| Harnes | |||||
L'église du Sacré-Cœur, patrimoine mondial de l'UNESCO. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Lens | ||||
| Intercommunalité | CA de Lens-Liévin | ||||
| Maire Mandat |
Anthony Garénaux-Glinkowski 2026-2032 |
||||
| Code postal | 62440 | ||||
| Code commune | 62413 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Harnésiens | ||||
| Population municipale |
12 247 hab. (2023 |
||||
| Densité | 1 138 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 26′ 45″ nord, 2° 54′ 24″ est | ||||
| Altitude | Min. 20 m Max. 44 m |
||||
| Superficie | 10,76 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Lens - Liévin (commune du pôle principal) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Harnes (bureau centralisateur) |
||||
| Législatives | 3e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.ville-harnes.fr | ||||
| modifier |
|||||
Harnes est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Harnésiens. Sa population est de 12 247 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1968 avec 14 625 habitants. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.
Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 sites du bassin minier, deux sites inscrits se trouvent sur le territoire communal.
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, la commune, située dans l'unité urbaine de Douai-Lens, se trouve dans l'aire d'attraction de Lens - Liévin ainsi que dans la bassin d'emploi et dans le bassin de vie de Lens (chef-lieu d'arrondissement).
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes. Les communes limitrophes sont Annay, Carvin, Courrières, Fouquières-lès-Lens, Loison-sous-Lens et Noyelles-sous-Lens.
La superficie de la commune est de 10,76 km2 ; son altitude varie de 20 à 44 m.

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.
Il est traversé par deux canaux (ou chenaux) et un ruisseau :
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 717 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 15 km à vol d'oiseau, est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le .
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL),. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers.
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable.
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe.
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.
Dans ce cadre, la commune fait partie de deux espaces protégés :

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1 : le site du cavalier du terril no 98 d'Estevelles au terril d’Harnes, d’une superficie de 71 ha et d'une altitude variant de 21 à 122 mètres. Le site est constitué, au nord, par le terril d'Estevelles de forme trapézoïdale, et, au sud, par le terril d’Harnes de forme conique. Les deux terrils sont reliés par un cavalier, ancienne voie ferrée, ces cavaliers sont très souvent transformés en sentier de randonnée et certains font partie de la trame verte et bleue.
Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées.
Au , Harnes est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (53,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,6 %), zones urbanisées (34,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), mines, décharges et chantiers (1,4 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 5 724, alors qu'il était de 5 536 en 2016 et de 5 455 en 2011.
Parmi ces logements, 92,6 % étaient des résidences principales, 0,2 % des résidences secondaires et 7,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 15 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Harnes en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,2 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Harnes | Pas-de-Calais | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 92,6 | 86,1 | 82,2 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,2 | 6,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 7,2 | 7,3 | 8,1 |
La commune respecte les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de la loi SRU de disposer d'au moins 20 % de son parc de résidences principales constitué de logements sociaux.
Les transports en commun sont assurés par Tadao, avec les lignes suivantes :
Ces lignes desservent les quartiers du Grand Moulin, des Sources ainsi que celui de la Gaillette,,,.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Harnæ en 966, Harnes en 972, Arnes , Harnie en 1210, Harnnes en 1287, Harmesau au XIIIe siècle.
Le nom de la ville en flamand est Harne.
En 1526, Charles-Quint, après la défaite de Pavie, contraint François Ier à renoncer à sa suzeraineté sur la Flandre et sur l'Artois.
Au début du XVIIe siècle, en 1608, la seigneurie d'Harnes est détenue par Marcus Stappens, époux d'Anne de Zinneghem. Elle va rester dans cette famille, qui détient par ailleurs plusieurs fiefs dans la châtellenie de Bourbourg en passant de père en fils : Jean Stappens, époux de Marie van Alloeu, fils des précédents en 1660, François Adrien Stappens, fils de Jean en 1669. François Adrien de Stappens épouse Anne Barbe Van de Woestyne. Le couple a un fils Ignace Adrien de Stappens (1691-1730), écuyer, seigneur du Fléchinel (Fléchinelle sur la commune d'Enquin-les-Mines?), du Mont, du Doncq. Il nait à Bruges en (baptisé le ), achète la bourgeoisie de Lille le . Mort le , il est inhumé à Lille.
La ville de Harnes, située dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais se trouve entièrement sur la concession de la Compagnie des mines de Courrières.

