Propterodactylus frankerlae
Propterodactylus est un genre fossile de ptérosaures du Jurassique supérieur. Selon Paleobiology Database en 2026, le genre Propterodactylus n'est pas référencé. Le genre Propterodactylus est resté monotypique et la seule espèce fossile connue est l'espèce type Propterodactylus frankerlae, de la formation Painten (en) en Allemagne.
Le genre Propterodactylus et l'espèce Propterodactylus frankerlae sont décrits en 2024 par le paléontologue allemand Frederik Spindler (d).
Selon Paleobiology Database en 2026, le genre Propterodactylus n'est pas référencé. Selon les descripteurs des taxons, le genre Skiphosoura serait du Kimméridgien du Jurassique supérieur, c'est-à-dire date de 150-150 Ma avant notre ère.
L'holotype de Propterodactylus, référencé DMA-JP-2011/006, a été découvert en dans la carrière de calcaire Rygol, au sein de la formation de Painten (sous-zone à Ulmense), près de Painten en Bavière (Allemagne). Ce spécimen, d'une conservation exceptionnelle, se compose d'un squelette complet et articulé incluant des tissus mous préservés,.
En 2024, Frederik Spindler a décrit Propterodactylus frankerlae comme un nouveau genre et une nouvelle espèce de ptérosaure Monofénestrata, en se fondant sur ces restes fossiles.
Le nom de genre, Propterodactylus, associe le préfixe grec ancien « pro- » (signifiant « avant ») au nom de genre Pterodactylus (dérivé de termes grecs signifiant « doigt ailé »). Ce nom fait ainsi référence à sa position de « précurseur » des Pterodactyloidea, ainsi qu'au surnom qui lui était donné depuis longtemps : le « pro-ptérodactyloïde de Painten ». L'épithète spécifique, frankerlae, rend hommage à Petra Hahn (née Frankerl), épouse défunte de Stephan Hahn, le découvreur de l'holotype de Propterodactylus.
L'holotype de Propterodactylus provient d'un individu juvénile ou subadulte ; par conséquent, il n'avait pas atteint sa maturité squelettique complète. L'absence de fusion de plusieurs éléments du squelette, tels que le synsacrum, le scapulocoracoïde, les carpiens et la plaque ischiopubienne, indique que l'animal n'avait pas fini sa croissance. Toutefois, la robustesse générale des os ainsi que la taille importante des carpiens et des tarsiens montrent qu'il ne s'agissait pas non plus d'un très jeune juvénile. La longueur totale du crâne holotype est de 9,3 centimètres et l'envergure de l'animal est d'environ 55 centimètres.
Malgré le caractère « transitionnel » de l'holotype de Propterodactylus, le crâne présente plusieurs caractéristiques que l'on ne retrouve par ailleurs que chez des cténochasmatoïdes plus dérivés, comme une orbite presque circulaire, une région postérieure du crâne arrondie et une région occipitale globalement horizontale. Dans l'ensemble, c'est avec le genre Pterodactylus que le crâne présente les plus grandes similitudes proportionnelles,.
Au vu de la mosaïque de caractères observée chez l'holotype de Propterodactylus, on peut le considérer avec certitude comme une forme de transition entre les monofénestrates plus basaux, tels que les darwinoptères, et les ptérodactyloïdes lophocratiens apparus plus tard. Plusieurs analyses phylogénétiques incluant Propterodactylus (désigné sous le nom de « pro-ptérodactyloïde de Painten ») ont abouti à des résultats globalement similaires. La plupart des études récentes placent Propterodactylus au sein des Pterodactyloidea plutôt que comme leur taxon frère. Les résultats d'Andres (2021) sont présentés dans le cladogramme ci-dessous ; Propterodactylus y apparaît comme le taxon frère des Lophocratia au sein des Pterodactyloidea, divergeant après le genre fragmentaire Kryptodrakon. Pêgas (2024) a retrouvé indépendamment ces mêmes relations, tout en plaçant les anurognathidés à l'extérieur des Monofenestrata. De même, Dalla Vecchia (2022) a identifié Propterodactylus comme le ptérodactyloïde le plus basal dans une analyse portant sur un échantillon plus restreint, plaçant les Darwinoptera comme taxon frère du clade (Changchengopterus + Pterodactyloidea) au sein des Monofenestrata.
Cladogramme des Monofenestrata selon Andres et al. en 2021 :
| ◀ Monofenestrata |
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Certaines études antérieures, telles que celles de Vidovic et Martill (2018), ont interprété le matériel fossile de Propterodactylus comme appartenant à un ptérosaure non ptérodactyloïde situé immédiatement à la base de la divergence de ce clade. De même, Wang et al. (2017) ont identifié Propterodactylus comme le taxon frère des Pterodactyloidea, avec Douzhanopterus comme taxon frère de ce clade. Ils ont également relevé des similitudes morphologiques entre Douzhanopterus et Propterodactylus, indiquant le statut « intermédiaire » de ces deux taxons.
Plus tard en , Smyth et al. ont analysé l'évolution de la main et du pied chez les ptérosaures. Ils ont observé que, chez tous les ptérodactyliformes à l'exception de Propterodactylus, le rapport des longueurs des os des orteils est supérieur à celui des os des doigts. À cet égard, Propterodactylus se rapproche davantage des taxons plus basaux. Ils ont reconstitué les états de caractères ancestraux concernant les proportions de la main et du pied chez les ptérosaures. Les résultats obtenus sont présentés dans le cladogramme ci-dessous, où Propterodactylus apparaît comme le ptérodactyliforme le plus basal :
Cladogramme des Monofenestrata en 2024 selon Symth et al. :
| ◀ Monofenestrata |
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