| Lapugnoy | |||||
Une vue de la commune. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Béthune | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane | ||||
| Maire Mandat |
Yannick Desfontaines 2026-2032 |
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| Code postal | 62122 | ||||
| Code commune | 62489 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Punéens | ||||
| Population municipale |
3 481 hab. (2023 |
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| Densité | 404 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 31′ 02″ nord, 2° 32′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 24 m Max. 93 m |
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| Superficie | 8,61 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Béthune (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Béthune (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Béthune | ||||
| Législatives | Neuvième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | ville-lapugnoy.fr | ||||
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Lapugnoy est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Punéens. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.
La commune de Lapugnoy (nom officiel depuis 1801), drainée par la rivière la Clarence, est située dans l'est du département du Pas-de-Calais à 7 km, à vol d'oiseau, à l'ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement). C’est une commune de type ceinture urbaine selon l'Insee, appartenant à l'unité urbaine de Saint-Omer, avec une population de 3 481 habitants au dernier recensement de 2023.
Sur le territoire communal se trouve le Lapugnoy Military Cemetery, cimetière militaire britannique de la Première et Seconde Guerre mondiale où reposent 1 326 militaires.
Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Lapugnoy est une commune traversée par la Clarence et située, à vol d'oiseau, à 7 km à l'ouest de la commune de Béthune (aire d'attraction et chef-lieu d'arrondissement).
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes. Les communes limitrophes sont Allouagne, Bruay-la-Buissière, Chocques, Labeuvrière, Lozinghem et Marles-les-Mines.
La superficie de la commune est de 8,61 km2 ; son altitude varie de 24 à 93 m.
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.
Il est drainé par la Clarence, rivière d'une longueur de 33 km, qui prend sa source dans la commune de Sains-lès-Pernes et se jette dans la Vieille Lys aval au niveau de la commune de Calonne-sur-la-Lys,.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 793 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 7 km à vol d'oiseau, est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le .
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL),. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers.
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable.
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe.
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.
Dans ce cadre, on trouve sur le territoire de la commune un terrain géré (location, convention de gestion) par le conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France : le bois des dames, d'une superficie de 140 ha.
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1 :

L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées.
Au , Lapugnoy est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune, une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béthune, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (40,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (40,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,1 %), terres arables (30,7 %), zones urbanisées (23,6 %), mines, décharges et chantiers (3 %), prairies (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 1 653, alors qu'il était de 1 595 en 2016 et de 1 510 en 2011, soit une progression du nombre total de logements de 9,5 % depuis 2011.
Parmi ces 1 653 logements, 92,3 % étaient des résidences principales, (soit 1 526 logements), 0,7 % des résidences secondaires et 7,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,5 % des appartements.
Sur les 1 526 résidences principales, 68,5 % sont occupées par des propriétaires, 30,6 % par des locataires et 1,0 % par des personnes logées gratuitement.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lapugnoy en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,7 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (7,1 %) inférieure à celle du département (7,2 %) et de la France entière (8 %).
| Typologie | Lapugnoy | Pas-de-Calais | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 92,3 | 86,2 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,7 | 6,6 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 7,1 | 7,2 | 8 |
À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme 179 autres communes du département.
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Le Pugnoie en 1199 ; Pugneia en 1200 ; Pugnoia en 1225 ; Le Puisnoie en 1343 ; La Pugnoye en 1381 ; La Pennoy en 1631 ; Peugnoy en 1720 ; Pugnoie-Esques en 1739 ; Ecque Peugnoy au XVIIIe siècle; La Pugnoy en 1793 ; La Pugnoy et Lapugnoy depuis 1801.
Auguste de Loisne estime dans son Dictionnaire topologique du Pas-De-Calais que la terminaison OY ou OIE reproduit le suffixe latin -ETUM qui désigne un bois d’après les essences qu’il contient. Pour lui, lapugnoy est le pennoy, pinetum : le « bois de pins ou de sapins ».
Toujours selon l'Auguste de Loisne, le nom de la localité Ecque est attesté sous les formes Eka au IXe siècle ; Eke en 1100 ; Ecca en 1200 ; Ecke en 1340 ; Eque en 1374 ; Esque en 1375 ; Ecque en 1530 ; Esques-en-Pugnoie en 1739 ; Heek en 1759.
Formes désignant le hêtre, une hêtraie, à partir de la racine ek. Les bois de chênes s’appelaient Eik-holt, d’où Eeklo en Flandre, y compris dans la région française de l’Artois.
La commune a bénéficié d'une immigration polonaise dans les années 1920. Des ouvriers sont arrivés de Pologne, sans famille ni mobilier, en bateau puis en train, par la gare de Chocques, pour être installés dans des baraquements par leurs employeurs, qui avaient besoin de main-d’œuvre pour la remise en fonctionnement des mines, partiellement détruites pendant la guerre.
La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais.
La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe 100 communes et compte 275 736 habitants en 2022.
La commune est rattachée au canton de Béthune.
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais.
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre l'école primaire Les Marronniers. Sur le territoire communal se trouve également un établissement d'enseignement privé, l’école primaire Notre-Dame.
Les habitants sont appelés les Punéens.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 3 481 habitants, en évolution de +0,64 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 47,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (47,4 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 21,3 % la même année, alors qu'il est de 20,4 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 1 663 hommes pour 1 818 femmes, soit un taux de 52,23 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,52 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
En 2021, la commune compte 1 466 ménages fiscaux, regroupant 3 402 personnes.
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais :