| Vernon | |
L'hôtel de ville. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Les Andelys |
| Intercommunalité | CA Seine Normandie Agglomération (siège) |
| Maire Mandat |
François Ouzilleau 2026-2032 |
| Code postal | 27200 |
| Code commune | 27681 |
| Démographie | |
| Gentilé | Vernonnais |
| Population municipale |
25 290 hab. (2023 |
| Densité | 724 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 05′ 33″ nord, 1° 29′ 09″ est |
| Altitude | Min. 10 m Max. 148 m |
| Superficie | 34,92 km2 |
| Type | Centre urbain intermédiaire |
| Unité urbaine | Vernon (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Vernon (bureau centralisateur) |
| Législatives | 5e circonscription de l'Eure |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.vernon27.fr/ |
| modifier |
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Vernon est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.
Elle se trouve au carrefour des routes d'Évreux à Beauvais, et de Paris à Rouen par la vallée de la Seine. Elle est proche de Giverny.
Vernon est une commune située dans la vallée de la Seine, non loin du confluent de l'Epte.
La ville est située à 10 km de Gasny, à 11 km de Bonnières-sur-Seine, à 13 km de Pacy-sur-Eure, à 14 km de Gaillon, à 16 km de Courcelles, à 22 km des Andelys et de Mantes-la-Jolie , à 31 km d'Évreux et à 34 km de Gisors.
Elle forme, avec Saint-Marcel et La Chapelle-Longueville, une agglomération comptant 32 000 habitants.

Les communes limitrophes sont Blaru, La Heunière, Notre-Dame-de-la-Mer, Pressagny-l'Orgueilleux, Saint-Marcel, Tilly et Vexin-sur-Epte.
Sur la rive droite, on trouve en hauteur un placage d'alluvions de la Seine comprenant des silex, des meulières ou grès, ainsi que des sables de Lozère.
La zone de transition formée de collines en pente vers la Seine est surtout développée sur la rive gauche où s'est implanté le noyau urbain initial à partir duquel l'urbanisation récente s'est développée dans toutes les directions, tandis que, sur la rive droite où la transition est plus abrupte, formant pratiquement une falaise entaillée par deux vallons très encaissés, l'urbanisation est très limitée.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Seine, le cours d'eau 06 de la commune de Blaru, le cours d'eau 01 de la commune de Saint-Marcel, le cours d'eau 04 de la commune de Tilly, le fossé 05 de la commune de Tilly, le fossé 06 de la commune de Tilly, le fossé 08 de la commune de Blaru, des bras de la Seine et divers autres petits cours d'eau, dont par exemple un petit cours d'eau d'un kilomètre nommé le « Bras de Ma Campagne ».
La Seine, qui prend sa source à Source-Seine, en Côte-d'Or, sur le plateau de Langres, traverse le département avec de larges méandres dans sa partie nord-est et se jette dans la Manche entre Le Havre et Honfleur. Les caractéristiques hydrologiques de la Seine sont données par la station hydrologique située sur la commune de Vernon. Le débit moyen mensuel est de 468 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 2 120 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 2 130 m3/s, atteint le même jour.
Quatre plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare des Graviers (0,04 ha), la mare des Joncs (0,1 ha), la mare du Prince (0,19 ha) et la mare Grimou (0,29 ha),.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 697 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Magnanville à 20 km à vol d'oiseau, est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 641,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le .
Vernon est entourée de deux grandes forêts : la forêt de Bizy, rive gauche de la Seine, et la forêt de Vernon, en rive droite. La commune possède de nombreux parcs, squares et jardins. Les grandes étendues vertes se situent principalement le long des berges de la Seine :

