tour du château, qui subsiste de nos jours. Son successeur, Jean Ier, est tué à la bataille d'Azincourt. En 1414, le comté est érigé en duché-pairie.
Lors de la guerre de Cent Ans, après le siège et la prise de Caen en par le roi d'Angleterre Henri V, la ville ouvre ses portes aux Anglais en octobre. Les troupes étaient installées dans le quartier de Monsort à l'endroit que l'on appelle encore le « champ du roi ». Le duc Jean II, chassé à huit ans de ses terres, est capturé, en 1424, à bataille de Verneuil. Libéré au bout de trois ans contre forte rançon, il rejoint la cour de Charles VII et combat avec Jeanne d'Arc. En 1449, il libère sa ville des Anglais après trente deux années d'occupation, grâce à la complicité de quatre bourgeois qui furent annoblis. Par la suite, Jean II, estimant ses services mal récompensés, soutient la révolte du dauphin Louis contre son père. Jugé en 1458, ses biens sont confisqués, mais il rentre en possession de son apanage lors de l'accession de Louis XI au trône. Arrêté et jugé à nouveau en 1472 pour trahison, il échappe de peu à la peine de mort et donne ses posséssion à son fils, René. La femme de ce dernier, Marguerite de Lorraine-Vaudémont, entreprend une active politique de construction à Alençon, contribuant à l'achèvement de l'église Saint-Léonard et de l'église Notre-Dame, et à la fondation du couvent des Clarisses en 1497.

Alençon est le lieu de résidence de Marguerite d’Angoulême, qui a épousé, en 1509, à l’âge de dix-sept ans, le duc d’Alençon Charles IV, en premières noces. Même après la mort de Charles, survenue en 1525 à la bataille de Pavie, Marguerite d’Angoulême, grand-mère maternelle du futur Henri IV, et sœur du roi François Ier, établit, après son veuvage, sa cour à Alençon, où elle est demeurée après son remariage avec le roi de Navarre. Amoureuse des belles-lettres, la duchesse Marguerite réunit à sa cour un grand nombre d’hommes de lettres, dont les poursuites dirigées contre les partisans de la Réforme ne fit qu’augmenter le nombre. C’est ainsi qu’Alençon devint l’asile de savants persécutés au nombre desquels on comptait les hommes de lettres Clément Marot, Charles de Sainte-Marthe, Bonaventure Des Périers, Claude Gruget, qui publiera son Heptaméron, Antoine Le Maçon, traducteur de Boccace, Guillaume Le Rouillé, Thomas Cormier, l’évêque de Séez Nicolas de Danguye, ou Sylvius de la Haye.
Venait d’Alençon aussi la sœur de Charles IV d’Alençon, Françoise d'Alençon duchesse de Vendôme par son mariage avec Charles IV de Bourbon et ainsi elle aussi grand-mère de Henri IV en lignée masculine.
La Réforme protestante fut prêchée dans le duché d’Alençon, dès 1524, et l’esprit de tolérance de Marguerite de Valois, qui permit également aux prédicateurs Michel d'Arande et Pierre Caroli de faire pénétrer les idées nouvelles à Alençon, y fit de nombreux prosélytes parmi ses habitants, durant la première moitié du XVIe siècle. Première ville de Normandie acquise aux idées calvinistes, celle-ci devient rapidement un foyer de la Réforme, au point que, en 1530, un réformé allemand qualifiait Alençon de « petite Allemagne ». Dès 1529, Simon Du Bois y imprime Le Petit Catéchisme de Luther. L’historien Jean-Jacques Gautier, curé de La Lande-de-Goult, écrit :
« La reine de Navarre, bonne, sensible, pleine de commisération, déroba au supplice autant de Protestans qu’il lui fut possible. Elle sauva Gérard Roussel, docteur, rigoureusement poursuivi par le Parlement, et en fit son aumônier ; Caroli, également poursuivi par le Parlement, à qui elle donna la cure de Notre-Dame d’Alençon, qu’il quitta pour passer en Suisse, où il se maria… Elle donna un asile au [poète] Clément Marot. Elle reçut Charles de Sainte-Marthe, qui manqua d’être brûlé à Grenoble, et lui donna une charge de conseiller à Alençon. Elle avait obtenu la liberté d'Étienne Dolet, qui dans la suite fut brûlé sur la place Maubert.
