la Nave, rivière d'une longueur de 21,88 km, qui prend sa source dans la commune de Fontaine-lès-Hermans et se jette dans la Clarence;
la rivière de Busnes, rivière d'une longueur de 12,64 km, qui prend sa source dans la commune de Lillers et se jette dans la Lys, au niveau de la commune de Haverskerque.
Et par cinq petits cours d'eau:
le Courant de la Demingue, d'une longueur de 7,47 km
l'Eclème, d'une longueur de 4,52 km
le courant de la demingue, d'une longueur de 0,97 km
trois petits cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu,.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an); forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80% en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7°C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,9°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 707 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 7 km à vol d'oiseau, est de 11,1°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm,.
La température maximale relevée sur cette station est de 41°C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3°C, atteinte le .
Urbanisme
L'entrée de Robecq, avec l'église en fond.
Typologie
Au , Robecq est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune, une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. La commune est en outre hors attraction des villes,.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,4% en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,2%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (76,9%), prairies (16,9%), zones urbanisées (5,6%), zones agricoles hétérogènes (0,6%). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la localité est attesté sous les formes Rosbeccam en 1104; Rosbeca en 1152; Rosbecca en 1163; Rosbeca en 1184; Robeca en 1194; Robecca en 1202; Rosbeke en 1221; Rosbek en 1221; Robieke en 1294; Robecque en 1357; Robeique en 1366; Robecques en 1435; Raubeka vers 1512; Robech en 1590; Roobecque en 1720; Robecq au XVIIIesiècle; Robecq en 1793 et depuis 1801.
Il s'agit d'un type toponymique courant, dans ce cas issu de l'ancien néerlandais, forme évoluée du vieux bas francique, dont les produits ont généralement été latinisés en Rosbaci- ou Resbaci-,. C'est un composé des éléments ancien néerlandais *raus > *ros (cf. ancien français ros dont le diminutif rosel a donné roseau) et bēke «ruisseau». La rivière qui irrigue le village s'appelle aujourd'hui la Clarence (la rivière claire). Homophonie partiellement fortuite avec le Robec (Rodhebec 1024), rivière traversant Rouen.
Le vieux bas francique explique en revanche les composés analogues Rebais (Seine-et-Marne, Resbacis 635), Rebets (Seine-Maritime, Rosbacium 854), Roubaix (Nord, RusbaciIXesiècle, Robacum 863), etc.
Le , des lettres de Madrid érigent la terre et seigneurie de Robecque (Robecq) en principauté au bénéfice de Jean de Montmorency (maison de Montmorency), en y incorporant la ville et vicomté d'Aire, les villages de Blessy, Blesselles, Saint-Quentin, Glomenghen, Famechon.
En 1724, un membre de la famille d'Oignies, François Joseph d'Oignies est baron de Robecq, et possesseur d'une seigneurie dans la châtellenie de Bourbourg. Son frère Louis Théodore est baron d'Oignies et prêtre de l'église Saint-Donat de Bruges.
D'après l'historien français Auguste de Loisne: «Robecq (érection en principauté de 1634) faisait partie de la gouvernance de Béthune en 1789 et avait une coutume locale rédigée en 1507 suivant la coutume d’Artois. Son église paroissiale, d’abord diocèse de Thérouanne, puis de Saint-Omer, doyenné de Lillers, était consacrée à saint Maurice; l’abbé de Saint-Augustin-lez-Thérouanne présentait à la cure.»
La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais.
Ingénieur et cadre technique d'entreprise Vice-président de la CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane (2020 → ) Élu pour le mandat 2008-2014 Réélu pour le mandat 2014-2020, Réélu pour le mandat 2020-2026 Réélu pour le mandat 2026-2032 (4emandat)
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 1 328 habitants, en évolution de −2,28% par rapport à 2017 (Pas-de-Calais: −0,69%, France hors Mayotte: +2,36%).