Au , Vernon est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Vernon, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,4 %), zones urbanisées (17,3 %), terres arables (8,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,2 %), prairies (5,9 %), eaux continentales (2,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le territoire communal est, avec 3 492 hectares, relativement vaste et s'étend de manière sensiblement égale sur les deux rives du fleuve.
Il comprend :
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 12 158, alors qu'il était de 11 733 en 2013 et de 11 334 en 2008.
Parmi ces logements, 85,6 % étaient des résidences principales, 1,9 % des résidences secondaires et 12,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 43,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 55,4 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vernon en 2018 en comparaison avec celle de l'Eure et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,9 %) inférieure à celle du département (6,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 44,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (42,5 % en 2013), contre 65,3 % pour l'Eure et 57,5 % pour la France entière.
| Typologie | Vernon | Eure | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 85,6 | 85,4 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1,9 | 6,3 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 12,5 | 8,3 | 8,2 |

Le sentier de grande randonnée 2 (GR2) passe par la commune.

La gare de Vernon - Giverny a une fréquentation annuelle de plus de 1 200 000 voyageurs, ce qui lui vaut la troisième place régionale juste après Rouen-Rive-Droite et la gare de Caen,. La gare est saturée et n'offre pas de voie terminus. Il exista un projet, abandonné, de transfert de la gare sur le terrain de l'ancienne caserne Fieschi.
La ligne Paris-Le Havre relie Vernon à Paris-Saint-Lazare en 40 minutes (pour les trajets les plus rapides), à Rouen-Rive-Droite en 35 minutes et à la gare du Havre en 1 heure 30.
La gare de Vernon est aussi le terminus d'une branche de la ligne J du Transilien.
Vernon dispose d'un service de lignes de bus urbaines appelé SN'go. Il se compose de six lignes. Il est géré par la Communauté d'agglomération Seine Normandie Agglomération et exploité par la société Transdev Normandie Val de Seine (Transports du Val-de-Seine (TVS).
Les six lignes du réseau convergent à République, la gare routière, où des correspondances avec les lignes départementales sont possibles.

La ville dispose d'infrastructures techniques limitées consistant en un ponton, l'embarcadère Penthièvre, fixé quasiment au pied du pont Clemenceau. C'est la proximité de Giverny qui explique cet arrêt de bateaux de croisiéristes à Vernon et de la courte distance qui sépare la ville du Musée des impressionnistes. La communauté d'agglomération fait en sorte de répondre aux besoins en évolution liés à cette niche économique porteuse.
Le nom de la localité est mentionné sous les formes de Vernum entre 1027 et 1031 (Archives Seine-Maritime, 14 H 805),, Vernun en 1190 (charte de Richard Cœur de Lion), Vernonensi (adjectif) entre 1029 et 1035 (Fauroux 80, 83), de Vernono en 1053 (Fauroux 130), de Vernone en 1060 (Fauroux 147), Vennon en 1377 (mandement de Charles V), Vernon-sur-Seine en 1828 (Louis Du Bois),,.
Le -m final de l'attestation la plus ancienne pourrait constituer la trace d'une formation celtique en -mago- (-magus) « plaine, marché », et qui explique un certain nombre de terminaison en -on / -un dans la toponymie française. Cependant une formation fondée sur le suffixe celtique -o / -one est également possible comme pour les autres Vernon, si l'on exclut la forme de 1027-1031. Le premier élément Vern- représente la fixation toponymique du thème vern du gaulois *uerno- signifiant « aulne » cf. français verne « aulne noir » ; occitan vern « aulne » ; breton gwern « aulne, marais » ; irlandais fern « aulne ». Il se retrouve dans les nombreux composés et dérivés : Verneuil, dont Verneuil-sur-Avre (Eure, Vernoilum vers 1030) ; Verneusses (Eure, Vernuciis 1050) ; Vernie (Sarthe, Vernigo 732 de *Vernicum) ; Vernou (Indre-et-Loire, Vernao VIe siècle de *Vernavum), mais aussi en emploi autonome, par exemple : Ver-sur-Mer (Calvados, Vernum 1066),.
Dérivé : Vernonnet (Vernoinel vers 1065) « petit Vernon », hameau sur la rive droite de Vernon
Le nom de Vernon signifie alors, soit « la plaine des aulnes » ou « la plaine marécageuse » par extension (sens aussi du breton gwern), soit « l'endroit planté d'aulnes », qualificatifs qui décrivent bien la géographie de Vernon, dont les plaines alentour étaient encore plantées de nombreux aulnes et marécageuses, avant le remplacement d'une partie de ces arbres par des peupliers hybrides et des travaux d'assèchement.







Vernon a une origine ancienne attestée par des vestiges préhistoriques, celtiques, gallo-romains et mérovingiens. Elle devient une ville militaire importante après la constitution du duché de Normandie.
Les vestiges de l'important oppidum des Véliocasses sont situés à l'écart du site de l'actuelle Vernon sur un éperon rocheux de Vernonnet (rive droite de la Seine).
Des fouilles archéologiques ont mis en évidence trois phases distinctes dans la construction de son rempart : un murus gallicus, puis deux aménagements d'un rempart de type « Fécamp », dit aussi de type « belge ». Le site a semble-t-il été occupé dès le IIe siècle av. J.-C. jusqu'au cours de l'époque gallo-romaine. On a trouvé les fragments d'une des plus anciennes cottes de mailles de facture celtique, comme à Ciumești et Pergame.
La ville, mentionnée pour la première fois en l'an 750 par Pépin le Bref, sera ravagée par les Vikings en 845.
Le , Vernon devient un poste frontière à la suite du traité de Saint-Clair-sur-Epte entre Charles le Simple et Rollon. En 1045, Guillaume II de Normandie donne à son cousin Gui de Brionne son domaine de Vernon. Sorti vainqueur de la bataille de Val-ès-Dunes, le même Guillaume transfère, en 1050, Vernon à Richard de Reviers qui dès lors se fait appeler Richard de Vernon. Ce dernier accompagnera Guillaume, en 1066, lors de sa conquête de l'Angleterre.
Ville frontière en aval du confluent de la Seine et de l'Epte, entre le duché de Normandie et le royaume de France, à l'intersection des routes de Paris à Rouen et d'Évreux à Breteuil, elle est ceinte d'un premier rempart à l'époque de Guillaume le Conquérant.
En 1052, la collégiale Notre-Dame de Vernon, détruite entre 1047 et 1050, est relevée de ses ruines par Guillaume de Vernon. C'est probablement à Vernon que naît, vers 1070, Adjutor de Vernon, fils de Jean comte de Vernon et de Rosamonde de Blaru, bienfaiteur de la ville, qui décèdera, en 1131, à Pressagny.
En 1086, la ville subit les assauts de l'armée française, poussant Henri Beauclerc a faire édifier au début du XIIe siècle une nouvelle enceinte, plus vaste et plus forte, qui s'appuie au nord-ouest sur le château, dans lequel en 1123, il fait ériger une tour carrée. Elle sera néanmoins prise d'assaut en 1139 par le roi Louis VII de France, qui la conservera jusqu'en 1154. Restituée à la Normandie, la ville est reprise par Philippe Auguste en 1191, qui fait modifier les fortifications. À la suite du traité de Gaillon, en 1195, Richard Cœur de Lion cède la ville au Capétien, qui est rattachée au domaine royal. Sous domination française, La ville est de nouveau renforcée comme la tour des archives (ou tour des seize chevaliers), gros donjon bâti par Philippe Auguste dans un angle du château afin de mieux surveiller la ville ou le château des Tourelles à Vernonnet de l'autre côté du fleuve dont il garde le pont, ruiné aujourd'hui, composé de vingt-cinq arches avec un tablier en pierre, qui prenait appui sur l'île du Talus. Des fortifications urbaines, détruites entre 1850 et 1870, il subsiste également la tour dite aux Farines (v. 1140-1150), distante de 80 m de la tour des archives. Le tracé des fortifications est matérialisé aujourd'hui par les boulevards intérieurs : avenues Hugo, Gambetta, Thiers. Philippe Auguste, alors en difficulté face à Richard Cœur de Lion, défaite de Fréteval, bataille de Gisors, conclut une nouvelle trêve temporaire à Vernon en 1199.
Le roi Louis IX séjournera souvent à Vernon. Il s'y arrête trente-deux fois lors de ses déplacements en Normandie. En 1227, il décide la création de l'Hôtel-Dieu et devient patron de cet hôpital.
Au cours de la guerre de Cent Ans, la ville est le théâtre de nombreux et sanglants événements. En 1346, Édouard III d'Angleterre fait incendier la ville[réf. nécessaire] lors de sa chevauchée. Le , est signé le traité de Mantes au terme duquel Jean II de France cède le Vexin à Charles II de Navarre. En 1356, Vernon est livrée au pillage des hommes du duc de Lancastre et des Navarrais. À la suite du traité de Londres du , la ville est cédée aux Anglo-Navarrais.
À la suite de la bataille de Cocherel (), qui voit la victoire de Du Guesclin sur Jean III de Grailly, captal de Buch, ce dernier sera emprisonné dans le château de Vernon. Le a lieu la signature du traité de Vernon entre Charles V de France et Charles le Mauvais.
Avec la reprise des hostilités entre le royaume de France et d'Angleterre lors de la seconde phase de la guerre de Cent Ans, la ville est prise, en 1415, par les Anglais après le débarquement d'Henri V d'Angleterre. En 1419, la ville qui luttait encore contre les troupes d'Henri V capitule après la chute de Rouen le , et ne redeviendra française, qu'en 1449 avec le recouvrement de la Normandie.
En 1452, la ville est choisie comme lieu de réunion des États de Normandie, et c'est à Vernon qu'en 1467, Louis XI et Charles le Téméraire signent une trêve.