Sur la commune de Harnes à proximité de Fouquières-lès-Lens, le puits 9 est creusé de 1891 à 1896. Le fonçage débute comme les autres puits mais ce n'est pas l'eau abondante qui pose des difficultés mais le terrain qui se désagrège. On décide de foncer par congélation des sols. Le houiller est atteint à 133 m. Le puits 17 date de 1909.
À la nationalisation, elle devient la première concentration des charbons gras de Courrières du fait de sa position centrale dans le groupe mais aussi par son exploitation de faible profondeur (357 m). En , le 17 s'arrête pour moderniser son chevalement. Le bâtiment d'extraction ainsi que la machine sont démontés. Le nouveau chevalement ainsi que la machine d'extraction proviennent de la fosse 2 de Billy-Montigny. De l'ancienne à la nouvelle machine on passe de 430 CV à 2 400 CV.
Le puits 17 reprend du service en 1951 équipé de deux skips d'une capacité de 7,5 tonnes. Le faux carré du chevalement est étanche pour permettre le retour d'air. En , c'est le 9 qui s'arrête pour moderniser la recette et aménager les cages pour accueillir des berlines de 800 litres au lieu de 600 litres. En , le nouveau siège est opérationnel, ce qui permet la concentration de la fosse 23 sur le 9/17. Mais le 9/17 est concentré sur la fosse 21/22 de Harnes en 1967 et s'arrête d'extraire en 1968. Le puits 9, profond de 507 m, et le 17, profond de 635 m, sont remblayés en 1970. Les chevalements sont abattus en . De nombreux bâtiments sont encore visibles sur place notamment la salle de paye, la conciergerie, la lampisterie, les bains-douches, les bureaux.
Le puits no 21 est ouvert le et il est prêt à fonctionner en 1914. C'est cette année que commencent les travaux du puits no 22. À la fosse sont adjoints les lavoirs et la cokerie. Les installations sont à la veille d'être mises en service lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Il n'en restera qu'un tas de ruine en 1918.

La Fosse 21/22 d'Harnes sera un important site d'extraction et de traitement de la houille exploité par la Compagnie des mines de Courrières, puis les Houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais (HBNPC-Groupe d'Hénin-Liétard). Sur le site figureront les deux puits, deux lavoirs à charbon, la cokerie, l'usine Courrières-Kühlmann. Le charbon extrait par les puits 21/22 et les fosses à proximité est traité dans les lavoirs en fonction de la qualité, il peut être ensuite commercialisé ou transformé en coke. Les sous-produits issus de la carbonisation sont envoyés dans l'usine chimique. En 1952, le puits no 21 subit une modernisation afin de pouvoir fonctionner avec des berlines de 3 000 litres. Le puits no 22 est modernisé l'année suivante. Les puits 21 et 22, respectivement profonds de 546 et 571 m, sont remblayés en 1977. Le chevalement du puits no 21 est démoli en 1979, celui du puits no 22 l'année suivante. Subsistent sur le carreau, l'ancienne loge du concierge, la salle de paiement, les bureaux et garages, les deux châteaux d'eau, ce sont les derniers de la Compagnie des mines de Courrières encore visibles. Sur le site de la cokerie, seuls la grille d'entrée et les bureaux sont encore visibles. L'usine chimique Courrières-Kuhlmann deviendra dans les années 1980 Noroxo. Cette usine a fermé en 2004 et sera démolie totalement entre 2009 et 2011.
Un élément phare de l'exploitation charbonnière subsiste encore à Harnes, le terril conique de la Fosse 21. Le terril domine les cités minières : des corons aux cités-jardins, on dénombre dans la région 700 types d'habitats ouvriers.
Le bourg, considéré comme détruit à la fin de la guerre, est décoré de la croix de guerre 1914-1918 le , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais,.
La commune de Harnes a accueilli, comme de nombreux autres du reste du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.
La ville est occupée par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est alors qu'apparait en , l'organisation clandestine Aigle Blanc qui va rejoindre l'Organisation polonaise de lutte pour l'indépendance, mouvement de résistance polonais.
C'est dans la commune proche de Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai-juin 1941 démarre, avec Émilienne Mopty (1907-1943) et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93 000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en trois vagues, la déportation de 270 personnes, 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la citadelle d'Arras. Si la capitale française est rapidement libérée, la fin de la présence de l’armée allemande commencée le ne se terminera à Dunkerque que le . Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la bataille de la production (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.
C'est également à Harnes et après avoir participé à la Libération de Paris,,, qu'est mort le ministre des finances Aimé Lepercq en revenant de Lille , Lens puis Rouen en voiture à destination de Paris en loupant un virage sur le dit "Pont maudit" enjambeant la Deule rejoignant Estevelles le ,,.
Afin de rendre hommage aux victimes du nazisme, les Stolpersteine ou pavés de mémoire sont installés dans le trottoir devant leur dernier domicile. À l'initiative de l'association « Stolpersteine Nord-Pas-de-Calais », le Stolperstein de Lucien Demarque, résistant déporté dans le Train de Loos est posé devant sa dernière habitation.