En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 42,8%, soit en dessous de la moyenne départementale (47,4%). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 19,7% la même année, alors qu'il est de 20,4% au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 688 hommes pour 640 femmes, soit un taux de 48,19% de femmes, inférieur au taux départemental (51,52%),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit:
Pyramide des âges de la commune en 2023 en pourcentage
Hommes
Classe d’âge
Femmes
3,9
80 ou +
5,6
14,1
65-79 ans
16,0
16,6
55-64 ans
15,4
20,8
40-54 ans
22,2
15,8
25-39 ans
15,0
12,6
15-24 ans
9,4
16,2
0-14 ans
16,4
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2023 en pourcentage
Hommes
Classe d’âge
Femmes
3,5
80 ou +
6,8
14
65-79 ans
16,3
13,1
55-64 ans
12,9
19,7
40-54 ans
18,8
17,8
25-39 ans
17
12,8
15-24 ans
11,1
19,1
0-14 ans
17,2
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021, la commune compte 529 ménages fiscaux, regroupant 1 317 personnes.
Le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 24 290€, supérieur à celui du département (20 720€) et supérieur à celui de la France métropolitaine (23 080€),,.
Entreprises et commerces
Agriculture
La commune est dans la «plaine de la Lys», une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage.
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 43 lors du recensement agricole de 1988 à 20 en 2000 puis à 14 en 2010 et enfin à 12 en 2020, soit une baisse de 72 % depuis 1988,. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 809ha en 1988 à 523ha en 2020. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 19 à 44 ha,.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Le départ du sentier pédestre.Le monument aux morts.
L'espace culturel Au coin de l'Espérance comprenant une bibliothèque et une salle de musique.
Le monument, en trois éléments, érigé à l'intersection de la rue Saint-Venant et la rue de l'Eclème, en souvenir des combats de la bataille de Dunkerque lors de la Seconde Guerre mondiale.
La borne commémorative élevée par le gouvernement portugais à l’endroit où fut repoussé l’armée allemande en . Au total, sept bornes sont élevées: deux à Hinges, une à Mont-Bernanchon, à Saint-Floris, Essars, Beuvry-le-Hamel.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50% de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et 92 communes de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
↑2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d'habitation.
↑L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
↑Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne.
↑Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude,etc.).
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes: carte de Cassini (XVIIIesiècle), carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑«Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes», après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir: Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, sur le site Géoportail (consulté le ).
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
↑Jules Rouyer, «Recherches historiques sur le chapitre et l'église collégiale de Saint-Pierre d'Aire», dans Mémoire de la Société des antiquaires de la Morinie, 1858, Saint-Omer, p. 250, vue 734, lire en ligne.
↑Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p.242, lire en ligne.
↑Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, , p.119.
↑Auguste de Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais: comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale de Paris, , 499p. (lire en ligne sur Gallica).
↑Benoît Fauconnier, «Robecq: le village s’équipe, dans la continuité du précédent mandat: Entré au conseil municipal de Robecq en 1995, et maire depuis 2008, Hervé Deroubaix entend, pendant son deuxième mandat, développer l’équipement de la commune de 1 350 habitants, sans oublier l’entretien de l’existant, dont l’église et certaines rues, sécurisées», La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
↑Aïcha Noui, «Les projets des maires: à Mont-Bernanchon, un mandat positif pour pérenniser les actions avec Marie-Claude Duhamel: Sécurité, réforme des rythmes scolaires, travaux, imposition... Marie-Claude Duhamel, élue depuis dix-neuf ans à la tête de Mont-Bernanchon, est sur tous les fronts. Pas question de changer la cadence.», La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
↑C. J., «Les maires réélus à Mont-Bernenchon et Robecq», L'Écho de la Lys, (lire en ligne, consulté le )«À Robecq, Hervé Deroubaix attaque un nouveau mandat de maire».
↑«Robecq: sus aux détritus avec le conseil municipal des jeunes!: Le conseil municipal des jeunes, dirigé par l’adjointe Emmanuelle Flajolet, a procédé ce samedi à un nettoyage de printemps», La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
↑Arlette Sebzda, «La borne portugaise de Mont-Bernanchon inaugurée pour la 3e fois depuis la Première Guerre mondiale», La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).