Un protestant d’Alençon s'étant avisé de briser, pendant la nuit, un crucifix qui était au portail de l'église Saint-Louis, Marguerite apaisa l'affaire, en faisant mettre à la place un autre crucifix un peu mieux décoré que le premier. Mais la bonne duchesse ne put jamais sauver des flammes Étienne Le Court, curé de Condé, près Alençon, attaché aux nouvelles opinions, qui fut brûlé le . »
Les protestants s'emparent alors de la ville, saccagent les églises et interdisent le culte catholique.
À la mort de la reine de Navarre, en 1549, le duché d’Alençon, malgré les contestations des héritiers collatéraux du duc Charles IV, fut définitivement rattaché au domaine royal. Après la mort de François II, Charles IX céda le duché à sa mère Catherine de Médicis, qui en jouit jusqu'en 1566, date à laquelle elle le remit au roi, qui le donna à son plus jeune frère François, alors âgé de douze ans. Dès le commencement du règne de Charles IX, les protestants alençonnais se mirent à piller les églises Notre-Dame, Saint-Biaise et le couvent de l'Ave-Maria. Les catholiques furent obligés de s'armer pour protéger leur vie ; la procession le jour de la Fête-Dieu fut escortée par le chef de la corporation des bouchers accompagné de ses collègues armés de leurs assommoirs, de leurs coutelas et suivis de leurs chiens. Aidés des protestants du Mans, les protestants s’emparèrent de la ville et pillèrent de nouveau les églises. L’ordre se rétablit enfin dans la cité, où catholiques et protestants se partagèrent les fonctions municipales, à parts égales. En 1559 se crée l'Église réformée d'Alençon.

Pendant les guerres de Religion, dès 1562, les églises de la ville sont pillées et dévastés. Montgommery, qui propageait avec ferveur la foi nouvelle dans toute sa province, s'empare d'Alençon, qu’il est bientôt obligé de quitter pour aller rejoindre l'armée du prince de Condé à La Rochelle. En 1572, à l'époque de la Saint-Barthélemy, Matignon empêcha les catholiques de prendre leur revanche, sauvant les très nombreux protestants du pays d'Alençon, qui reprirent une seconde fois Alençon en 1574. Lorsque, en 1575, le duc François, qui avait pris la tête du parti des Malcontents, parvint à s'échapper de la cour, où le retenait presque prisonnier son frère Henri III, il se réfugia dans sa ville ducale d'Alençon, où ne tarda pas à venir le rejoindre le futur Henri IV, pour mettre à exécution les plans qu'ils avaient combinés ensemble. C’est d'ailleurs à Alençon qu'Henri fit sa rentrée dans l'Église protestante, en reniant publiquement le catholicisme qu’il avait embrassé sous la contrainte quelques semaines après le jour du massacre de la Saint-Barthélemy.
Le duché d'Alençon, qui avait été de nouveau réuni à la couronne à la mort du duc François, en 1584, devint, pendant la Ligue, le théâtre de la guerre. Bien que la ville soit restée fidèle à Henri III, elle fut néanmoins prise et rançonnée par le duc de Mayenne, chef de la Ligue, en 1590. Sous le règne d’Henri IV, le maréchal de Biron l’assiégea à la tête de l’armée royale ; son artillerie y fit un dégât considérable, et les ligueurs furent contraints à capituler. Comme le roi avait le plus pressant besoin d’argent, il se fit payer par la ville 17 000 écus qu’elle devait au duc de Mayenne, sur le prix de sa capitulation. En 1605, Henri IV engagea la ville et le duché au duc Frédéric Ier de Wurtemberg, à qui Marie de Médicis le racheta en 1613. Compris par la suite dans l’apanage du frère de Louis XIII, Gaston d’Orléans, le duché d’Alençon passa, en 1660, à sa seconde fille, Élisabeth d’Orléans, épouse du duc de Guise.
De 1633 à 1639, six ans durant, la peste ravage Alençon.
En 1636, lors de la refonte de l’administration territoriale du royaume par Richelieu, le duché d’Alençon est supprimé et remplacé par la généralité d'Alençon, faisant partie, avec celles de Rouen et de Caen, du gouvernement de Normandie.