La commune se trouve depuis 1962 dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais.
Elle faisait partie de 1793 à 1904 du canton de Lens, année où celui-ci est scindé et Harnes rattaché au canton de Lens-Est. En 1962, la commune est intégrée au canton de Lens-Nord-Est, puis devient en 1973 le chef-lieu du canton d'Harnes. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton d'Harnes porté de trois à six communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la Troisième circonscription du Pas-de-Calais.
Harnes est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin, dite Communaupole, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Cette communauté d'agglomération regroupe 36 communes et totalise 242 591 habitants en 2022.
Au second tour des élections municipales de 2014 dans le Pas-de-Calais, la liste PS-PRG menée par le maire sortant Philippe Duquesnoy obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 2 631 voix (46,43 %, 25 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant largement celles menées respectivement par :
Lors de ce scrutin, 34,98 % des électeurs se sont abstenus.
Au premier tour des élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais, la liste PS menée par le maire sortant Philippe Duquesnoy obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 852 voix (52,40 %, 27 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par, :
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 58,32 % des électeurs se sont abstenus.
| Sièges à pourvoir | Liste élue | |
|---|---|---|
| Conseil municipal | 33 | 25 |
| Conseil communautaire | 4 | 3 |
Lors du premier tour des élections municipales du , on dénombre 8 619 inscrits, dont 5 103 votants (59,21 %), 58 votes blancs (1,14 %), 44 votes nuls (0,86 %) et 5 001 suffrages exprimés (98,00 %).
La liste menée par Anthony Garenaux-Glinkowski (liste RN) est élue dès le premier tour avec 50,29 % des votes exprimés.
La commune est jumelée avec :

| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Falkenstein/Vogtl. | Allemagne | depuis | ||
| Chrzanów | Pologne | depuis | ||
| Loanhead | Royaume-Uni | depuis | ||
| Putignano | Italie | depuis | ||
| Vendres | France | |||
Par ailleurs, la commune a signé un contrat de coopération avec
Kabouda (Burkina Faso) en 2006.
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de dix établissements scolaires.
Elle administre quatre écoles maternelles, quatre écoles élémentaires et une école primaire et le département gère le collège Victor Hugo.
En 2024, la commune d'Harnes dispose de treize médecins généralistes, de six chirurgiens-dentistes, de neuf masseurs-kinésithérapeutes, de 21 infirmiers, d'un psychologue et de cinq pharmacies.
Les habitants de la commune sont appelés les Harnésiens.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 12 247 habitants, en évolution de −0,87 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 49,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (47,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 20,1 % la même année, alors qu'il est de 20,4 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 5 846 hommes pour 6 401 femmes, soit un taux de 52,27 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,52 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
La ville organise plusieurs manifestations culturelles (confer journal municipal[source insuffisante]) :
En 2021, la commune compte 5 030 ménages fiscaux, regroupant 11 766 personnes.
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
| 2012 | 2017 | 2023 | |
|---|---|---|---|
| Commune | 14,5 % | 14,3 % | 11,3 % |
| Département | 11,4 % | 12,0 % | 9,9 % |
| France métropolitaine | 9,6 % | 10,3 % | 8,6 % |
En 2021, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 7 528 personnes, parmi lesquelles on compte 68,1 % d'actifs (56,5 % ayant un emploi et 11,7 % de chômeurs) et 31,9 % d'inactifs,. En 2023, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.
La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction de Lens - Liévin,. Elle compte 3 940 emplois en 2021, contre 3 760 en 2015 et 3 959 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 4 306, soit un indicateur de concentration d'emploi de 91,5 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52,2 %.
Sur ces 4 306 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 829 travaillent dans la commune, soit 19 % des habitants. Pour se rendre au travail, 87,5 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 3,7 % les transports en commun, 5,9 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile).
En 2024, la commune d'Harnes dispose de quatre grandes surfaces (hypermarché et/ou supermarché), de deux épiceries ou supérettes, de cinq boulangeries et/ou pâtisseries, de dix-sept salons de coiffure, d'une station-service et d'une station de recharge de véhicules électriques.
La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux).
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 11 | 7 | 4 | 4 |
| SAU (ha) | 428 | 539 | 483 | 470 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 11 lors du recensement agricole de 1988 à 7 en 2000 puis à 4 en 2010 et enfin à 4 en 2020, soit une baisse de 64 %. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 428 ha en 1988 à 470 ha en 2020. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 39 à 118 ha,.
538 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022 à Harnes,,.
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 538 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 50 | 9,3 % | (6,8 %) |
| Construction | 58 | 10,8 % | (10,6 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 165 | 30,7 % | (29,3 %) |
| Information et communication | 15 | 2,8 % | (1,9 %) |
| Activités financières et d'assurance | 30 | 5,6 % | (5,0 %) |
| Activités immobilières | 12 | 2,2 % | (4,9 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 61 | 11,3 % | (14,2 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 88 | 16,4 % | (16,8 %) |
| Autres activités de services | 59 | 11,0 % | (10,5 %) |
Le secteur de l'industrie manufacturière, industries extractives et autres avec 9,3 % est supérieur au département (6,8 %), et, à l'inverse, le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien avec 11,3 % est inférieur au département (14,2 %).
Depuis le , la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les 353 sites, répartis sur 109 lieux inclus dans le périmètre du bassin minier, le site no 53 d'Harnes est constitué par la cité pavillonnaire Bellevue ancienne, l'église du Sacré-Cœur et l'école. Ces éléments ont été bâtis pour la fosse nos 21 - 22 des mines de Courrières, et le site no 51 formé par le terril no 93, 21 Nord de Courrières,.
La commune dispose de deux géants :
| Blason | De gueules à trois clefs d’or. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais :