| L'Aigle | |
Le château, hôtel de ville de L'Aigle. | |
Blason |
Logo |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | CC des Pays de L'Aigle (siège) |
| Maire Mandat |
Véronique Louwagie 2026-2032 |
| Code postal | 61300 |
| Code commune | 61214 |
| Démographie | |
| Gentilé | Aiglons |
| Population municipale |
7 663 hab. (2023 |
| Densité | 425 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
10 676 hab. (2023) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 45′ 54″ nord, 0° 37′ 39″ est |
| Altitude | Min. 195 m Max. 277 m |
| Superficie | 18,02 km2 |
| Type | Petite ville |
| Unité urbaine | L'Aigle (ville-centre) |
| Aire d'attraction | L'Aigle (commune-centre) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de L'Aigle (bureau centralisateur) |
| Législatives | 2e circonscription de l'Orne |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.ville-laigle.fr/ |
| modifier |
|
L'Aigle (prononcé [lɛɡl] ⓘ, écrit Laigle jusqu'en 1961) est une commune française, située dans le Nord-Ouest de la France, au confluent de la Risle, dans le département de l'Orne, en région Normandie.
La ville, capitale du pays d'Ouche, est peuplée de 7 663 habitants, elle est la quatrième ville de l'Orne, bien qu'elle ne soit pas chef-lieu d'arrondissement (cette place revient à Mortagne-au-Perche).
L'Aigle, aux portes de l'Orne, se situe sur un grand axe de communication joignant le département de la Manche et le mont Saint-Michel ainsi que les portes de la Bretagne et le département d’Ille-et-Vilaine à l'ouest, à Paris à l'est. Elle est reliée à la capitale, située à 140 km à l'est, par la voie ferrée, la route nationale 12 et l'autoroute de Normandie.
L'Aigle fait partie de la gastronomie normande, avec son cervelas, plat typique des Aiglons et de la cuisine normande.
La ville conserve une économie manufacturière.
L'Aigle est une ville normande qui est la principale ville du pays d'Ouche qui est constitué d'une partie du nord-est du département de l'Orne et du Sud-Ouest de celui de l'Eure,
Elle est située est à l'ouest du bassin parisien, séparée du massif armoricain par la plaine d'Argentan. Elle est proche du pays d'Auge au nord et du Perche au sud. L'Aigle et sa région se situent à un carrefour au centre de la Normandie et proche du Centre-Val de Loire, reliant, ainsi, les grandes villes.
La ville est centrée sur la vallée de la Risle, elle est délimitée par la Charentonne au nord et par l'Iton au sud-est. Historiquement, la ville de
L'Aigle est située à 9 km de Rugles, à 11 km de Glos-la-Ferrière, à 13 km de La Ferté-Frênel, à 18 km de Moulins-la-Marche, à 22 km de Tourouvre, à 23 km de Verneuil-sur-Avre, à 27 km de Gacé, à 28 km du Merlerault, à 30 km de Mortagne-au-Perche et à 36 km d'Orbec.
Les communes limitrophes sont La Chapelle-Viel, Écorcei, Rai, Saint-Michel-Tubœuf, Saint-Ouen-sur-Iton, Saint-Sulpice-sur-Risle et Saint-Symphorien-des-Bruyères.
La superficie de la commune est de 18,02 km2 ; son altitude varie de 195 à 277 mètres.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par la Risle, le Finard, le ruisseau du Gru, la Risle, le fossé 01 de la commune de l'Aigle et divers autres petits cours d'eau,.
La Risle, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de Planches et se jette dans la Seine à Berville-sur-Mer, après avoir traversé 52 communes. Les caractéristiques hydrologiques de la Risle sont données par la station hydrologique située sur la commune de Rai. Le débit moyen mensuel est de 1,41 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 29,7 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 44,9 m3/s, atteint le .
Le Finard, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Rai et se jette dans la Risle à Saint-Martin-d'Écublei, après avoir traversé cinq communes.
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Croix Lamirault (5,63 ha),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 776 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,7 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
15,9 27.1.2003 |
20,6 25.2.2026 |
23,8 31.3.2021 |
26,8 20.4.2018 |
31,2 29.5.2026 |
39,1 25.6.2026 |
39,5 25.7.2019 |
38,3 14.8.2026 |
34 15.9.2020 |
27,5 2.10.2023 |
21,5 1.11.2015 |
15,4 7.12.2000 |
39,5 2019 |
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| Maximale moyenne | 6,5 | 7,8 | 11 | 14,5 | 17,8 | 21,3 | 23,6 | 23,6 | 20,4 | 15,3 | 10,2 | 7,2 | 14,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 3,9 | 4,6 | 6,9 | 9,3 | 12,6 | 15,9 | 17,9 | 18 | 15,1 | 11,5 | 7,3 | 4,6 | 10,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1,4 | 1,3 | 2,7 | 4,1 | 7,4 | 10,4 | 12,1 | 12,3 | 9,8 | 7,8 | 4,4 | 2 | 6,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−14 7.1.2009 |
−15,4 11.2.2012 |
−10 1.3.2005 |
−4,8 6.4.2021 |
−1,9 14.5.2010 |
1,2 4.6.2001 |
4,6 31.7.2015 |
4,1 29.8.1998 |
0,4 25.9.2003 |
−5,4 30.10.1997 |
−8,7 23.11.1998 |
−11,2 21.12.2009 |
−15,4 2012 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 65,2 | 57,3 | 55,2 | 51,2 | 65,7 | 54,6 | 52,9 | 54,6 | 44,3 | 73,8 | 69,5 | 85,4 | 729,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 12,3 | 11,5 | 10,7 | 9,5 | 9,9 | 8,9 | 8 | 9,1 | 7,6 | 11,7 | 12,6 | 14,1 | 126,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 4,5 | 4 | 3,9 | 3,8 | 4,1 | 3,6 | 3,4 | 3,3 | 2,5 | 4,6 | 4,8 | 6,3 | 48,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 1,7 | 1,3 | 1,1 | 1,2 | 2,2 | 1,6 | 1,5 | 1,5 | 1 | 2 | 1,7 | 2,3 | 19,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
26,4 5.1.2001 |
29 13.2.2002 |
24,4 18.3.2002 |
38,4 8.4.2022 |
54,4 28.5.2018 |
42,7 11.6.2018 |
45 28.7.2014 |
33 5.8.1997 |
26,8 3.9.2002 |
44 2.10.2021 |
38,3 13.11.2010 |
31,4 24.12.1999 |
54,4 2018 |
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Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , L'Aigle est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de L'Aigle, une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre,,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de L'Aigle, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32,4 %), prairies (29,6 %), zones urbanisées (18 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %), forêts (6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,6 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 4 780, alors qu'il était de 4 839 en 2016 et de 4 843 en 2011.
Parmi ces logements, 85,6 % étaient des résidences principales, 2,7 % des résidences secondaires et 11,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 48 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 51,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à l'Aigle en 2022 en comparaison avec celle de l'Orne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2,7 %) par rapport au département (10,6 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | L'Aigle | Orne | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 85,6 | 78,8 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 2,7 | 10,6 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 11,7 | 10,6 | 8 |

L'Aigle se trouve sur la route Paris (137 km) - Granville (184 km), via Versailles (117 km), Dreux (57 km), Argentan (55 km), Flers (99 km) et Vire (125 km).
La gare de L'Aigle est située sur la ligne de Saint-Cyr à Surdon. Elle est desservie par les trains TER Normandie.
La gare est desservie par :
Sur le territoire de la commune de Saint-Sulpice-sur-Risle se trouve l'aérodrome de L'Aigle - Saint-Michel utilisable en vol de jour VFR pour aviation légère et ULM.
Le nom de L'Aigle est attesté pour la première fois en 1055 sous la forme latinisée Aquila, traduction latine du mot aigle.
Selon Orderic Vital, un nid d'aigle aurait été découvert lors de la construction du château par Fulbert de Beina au XIe siècle. Les spécialistes les plus récents,, rejettent tous cette explication comme légendaire ou fantaisiste, mais la raison de l'appellation demeure à ce jour[C'est-à-dire ?] incertaine.
Le , « Laigle » reprend le nom de L'Aigle qu'elle portait autrefois (voir la carte de Cassini).
La baronnie de l'Aigle fut la première du duché d'Alençon[C'est-à-dire ?] ; ses anciens seigneurs sont connus depuis le temps du duc Raoul. Ils avaient séance à l'échiquier d'Alençon avant tous les autres seigneurs.