En 1637, la ville accueille un synode protestant. Dans les années 1660, la protestante Marthe La Perrière invente le point de France ou point d'Alençon et fonde, en 1665, la manufacture à laquelle Colbert accordera un privilège de manufacture royale. Alençon emploiera, à l’apogée de son art, jusqu'à huit mille dentellières.
Lors des premières persécutions des protestants, qui préluderont à la révocation de l'édit de Nantes, les Alençonnais réformés préféreront fuir les dragonnades, plutôt que d’attendre passivement l’arrivée des dragons, et laissent une ville vide aux troupes. Élisabeth de Guise commença la persécution contre les protestants de son duché, allant jusqu'à faire exhumer leurs restes et les faire jeter à la voirie, pour réunir leur cimetière à ses jardins d'Alençon. Lors de la proclamation définitive de l'édit de Fontainebleau, le pasteur d’Alençon adresse à ses ouailles sa Lettre d’un pasteur banni de son pays à une église qui n’a pas fait son devoir dans la dernière persécution, à la suite de laquelle pas un seul protestant ne restera à Alençon. Cette forte émigration des forces vives de l’économie alençonnaise, occupée dans la dentelle — dont certains catholiques ne voulant pas perdre leur emploi — et l’imprimerie, vers l'Angleterre, les Pays-Bas ou les îles Anglo-Normandes, laisse la ville exsangue.
De 1726 à 1766, Louis-François Lallemant, comte de Lévignen, est l'intendant de la généralité d'Alençon. De 1766 à 1789, c'est Antoine Jean-Baptiste Alexandre Jullien qui occupe cette charge. Ces deux hommes décident d'importants travaux d'urbanisme mais ne réussissent pas à freiner la décadence de la cité et à stimuler l'activité économique. Jullien fait construire, en 1767, le pavillon en retour d'équerre vers le nord de l'hôtel Fromont de La Besnardière ; fait dresser, en 1769, le plan d'une nouvelle route vers la Bretagne ; fait démolir les portes de Lancrel, de la Barre et de Sarthe en 1776. Il fait commencer, en 1779, les travaux du Pont-Neuf contre l'avis de l'administration municipale ; cherche à donner du travail aux ouvriers en leur procurant, durant l'hiver surtout, des travaux de charité ; s'intéresse aux enfants abandonnés, se chargeant de les faire accueillir dans les hôpitaux de province, puis de les confier à des nourrices de campagne ; tente de développer l'agriculture. Il s'inquiète, en 1787, du régime des impôts, de son fardeau trop lourd pour le peuple et de « l'inégalité du partage ». Le , alors que la disette sévit, « parce que la récolte a été médiocre et que les accapareurs du blé profitent indignement des circonstances malheureuses pour accroître la misère publique, des misérables ont été tués par des troupes qu'on a fait marcher contre eux ».
La Révolution occasionna moins d’épreuves que dans beaucoup d’autres endroits. Un capucin y fut seule victime des violences. Après le renversement des Girondins par les Montagnards, le , après avoir d’abord semblé se prononcer pour le parti girondin, auquel elle avait donné Dufriche-Valazé, l’un de ses plus énergiques représentants, Alençon se soumit bientôt à l’autorité de la Convention. La même année, après la défaite des Vendéens au Mans, un grand nombre d’insurgés furent pris et conduits à Alençon où ils furent fusillés. Plus tard, les environs furent ravagés et ensanglantés par les chouans, sous la conduite de Cadoudal et de Frotté, leur dernier chef, qui fut arrêté alors qu’il négociait avec le général Guidal à l’hôtel du Cygne à Alençon avant d’être fusillé, après quoi la ville retrouva le calme.
En 1815, lors de l'occupation de la France à la suite de la défaite de Napoléon Ier à la bataille de Waterloo et sa seconde abdication, cent vingt soldats prussiens envahirent l'hôtel préfectoral durant deux jours, où ils brisent les meubles et insultent « grièvement » le préfet, le comte de Ricé.
Au tout début du XIXe siècle, François Richard-Lenoir et Joseph Lenoir-Dufresne installèrent au sein de l'abbaye bénédictine, vendue comme bien national, une manufacture de coton.
En 1843, le duc de Nemours Louis d'Orléans, second fils du roi et jeune marié, visite Alençon. La population lui demande instamment de proclamer son futur fils « duc d'Alençon », recréant ainsi ce titre de courtoisie. Ceci fut fait dès l'année suivante à la naissance du prince Ferdinand d'Orléans. Le prince épousa une sœur de l'impératrice d'Autriche, la duchesse Sophie-Charlotte en Bavière et leur fils Emmanuel d'Orléans portera encore le titre.
Au début des années 1850, la population dépasse 15 000 habitants. C'est dans une maison de la rue Saint-Blaise que vivent Louis et Zélie Martin, respectivement horloger et dentelière avec leurs cinq filles qui toutes furent religieuses. En 1877, à la mort de sa femme, Louis Martin et ses filles s'installèrent à Lisieux. Louis et Zélie Martin furent canonisés en 2018 tandis que leur fille Thérèse, devenue carmélite, l'avait été en 1925 et proclamée docteur de l'Église en 1997. Une autre sœur de Thérèse, Léonie Martin, visitandine à Caen a reçu le titre de servante de Dieu en 2015.
La plupart des grands édifices publics d'Alençon sont construits au XIXe siècle : bibliothèque, tribunal de commerce, halles aux blés, collège, palais de justice, théâtre, gare ferroviaire, école normale.
Le , lors de la guerre franco-allemande, le maire Eugène Lecointre s’oppose au préfet Alain Dubost pour les plans de défense de la ville. Il évite ainsi la destruction des ponts ainsi que du quartier de Montsort. Le , Les troupes françaises, composées de francs-tireurs et de mobilisés de l'Orne, tentent de barrer la route à l'armée prussienne menée par le grand-duc de Mecklembourg qui avance vers Alençon. L'affrontement le plus âpre, connu sous le nom de combat à la barrière de Saint-Paterne, se déroule à la hauteur de la maison du garde-barrière située à la frontière entre Arçonnay, Saint-Paterne et l'entrée sud d'Alençon. Ce combat, faisant près de 600 morts en une seule journée, n'empêchera pas l'occupation d'Alençon le soir même. Les Allemands, la quittent le 19 pour revenir le 29. Le , le 13e corps du grand duc de Mecklembourg (1823-1883) quitte la ville et remonte sur Rouen. En février, l’armée occupante réclame une contribution financière aux habitants de la ville. Le préfet ayant fui, Lecointre reste la seule autorité et fait voter un emprunt pour payer cette contribution. Une seconde contribution est exigée par les Allemands mais Lecointre déclare que la ville ne peut pas et ne veut pas payer. Le , le commandant allemand annonce alors qu’il va livrer la cité au pillage. Lecointre lui jette les clefs de sa maison en disant : « Vous pouvez commencer par moi si vous voulez. Allez et pillez, Messieurs, la force prime le droit », reprenant l’une des phrases favorites de Bismarck. Alençon est finalement épargnée mais Lecointre et d’autres conseillers municipaux sont arrêtés et envoyés vers l’Allemagne, ils sont finalement libérés quelques jours plus tard, le , à Chartres. La ville est libérée le .
Le premier téléphone de la ville est installé à la préfecture, le et un central téléphonique est établie en 1911 dans le nouvel hôtel des postes. Parallèlement la ville s'étend par la construction de nouveaux quartiers, en particulier autour de la gare, et elle englobe progressivement ses faubourgs. La population atteint les 18 000 habitants en 1908.
L'industrie de la dentelle manuelle décline, entrainant également un déclin de la ville d'Alençon.
À la veille de la Première Guerre mondiale, trois casernes étaient installées à Alençon, les militaires représentaient alors près de 10 % de la population.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alençon est occupée par les Allemands à partir de , après qu'ils eurent bombardé la ville le , faisant 31 victimes. La Gestapo arrive à Alençon au cours de l'été 1943 et fait exécuter des résistants. Pendant l'occupation, 38 personnes sont condamnées à mort et exécutées pour résistance.
Un Frontstalag (camp de prisonniers de l'Armée allemande en zone occupée) est créé à Alençon. Il portait le numéro 201,.

À la fin du mois d', les bombardements alliés sur les grands axes de communication (routes et voies ferrées) font prévoir un débarquement prochain. Le , la gare d'Alençon est bombardée par les avions américains. Du au , la ville subit une vingtaine de bombardements alliés faisant environ 200 victimes. Le , venant de Champfleur, la 2e division blindée du général Leclerc rentre dans Alençon et libère la ville avant de partir après quelques jours vers Argentan puis vers Paris. La ville a été libérée sans un coup de feu, les Allemands ayant quitté Alençon quelques heures plus tôt, pour préparer une contre-attaque dans la forêt d'Écouves, et la relève allemande retardée n’étant pas encore arrivée ; c’est un jeune résistant, Raymond Ciroux, qui est venu à la rencontre des forces alliées pour les prévenir de l’opportunité. La manœuvre audacieuse du général Leclerc, qui consistait à attaquer le plus rapidement possible, a été payante. Le grand intérêt de la prise rapide d'Alençon par la 2e DB, en dehors de la ville elle-même, sont ses ponts sur la Sarthe qui sont tombés intacts, permettant aux armées américaines et anglaises, nombreuses en Normandie à ce moment, de foncer vers l'est, vers Paris et la Seine, et au-delà. Alençon est la première ville française à être libérée par des forces françaises et non par des Alliés d’autres nationalités. La ville est citée à l'ordre de l'armée.
La commune a été décorée, le , de la croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze.

La construction de la ZUP de Perseigne a lieu entre 1963 et 1969, dans le mouvement de construction des grands ensembles en France. La ZUP est destinée à loger les ouvriers de l'entreprise Moulinex, plus gros employeur de la ville. Très rapidement le projet initial est contesté par ses habitants, ceci dès 1973. En 1977, le conseil municipal nouvellement élu fait intervenir un urbaniste et un architecte : Lucien Kroll, pour apporter des solutions à l'enclavement du quartier et aux difficultés à y vivre. Les nouvelles réflexions n'ont finalement eu que des résultats limités parmi lesquelles la destruction d'une barre d'immeuble, rue Michelet, ou des aménagements de terrasses en façades de certaines résidences, rue Flaubert. Autour de la « place de la Paix », seule trois tours sont construites sur quatre prévues, la tour Verlaine est détruite le , puis les deux restantes entre 2006 et 2007, concomitamment avec une opération de rénovation de 888 logements. Les deux quartiers prioritaires Courteille et Perseigne comptent respectivement 2 114 et 4 624 habitants en 2020, soit un quart des habitants de la ville, avec un taux de pauvreté atteignant 58 % pour le second.

La commune est le chef-lieu du département de l'Orne et de l'arrondissement d'Alençon.
Elle était divisée de 1801 à 1982 entre les cantons d'Alençon-Ouest et d'Alençon-Est, année où le découpage de la ville est modifié, avec mise en place des trois cantons d'Alençon-1, Alençon-2 et d'Alençon-3. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 (voir les articles Liste des cantons de l'Orne, Conseil départemental de l'Orne et Liste des conseillers départementaux de l'Orne pour plus de détails) le bureau centralisateur des cantons de :
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Orne (voir les articles Liste des circonscriptions législatives de l'Orne et Liste des députés de l'Orne pour plus de détails).
Alençon est le siège de la communauté urbaine d'Alençon, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Cette structure intercommunale succède au district de l’Agglomération alençonnaise, créé le .
Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans l'Orne ; la liste PS menée par le maire sortant Joaquim Pueyo obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 4 515 voix (50,48 %, 27 conseillers municipaux élus, dont 23 communautaires), devançant de 86 voix celle menée par Christine Roimier (UMP-UDI, 4 429 voix, 49,51 %, 8 conseillers municipaux élus dont 7 communautaires).
Lors de ce scrutin, 42,25 % des électeurs se sont abstenus.
Au second tour des élections municipales de 2020 dans l'Orne, la liste PS menée par Joaquim Pueyo obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 2 380 voix (42,90 %, 26 conseillers municipaux élus dont 20 communautaires), devançant les listes menées respectivement par, :
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 61,10 % des électeurs se sont abstenus.
En , ont été créés des conseils de quartier, nommés « conseils de démocratie locale », pour les quartiers suivants :
En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2016 : Médiane en 2016 du revenu disponible, par unité de consommation : 17 600 €.
La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008.
Alençon s'ouvre à l'international depuis plus de 40 ans, elle s'est notamment jumelée avec trois villes étrangères. Grâce à ces jumelages, de nombreuses rencontres sont organisées, ces échanges permettent aux Alençonnais de s'ouvrir au monde et de découvrir des civilisations parfois très différentes de la leur.
Alençon est jumelée avec les villes suivantes :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 25 490 habitants, en évolution de −1,39 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 47,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 23,6 % la même année, alors qu'il est de 27,7 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 11 876 hommes pour 13 614 femmes, soit un taux de 53,41 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,17 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Les logements HLM du Champ Perrier et ses quatre tours HLM ont été inaugurés en 1962 ; les tours sont aujourd'hui confrontées à des difficultés sociales importantes.
Alençon possède une antenne de l'université de Caen-Normandie, une des cinq antennes dont l'université dispose dans la région Basse-Normandie, comme à Cherbourg-Octeville, Saint-Lô, Lisieux ou Vire.
Le pôle universitaire d'Alençon se situe à Montfoulon, au nord-ouest du centre-ville, dans la commune de Damigny.
Le site universitaire de Montfoulon est une antenne de l'UFR de Droit et de Sciences politiques de Caen. Créée en 1991 et rénovée en 2003, elle dispense le même enseignement qu'à la Faculté de Caen, par les mêmes enseignants, mais en effectif réduit et en contact permanent avec des professionnels, dès le 1er semestre d'étude. Cette université à taille humaine permet donc une meilleure réussite aux examens ainsi qu'une meilleure adaptation à la vie étudiante. Cette antenne ne dispose cependant que des deux premières années de la formation. La dernière année se faisant sur le site universitaire de Caen.
De plus, le pôle universitaire de Montfoulon accueille :
Alençon dispose de six collèges et de sept lycées (tous types confondus), :
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Alençon dispose de onze écoles élémentaires publiques réparties dans tous les quartiers de la ville, auxquelles il faut rajouter cinq écoles élémentaires privées, portant ainsi le total à seize établissements élémentaires. Chaque établissement est à la fois une école maternelle et élémentaire.
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Lors de la deuxième semaine de septembre a lieu tous les ans l'intégration des nouveaux étudiants arrivant dans la ville. C'est un moment festif regroupant tous les étudiants alençonnais lors d'une semaine basée sur l'intégration et la rencontre entre chacun. Cette semaine se conclut par un week-end d'intégration.
Sont organisés annuellement à Alençon :
Professionnels et établissements de santé :
L’Union sportive alençonnaise 61 fait évoluer une équipe de football en National 3 (équivalent à la 5e division nationale). Une autre équipe masculine et une féminine participent aux championnats de la ligue de Normandie, et une troisième équipe masculine évolue en division de district.
L’Association sportive Courteille-Alençon fait évoluer une équipe en ligue de Normandie et deux autres en district. Deux autres clubs alençonnais jouent en district de l’Orne : l’Entente sportive alençonnaise (une équipe) et l'Olympique alençonnais (une équipe).
Issu de l'ancien grand club omnisports de la ville, le CS Alençon, disparu en 1995, l'Union sportive du district d'Alençon regroupe huit associations :
L’hippodrome d'Alençon est situé dans le quartier Croix-Mercier non loin de la zone d’Écouves. Il est géré par la Société des courses d’Alençon.
En moyenne huit courses hippiques de trot attelé ou monté sont inscrites au programme des six réunions annuelles. La qualité de la piste en herbe de l’hippodrome lui vaut d’accueillir des épreuves d’importance telles que courses à support PMU ou étapes du Trophée vert.
Historique des journaux localisés ou ayant été localisés à Alençon :
La chaîne France 3 Normandie est diffusée à Alençon grâce au site TDF des Monts d'Amain à Brullemail. qui émet les chaînes de la TNT et les radios publiques France Culture (88.0 FM), France Musique (91.0 FM) et France Inter (93.0 FM).

Au XVe siècle, la dentelle, qui connaîtra son apogée deux siècles plus tard, débute en concurrence avec le « point de Venise ».
Apparue dès le XVIe siècle avec le protestant Simon Du Bois, l’imprimerie est vite florissante. La famille Malassis fondera une grande lignée d’imprimeurs.