Lors de la guerre franco-allemande de 1870, le , le pont Napoléon est détruit par l'armée française. La ville, défendue par des gardes mobiles de l'Ardèche qui se sacrifient les 22 et , est prise le .

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Évreux du département de l'Eure.
Elle était de 1793 à 1981 le chef-lieu du canton de Vernon, année où celui-ci est scindé et la ville répartie entre les cantons de Vernon-Nord et de Vernon-Sud. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton de Vernon.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de l'Eure.
Vernon était la ville principale de la communauté d'agglomération des Portes de l'Eure (CAPE), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2003 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, celle-ci fusionne avec de petites intercommunalités pour former, le , la communauté d'agglomération dénommée Seine Normandie Agglomération (SNA), dont la ville est désormais le siège.
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | ||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | |||||||||
| Municipales 2014 | UMP | 31,84 | SE | 26,46 | PS | 17,05 | FN | 10,88 | UMP | 45,44 | SE | 28,37 | PS | 17,05 | FN | 9,13 | ||||||||
| Européennes 2014 | UMP | 25,51 | FN | 21,84 | PS | 11,17 | UDI | 11,12 | Tour unique | |||||||||||||||
| Régionales 2015 | UDI | 34,54 | FN | 23,74 | PS | 21,24 | EELV | 7,51 | UDI | 43,91 | PS | 33,09 | FN | 23,00 | Pas de 4e | |||||||||
| Présidentielle 2017 | EM | 26,39 | LR | 20,56 | LFI | 20,00 | FN | 17,70 | EM | 71,42 | FN | 28,58 | Pas de 3e ni de 4e | |||||||||||
| Législatives 2017 | LREM | 33,76 | LR | 20,28 | FN | 11,30 | LFI | 10,51 | LREM | 70,09 | FN | 29,91 | Pas de 3e ni de 4e | |||||||||||
| Européennes 2019 | LREM | 25,95 | RN | 19,89 | EELV | 14,62 | LR | 8,37 | Tour unique | |||||||||||||||
| Municipales 2020 | DVD | 66,37 | EELV | 15,58 | PS | 15,33 | LO | 2,70 | Pas de 2d tour | |||||||||||||||
| Régionales 2021 | TdP | 38,82 | LC | 19,37 | PS | 16,67 | RN | 15,82 | TdP | 39,93 | LC | 25,49 | PS | 19,75 | RN | 14,8 | ||||||||
| Présidentielle 2022 | LREM | 29,84 | LFI | 28,15 | RN | 17,64 | REC | 6,94 | LREM | 66,84 | RN | 33,16 | Pas de 3e ni de 4e | |||||||||||
| Législatives 2022 | ENS | 39,24 | NUPES | 26,64 | RN | 15,18 | REC | 5,47 | ENS | 67,61 | RN | 32,39 | Pas de 3e ni de 4e | |||||||||||
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 20 000 et 29 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 35.
En 2016, la commune détient le label « Ville Internet @@@@ ».
En 2017, la commune a été labellisée « 3 fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France.
Un conseil municipal des jeunes (CMJ) a été mis en place en . Il est composé de trente-six enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CM2 et 6e de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions, sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour objet de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et de leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets[réf. nécessaire].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 25 290 habitants, en évolution de +5,94 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 49,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (45,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 19,9 % la même année, alors qu'il est de 20,9 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 11 797 hommes pour 13 493 femmes, soit un taux de 53,35 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,20 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
La ville a veillé à l'architecture du centre, autour de la collégiale et de la tour des Archives qui ont survécu aux bombes, préservant ainsi son aspect médiéval.
Vernon possède de nombreux châteaux éparpillés sur tout son territoire, de styles très différents.

