| Delettes | |||||
Une entrée de la commune. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Saint-Omer | ||||
| Intercommunalité | CA du Pays de Saint-Omer | ||||
| Maire Mandat |
Gilles Watelle 2026-2032 |
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| Code postal | 62129 | ||||
| Code commune | 62265 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Delettois | ||||
| Population municipale |
1 124 hab. (2023 |
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| Densité | 77 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 37′ 06″ nord, 2° 12′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 36 m Max. 138 m |
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| Superficie | 14,69 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Omer (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Fruges | ||||
| Législatives | 6e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Delettes est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Delettois. La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer.
Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Delettes est une commune de la vallée de la Lys située, à vol d'oiseau, à 12 km au nord-est de la commune de Fruges et à 14 km au sud de la commune de Saint-Omer (chef-lieu d'arrondissement).
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes. Les communes limitrophes sont Bellinghem, Bomy, Cléty, Coyecques, Dohem, Enquin-lez-Guinegatte, Erny-Saint-Julien et Thérouanne.
La superficie de la commune est de 14,69 km2 ; son altitude varie de 36 à 138 m.
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.
Il est traversé par quatre cours d'eau :

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 878 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Radinghem à 10 km à vol d'oiseau, est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 038,1 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,6 °C, atteinte le .
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.
Dans ce cadre, la commune fait partie de deux espaces protégés et gérés (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France:
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1 :
et une ZNIEFF de type 2 : la haute vallée de la Lys et ses versants en amont de Thérouanne. L’entité paysagère de la haute vallée de la Lys et ses versants s’étire sur une vingtaine de kilomètres du Nord au Sud pour moins de dix d’Est en Ouest dans le Haut Artois.
Au , Delettes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,6 %), prairies (21,3 %), zones urbanisées (4,4 %), forêts (3,7 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La commune est constituée de plusieurs hameaux : Westrehem, Upen-d'Aval et Upen-d'Amont.
La commune est desservie par les routes départementales D 157 et D 193, et est limitrophe, au nord, de la D 341, appelée chaussée Brunehaut qui relie Sainte-Catherine et Saint-Martin-Boulogne.
La commune se trouve à 20 km, au sud-ouest, de la gare de Saint-Omer, située sur les lignes de Lille aux Fontinettes et de Saint-Omer à Hesdigneul, desservie par des trains TER Hauts-de-France.
La commune était située sur la ligne de chemin de fer Aire-sur-la-Lys - Berck-Plage, une ancienne ligne de chemin de fer qui reliait, entre 1893 et 1955, Aire-sur-la-Lys à Berck dans le département du Pas de Calais.
À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme 179 autres communes du département.
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Diletae en 1042 ; Dalette au XIe siècle ; Delectes en 1119 ; Deletes en 1179 ; Delethes en 1200 ; Delettes en 1222 ; Delettez, Delettes-delez-Thérouanne en 1375 ; Dellettes en 1559 ; Dalettes en 1739 ; Delette en 1793 ; Dellette puis Delettes depuis 1801.
Selon le philologue et lexicographe Frédéric Godefroy, l'étymologie proviendrait de deile, pièce de terre. Ancienne région de colonisation saxonne, la région de Saint-Omer en conserve la trace dans ses toponymes : Delettes vient du gotique dails, partager, terre cultivée en commun, avec un diminutif roman.
En 1217, Philippe de Radometz (hameau rattaché à Westrehem et donc à Delettes) est un des douze pairs de l'évêque de Thérouanne.
Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, les hameaux de Westrehem et de Radomez forment une communauté distincte,.
Gabriel Taviel II (1691-1758) est seigneur d'Upen d'Aval sur Delettes. Fils de Gabriel Taviel Ier, seigneur de Pardaval, bourgeois de Lille, en faillite en 1692, ensuite établi à Saint-Omer et de Valentine Farvacques, inhumée dans l'église Saint-Denis de Saint-Omer, il nait à Lille en juin 1691 (baptisé le ) et meurt à Saint-Omer le , enterré le 3 dans l'église Sainte-Aldegonde de Saint-Omer, chapelle des Trépassés . Il prend pour femme à Saint-Omer le Marie-Françoise Baert, née en 1704, fille de François-Albert, écuyer, seigneur de Hollant et d'Adrienne-Françoise Schacht. Deux fils vont être inhumés à côté de leur père à Sainte-Aldegonde, une fille décédée au château d'Upen d'Aval est enterrés dans l'église d'Upen d'Aval.
Albert-Gabriel-Valentin Taviel (1733-1777), écuyer, fils de Gabriel II, est seigneur d'Upen d'Aval. Il nait à Saint-Omer en décembre 1733 (baptisé le ), devient capitaine au corps royal d'artillerie, est distingué chevalier de Saint-Louis, meurt à Saint-Omer le , est enterré le 11 à Upen. Il épouse à Strasbourg Agnès-Charlotte Ballard d'Invilliers, morte après 1804, fille de Louis-Henri, lieutenant-général des armées du roi, inspecteur général d'artillerie. Albert-Gabriel Valentin Taviel et Agnès-Charlotte Ballard d'Invilliers sont les parents d'Albert-Louis-Valentin Taviel.
Delettes absorbe entre 1790 et 1794, Westrehem et Radomez, puis par ordonnance royale du , la commune d'Upen-d'Aval et Upen-d'Amont est réunie à celle de Delettes,.
La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Omer du département du Pas-de-Calais, depuis 1801.
La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer qui regroupe 53 communes et compte 104 320 habitants en 2022.
La commune est rattachée au canton de Fruges. Avant le redécoupage cantonal de 2014, elle était, depuis 1801, rattachée au canton de Lumbres.
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
La commune administre le groupe scolaire des Trois Épis.
La commune dépend du tribunal judiciaire de Saint-Omer, du conseil de prud'hommes de Saint-Omer, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer et du tribunal pour enfants de Saint-Omer.
Les habitants sont appelés les Delettois et leur nom jeté ou sobriquet est : chés fous d'Édlette (« les fous de Delettes »).
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 1 124 habitants, en évolution de −4,58 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 49,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (47,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 17,0 % la même année, alors qu'il est de 20,4 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 565 hommes pour 559 femmes, soit un taux de 49,73 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,52 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
| Blason | D'argent à trois cloches de gueules. |
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| Détails | Inspiré des armes de la famille de Renty, anciens seigneurs du lieu, où les doloires ont été remplacées par des cloches, représentant les trois églises du village. Proposé en 1996 par les archives départementales mais jamais utilisé, la commune lui préférant un « pseudo-blason » : un logo en forme d'écu, adopté en 2004. |