Le tissage de la toile et du canevas de chanvre au XVIIe siècle amène la prospérité. Alençon fabrique à cette époque, une sorte de toile appelée « fleuret » ou « blancard ». la ville connaît un début de révolution industrielle auquel la révocation de l'édit de Nantes portera un coup fatal en provoquant la fuite des industriels huguenots vers l’Angleterre et la Hollande.
Au XIXe siècle, Alençon connaît un renouveau industriel grâce à l’ouverture de plusieurs fabriques. Des réseaux de transports routiers et ferroviaires se développent, mais la décision de faire passer la ligne ferroviaire Paris-Brest par Le Mans au lieu d’Alençon la condamne, en dépit d’une industrie typographique florissante, au déclin jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Au XXe siècle, Alençon devient un des bastions de Moulinex (entreprise industrielle de petit électroménager). L’usine Moulinex d’Alençon, créée en 1937 par Jean Mantelet, d’où sort notamment le fameux « moulin-légumes », devient le cœur industriel de la ville. La fermeture définitive de l’usine, en 2002, comptant encore à l’époque près de 1 000 employés et assurant du travail à de nombreux sous-traitants locaux, est un énorme choc pour la ville et le département.
Aujourd’hui, le groupe Seb qui a racheté la marque a créé un magasin d'usine et de stockage où sont vendues la plupart des marques du groupe dans une partie de l'ancienne usine et sous-traite la fabrication du moulin-légumes à la société Adiamix (40 salariés), ouvert sur ce qui reste en partie de l’ancien site de Moulinex.
Au lendemain de la fermeture de Moulinex, la municipalité a lancé le « plan Phénix », dont le slogan est « 1 000 emplois en 1 000 jours ».
Créé en 1983, l’Institut supérieur de plasturgie d’Alençon (ISPA) a contribué, en formant aux métiers de la plasturgie, à l’implantation de nouvelles entreprises, spécialisées notamment dans le moulage des plastiques.
Alençon est le deuxième pôle de plasturgie en France. Plastalliance, syndicat de la plasturgie, des composites, des bioplastiques et de la fabrication additive, a son siège historique à Alençon, le nouveau siège social est prévu au Mans fin 2018.
L’ouverture de l’A28, entre Alençon et Le Mans en , et entre Alençon et Rouen en , a permis, en outre, de désenclaver la ville.
Alençon est le siège de la chambre de commerce et d'industrie d'Alençon.



Alençon, contrairement à beaucoup de préfectures, n’est pas le siège de l’évêché, puisque celui-ci est à Sées.
Le parc des Promenades (plus de 4 ha) est le lieu de promenade préféré des Alençonnais. Construit en 1783, rénové en 1999, situé à proximité de la mairie et du palais de justice, il offre un kiosque à musique, un bassin, des aires de jeux pour les enfants, des enclos pour animaux, un terrain de boules ainsi qu’une buvette.
Le parc Gustave-Courbet (2 ha), situé en face de l’hôpital d’Alençon, offre un vaste lieu de promenade le long de la Sarthe, ainsi que des aires de jeux avec une balançoire et un toboggan pour les enfants. Il permet, aussi, de rejoindre, en passant sous l’avenue de Koutiala, l’arboretum d’Alençon et la commune de Saint-Germain-du-Corbéis.
L’arboretum Koutiala (5 ha), situé à la limite de Saint-Germain-du-Corbéis, sur l’avenue de Koutiala propose sur 4 hectares un lieu de pique-nique, de promenades et on peut admirer plus de 70 variétés différentes d’arbres et plus de 40 chênes.
Le parc urbain de Perseigne (5 ha) ou petit bois offre un lieu de promenade et de détente pour les habitants de Perseigne. Ce parc est actuellement en rénovation. Un peu plus loin, à la limite du département de la Sarthe, se trouvent les jardins familiaux.
Le parc de la Pyramide appelé aussi champ de foire (place Charles-de-Gaulle), coincé entre l’avenue de Basingstoke (anciennement route de Sées) et l’avenue de Quakenbrück (anciennement route de Paris), offre un espace important pour jouer aux boules ainsi que des jeux pour les enfants.