En 1077, alors que Guillaume le Conquérant est à L'Aigle pour préparer une expédition contre Rotrou du Perche, éclate une dispute entre ses fils qui amène la rébellion de Robert Courteheuse contre son père. En 1119, en guerre contre Henri Ier Beauclerc, Louis VI le Gros s'empare de la ville qui est incendiée. Il en confie la garde à Hugues II de Châteauneuf, le puissant et belliqueux seigneur du Thymerais voisin.
Le , le connétable de France, Charles de La Cerda, est assassiné par des hommes de Charles le Mauvais, roi de Navarre.
La baronnie fut érigée en marquisat par lettres patentes du mois d', en faveur de Jacques des Acres, baron de l'Aigle, « en considération des services de ses ancêtres ». Son fils Louis entreprend de reconstruire le château vers 1690.
L'Aigle fut le centre de la fabrication du fer dans le pays d'Ouche, puis celui de la fabrication des épingles.
Durant la Révolution, « Laigle » est chef-lieu de district.
Le , une météorite se fragmente au-dessus de la ville et une pluie de plus de 3 000 pierres tombe dans une vaste zone de 600 hectares entre L'Aigle et Glos-la-Ferrière. Jean-Baptiste Biot prouvera, à la suite de son enquête sur place, l'origine extra-terrestre des météorites. Le champ de dispersion de cette météorite, ellipse de 8 sur 4 km, est suffisamment important pour que des chasseurs de météorites continuent d'y rechercher des fragments.
Au début du XIXe siècle, François Richard-Lenoir et Joseph Lenoir-Dufresne y implantent une manufacture qui sera active principalement entre 1800 et 1820. Celle-ci, entièrement détruite par un violent incendie en 1835, était située au niveau de l'actuelle rue Richard-Lenoir, en plein centre-ville.

Le chemin de fer arrive à L'Aigle en 1866 avec la mise en service par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest de la gare de L'Aigle, extrémité de la section de Dreux à L'Aigle de la ligne de Saint-Cyr à Surdon, facilitant les déplacements des personnes et le transport des marchandises. En 1881 cette gare devient l'origine de la ligne de Mortagne-au-Perche à L'Aigle, permettant de relier la gare de L'Aigle à celle de La Hutte-Coulombiers en passant par le nœud ferroviaire de Mortagne-au-Perche ainsi que les villes de Tourouvre, Bellême et Mamers. Elle est déclassée en 1994.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors de la bataille de Normandie, L'Aigle est libérée par les troupes alliées le .
La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Mortagne-au-Perche du département de l'Orne.
Elle était de 1793 à 1982 le chef-lieu du canton de L'Aigle, année où celui-ci est scindé entre les cantons de L'Aigle-Ouest et de L'Aigle-Est. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de L'Aigle.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la deuxième circonscription de l'Orne.
La ville était le siège de la communauté de communes du Pays de L'Aigle, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1994 et qui regroupait 15 communes qui lui ont transféré un certain nombre de leurs compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales
Cette intercommunalité fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes des Pays de L'Aigle et de la Marche, dont la ville est le siège de 2013 à 2016.
Dans le cadre des prescriptions de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), la petite communauté de communes du canton de La Ferté-Frênel, qui n'atteignait pas ce seuil, fusionne avec la communauté de communes des Pays de L'Aigle pour former, le , une nouvelle intercommunalité, la communauté de communes des Pays de L'Aigle, dont la ville reste le siège.
Au premier tour des élections municipales de 2014 dans l'Orne, la liste UMP-UDI menée par Véronique Louwagie obtient la majorité absolue des suffrages exorimés, avec 1 728 voix (53,44 %, 23 conseillers municipaux élus dont 12 communautaires), devançant celle PRG menée par le maire sortant Thierry Pinot, qui a recueilli 1 505 voix (46,55 %, 6 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires).
Lors de ce scrutin, 32,90 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans l'Orne, la liste LR menée par le maire sortant Philippe Van-Hoorne — qui avait succédé en 2017 à Véronique Louwagie après sa réélection comme députée — obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 891 voix (47,06 %, 22 conseillers municipaux élus dont 12 communautaires), devançant celles menée respectivement par :
- Serge Delavallée (PS-EELV, 792 voix, 41,83 %, 6 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires) ;
- Gérard Latinier (RN, 210 voix, 11,09 %, 1 conseiller municipal élu).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 48,45 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour des élections municipales de 2026 dans l'Orne, la liste LR-LC menée par l'ancienne maire Véronique Louwagie, obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 1 226 voix, 49,24 %, 22 conseillers municipaux élus dont 12 communautaires), devançant nettement les listes menées respectivement par, :
- Serge Delavallée (DVG-PS-PP,,, 899 voix, 36,10 %, 5 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires ;
- Vincent Collo (RN, 365 voix, 14,66 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, 45,03 % des électeurs se sont abstenus.