Vernon a perdu beaucoup de ses églises durant les guerres ; la collégiale et l'église Saint-Nicolas sont deux des joyaux d'architecture religieuse de la ville. La construction de la mosquée Omar ibn al-Khattâb (2002) vient ajouter un édifice supplémentaire à la richesse religieuse de Vernon.
L'îlot Pasteur, réalisation de 1948 par Henri Pottier et Jean Tessier, bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle ».
Construit dans le cadre du plan de Reconstruction, l'îlot Pasteur a été modifié par Jean Tessier et son fils en 1990 avec la création d'une galerie marchande en lieu et place des jardins.
L'idée originale de l'architecte était de fournir aux commerçants sinistrés par la guerre des boutiques avec logements à l'étage. La cour, centrale et très vaste, fut conçue pour les livraisons, permettant ainsi de dégager la circulation de la rue. Cette conception novatrice lui valut d'être considérée comme immeuble expérimental. Le décor en claustra rappelle certaines réalisations d'Auguste Perret (reconstruction du Havre).


Le musée de Vernon dit musée Blanche Hoschedé-Monet, créé en 1862, dans un ancien hôtel particulier datant du XVe siècle, propose un parcours riche et varié à travers trois spécialisations :

L'espace Philippe-Auguste est un centre culturel comprenant un auditorium, une médiathèque et des salles de congrès. Il a été inauguré en .
Il abrite le conservatoire à rayonnement intercommunal des Portes de l'Eure qui dispense un enseignement en musique, danse et art dramatique. Il comprend 40 professeurs et 700 élèves, dont une classe d'orgue bénéficiant de l'accès à l'orgue historique de la collégiale.


| Blason | D'argent, à trois bottes de cresson de sinople, 2 et 1, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.
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| Détails | Ces armoiries auraient été attribuées à la ville par Saint-Louis, à qui l'on offrit des bottes de cresson pour se rafraîchir,. Le chef rappelle que Vernon était ville royale. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Jusqu'en 1998, près de 1 500 militaires furent basés à Vernon (un second établissement abrita dans le quartier de Vernonnet le détachement du 8e régiment de transmissions). Unités militaires ayant été en garnison à Vernon :
« Vernon s'entoure de charmants paysages, mais personnellement c'est un assez fâcheux port de mer. Pour ne citer qu'un détail, ça manque de femmes, ô combien ! De femmes dignes de ce nom, vous me comprenez ? »