Le parc de Cerisé, rue d’Argentan, dans le quartier de Lancrel, offre un lieu de repos.
Le parc de la Préfecture.
La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris.

La fuie aux vignes est une zone d'expansion des crues, situé dans un méandre de la Sarthe, entre le centre-ville d'Alençon et les quartiers de Perseigne et Courteille. Cet espace de 81 ha, couvert par des prairies maigres de fauche, et des cariçaies est classé Natura 2000 (au sein du site « Haute vallée de la Sarthe ») et Espace naturel sensible. 20 ha du site appartiennent à la commune.
Les dossiers du patrimoine industriel de l'Orne pour Alençon : deux moulins à farine, sur la Sarthe, des usines de bonneterie,, teinturerie,, céramique, une tannerie, trois imprimeries,,,, la scierie Prout-France Confort,, et une usine liées au travail du bois.

Situées dans la cour carrée avec le musée de la dentelle et la médiathèque Aveline, les archives municipales mettent régulièrement le patrimoine local en exposition dans leurs locaux.
Elles organisent des rencontres intergénérationnelles et proposent des ateliers découverte des archives et de l'histoire pour les classes de la ville et de la communauté urbaine.
Le musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d’Alençon, contigu à la bibliothèque, se consacre, en plus de la dentelle, aux écoles de peinture française, italienne et nordique du IVe au début du XXe siècle et aux arts du Cambodge. Des expositions temporaires, notamment sur de célèbres couturiers, y sont organisées régulièrement.
La maison natale de sainte Thérèse, située 50 rue Saint-Blaise, a été rouverte le après d’importants travaux d’accessibilité et de scénographie. Elle comporte un hall d’accueil, une galerie exposant des objets personnels de la famille Martin, un auditorium avec présentation de film, et les différentes pièces meublées de la maison : salon, chambres, cuisine.
Le musée du piano, au 9, rue de l'École-Normale, est ouvert depuis l'été 2014.
La Rotonde, située rue des Filles-Saint-Clair, qui était autrefois l’hôtel de Bouville offre au rez-de-chaussée un espace Internet gratuit ouvert du lundi au samedi. Dans les étages, se trouvent des services de la mairie.

La ville d’Alençon a délégué sa compétence Lecture Publique à la communauté urbaine d'Alençon (CUA). Géographiquement, quatre établissements sont situés dans la commune mais ils font partie d'un réseau qui compte dix médiathèques et bibliothèques sur l'ensemble du territoire de la CUA. Une carte unique pour les dix établissements permet d'emprunter et rendre indifféremment les documents dans l'une ou l'autre des bibliothèques.
Un fonds patrimonial exceptionnel de 57 000 documents est conservé à la médiathèque Aveline dont l'ancienne église jésuite devenue bibliothèque fait partie.
La Luciole est la scène de musique actuelle structurante de production et de diffusion.
Le cinéma Planet'Ciné propose chaque semaine des films dans ses sept salles. L'ancien Cinéma, Les 4 Normandy, a été reconverti en emplacement pour magasin temporaire.
Les Bains-Douches, lieu d'art contemporain situé dans le quartier de Courteille, est un lieu de diffusion et de production implanté depuis 2011 dans les anciens bains-douches de la ville d'Alençon construits en 1931.
La Scène nationale 61 est une structure théâtrale française, implantée dans le département de l'Orne. Elle regroupe depuis 2004, le théâtre d'Alençon, celui de Flers, et celui de Mortagne-au-Perche.
Alençon
Petite ville, grand renom,
Habit de velours et ventre de son
— Pierre Corneille de Blessebois (XVIIe siècle)
Alençon
Petite ville, grand renom,
Autant de putains que de maisons
Et si elles étaient bien comptées
Autant que de cheminées
— Alfred Canel, Blason populaire de la Normandie, t. 1, p. 114 (1859)
« Alençon n’est pas une ville qui affriande l’étranger, elle n’est sur le chemin d’aucune capitale, elle n’a pas de hasards ; les marins qui vont de Brest à Paris ne s’y arrêtent même pas. »
— Honoré de Balzac, La Vieille Fille
(1836)
Unités ayant été stationnées à Alençon :











| Blason | D’azur à l’aigle bicéphale d’or. |
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| Détails |