Compte tenu de la population de la ville, son conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et ses adjoints.
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | |||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | ||||||||
| Présidentielle 2007 | UMP | 33,10 | PS | 23,67 | UDF | 18,20 | FN | 12,34 | UMP | 57,37 | PS | 42,63 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2009 | UMP | 27,5 | PS | 15,96 | MoDem | 13,17 | EÉ | 11,03 | Tour unique | ||||||||||||
| Régionales 2010 | PS | 36,82 | UMP | 30,82 | FN | 12,10 | EÉ | 10,86 | PS-EÉ | 55,18 | UMP | 44,82 | Pas de 3e | ||||||||
| Présidentielle 2012 | UMP | 30,83 | PS | 29,09 | FN | 18,92 | MoDem | 8,41 | UMP | 50,81 | PS | 49,19 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2014 | FN | 30,47 | UMP | 25,77 | PS | 14,67 | MoDem-UDI | 10,58 | Tour unique | ||||||||||||
| Régionales 2015 | UDI-UMP | 30,58 | FN | 27,93 | PS | 25,28 | EELV | 5,74 | UDI-UMP | 40,04 | PS-FG-EELV | 32,95 | FN | 27,01 | |||||||
| Présidentielle 2017 | LR | 26,43 | EM | 20,60 | FN | 21,58 | LFI | 14,67 | EM | 64,05 | FN | 35,95 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2019 | RN | 26,09 | LREM | 20,12 | LR | 17,64 | EELV | 9,49 | Tour unique | ||||||||||||
| Régionales 2021 | LC-LR | 48,29 | PS-EELV | 19,56 | RN | 17,89 | LREM | 5,96 | LC-LR | 52,59 | PS-EELV | 23,81 | RN | 17,39 | |||||||
| Présidentielle 2022 | LREM | 29,14 | RN | 24,66 | LFI | 19,99 | LR | 7,48 | LREM | 58,38 | RN | 41,62 | Pas de 3e | ||||||||
La commune s'est dotée d'un conseil municipal des jeunes, qui a été renouvelé en 2018.

En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 700 €.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 17 240 €. S’élevant à 26 %, le taux de pauvreté est bien supérieur à la moyenne nationale (14 %). Le taux de pauvreté atteint même 65 % dans le quartier prioritaire La Madeleine - Maréchal Leclerc.

| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Aigle | Suisse | depuis | ||
| Clausthal-Zellerfeld | Allemagne | depuis | ||
| Naftalan | Azerbaïdjan | depuis | ||
| Spišská Nová Ves | Slovaquie | depuis | ||
| Nom | Statut | Destination | Année de création | Adresse | Image |
|---|---|---|---|---|---|
| École André-Mazeline | Public | École primaire | - | Rue Marcel-Guillet | |
| École Victor-Hugo | Public | École primaire | 1977 | Rue du Buat | |
| École Saint-Jean | Privé | École primaire | - | place du Marché-aux-Chevaux | |
| Collège Molière | Public | Collège | 1969 | rue du Collège | |
| Collège Françoise-Dolto | Public | Collège | 1992 | 5 bis, rue Souchey | |
| Collège Foch | Privé | Collège | - | 14, boulevard Vaugeois | |
| Lycée Napoléon | Public | Lycée (général, technologique et professionnel) | - | 15, rue des Sports | |
L'Aigle a :
Le gentilé des habitants est Aiglons.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 7 663 habitants, en évolution de −5,28 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
De nombreux événements ponctuent la vie aiglonne comme la traditionnelle foire exposition des 4 Jours de L'Aigle qui s'y tient chaque week-end de l'Ascension. À cette occasion, la ville s'anime d'une grande fête foraine et de nombreuses parades.
Toute l'année, la saison culturelle de L'Aigle propose de nombreux rendez-vous de musique et théâtre à la salle de Verdun et artistiques à la salle d'exposition des Tanneurs. Le festival Jazz en Ouche est un moment fort de la cité pendant lequel des pointures du jazz s'y représentent le dernier week-end de novembre. L'école de musique, la médiathèque, la discothèque Le Mythic Klub et les associations culturelles organisent aussi de nombreux événements.
La ville possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie d'Alençon.
C'est une cité manufacturière, par ses deux principales entreprises, Bohin France, le seul fabricant d'aiguilles à coudre en France, et IMV Technologies, aujourd’hui leader mondial sur le marché des biotechnologies de la reproduction animalière, mais aussi Frénéhard et Michaux, premier fabricant français en accessoires de couverture distribué exclusivement par les négociants du bâtiment, KME Brass France SAS, leader sur le marché français des produits en cuivre et alliages de cuivre, distribués sous forme de barres, tubes, laminés, et sous forme de fils et profilés en laiton. Jusqu’au , elle était connue sous le nom de Tréfimétaux SA.


Forte de ses 1 000 ans d'histoire, L'Aigle a gardé les traces des différentes périodes de son histoire.
La ville de L'Aigle a conservé les registres des baptêmes, décès, inhumations de ses trois anciennes paroisses ainsi que le mortuaire de l'Hôtel-Dieu.
Les registres de Saint-Jean, de Saint-Barthélemy, celui de l'Hôtel-Dieu sont entièrement dépouillés et publiés. Les registres de Saint-Martin, de très loin la paroisse la plus importante, sont en cours de dépouillement ; une partie, les mariages les plus anciens, est publiée.
Il existe à L'Aigle un notariat ancien. Une partie des contrats de mariage est dépouillée et publiée.
| Blason | D'or à l'aigle bicéphale de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. |
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| Détails |
L'Aigle « cité du Cervelas » et la région Normandie peuvent se targuer d'avoir de nombreuses spécialités dans la "cuisine normande" et les spécialités les plus connues comme le camembert et le calvados (eau-de-vie).
La spécialité culinaires de la ville est le cervelas Aiglon, qui a été lancé dans les années 1970 par plusieurs charcutiers locaux. Cette spécialité charcutière a été défendue par son concepteur, Roger Norcini, durant de nombreuses années, lors des « 4 Jours de L'Aigle ». Georges Pompidou, président de la République, avait particulièrement apprécié cette spécialité et avait adressé ses félicitations aux créateurs. Accompagnée de frites et d'une bolée de cidre, cette saucisse fumée est servie à la Chaumière du Cervelas, à l'occasion des « 4 Jours ».
Le cervelas Aiglon, n'a rien à voir, hormis le nom, avec le cervelas classique. « Le cervelas Aiglon est composé de viande de porc issue de l'épaule, aromatisée au calvados, avec de l'ail et de l'oignon et il est fumé au bois de hêtre ». Le goût du cervelas aiglon ne ressemble ni d'aspect, ni de goût au cervelas classique. La chair et consistante et le petit goût fumé fort agréable.
Le cervelas aiglon peut se déguster tel quel, à l’apéritif mais aussi grillé, chaud ou froid, en salade, avec de la choucroute, de la potée, des lentilles, etc. Même dans des pizzas avec du camembert ou pour faire un rougaille saucisses-cervelas. « Il s’accommode dans tout ». On doit ce produit à un charcutier local, Roger Norcini, qui a eu l’idée, dans les années 1970, avec des amis bons vivants qui se réunissaient régulièrement pour jouer aux cartes, de faire une spécialité aiglonne « et c’est devenu la recette du cervelas aiglon ». Le cervelas aiglon a été protégé auprès de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) en 2012 « car certaines brasseries vendaient pour du cervelas aiglon ce qui n’était que de la saucisse fumée. ».
Une confrérie du Cervelas aiglon a été créée en , avec pour objectif de le promouvoir en France ainsi qu’à l’étranger.
La ville de L'Aigle, autrefois écrit sans apostrophe, est citée dans le chapitre XXI (Installation de Françoise et Lucie) du roman pour enfants de la comtesse de Ségur (1799-1874) Les Petites Filles modèles publié en 1858 en Bibliothèque rose qui est la suite des Malheurs de Sophie (1858) et précède Les Vacances (1859).
La région et tout particulièrement L'Aigle, est également un lieu d'accueil de tournage de films. Plusieurs films ou scènes de films ont pour décor le pays aiglon, tel que Malavita de Luc Besson.