| Ruminghem | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Calais | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Région d'Audruicq | ||||
| Maire Mandat |
Christian Wacsin 2026-2032 |
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| Code postal | 62370 | ||||
| Code commune | 62730 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Ruminghemois | ||||
| Population municipale |
1 614 hab. (2023 |
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| Densité | 116 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 51′ 37″ nord, 2° 09′ 31″ est | ||||
| Altitude | Min. 1 m Max. 64 m |
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| Superficie | 13,89 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dunkerque (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Marck | ||||
| Législatives | Septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.ruminghem.fr | ||||
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Ruminghem [ʁymɛ̃ɡɛm] ⓘ est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Ruminghemois. Sa population est de 1 614 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté de communes de la Région d'Audruicq.
Située dans le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, la commune s'inscrit dans les « paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
Localisée dans le nord-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Ruminghem est une commune rurale située, à vol d'oiseau, à 6 km au sud-est de la commune d’Audruicq, à 21 km au sud-ouest de la commune de Dunkerque (aire d'attraction) et à 23 km au sud-est de la commune de Calais (chef-lieu d'arrondissement).
La commune se situe à la limite des plaines de Flandres et des collines de l'Artois. Elle est bordée par la forêt d'Éperlecques et ses collines au sud, tandis que la partie nord, très plane, est organisée par les watergangs qui drainent l'eau des marais agricoles et découpent le territoire en parcelles allongées et parallèles.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes, dont deux, Saint-Pierre-Brouck et Holque, dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Éperlecques, Holque, Muncq-Nieurlet, Saint-Pierre-Brouck et Sainte-Marie-Kerque.
La superficie de la commune est de 13,89 km2 ; son altitude varie de 1 à 64 m.
Le territoire de la commune, inclus dans le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de l'Audomarois et situé dans le bassin Artois-Picardie, est, selon le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre), drainée par trois cours d'eau principaux :
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 818 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Watten à 5 km à vol d'oiseau, est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 822,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,3 °C, atteinte le .
La commune s'inscrit dans les « paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL),. Ces paysages concernent 56 communes du Pas-de-Calais. Ces paysages s'étendent sur environ 30 km de long (est-ouest) et 15 km de large (nord-sud) et présentent deux sous-ensembles : les coteaux calaisiens au nord et le pays de Licques au sud. Les altitudes de ces paysages varient de 206 m dans le Pays de Licques, à 120 m dans l’ouest des coteaux Calaisiens, près de Guînes, et à 10 m dans l'est, près d'Audruicq.
Ces paysages recouvrent trois entités écopaysagères : les collines guînoises qui constituent le rebord septentrional de l'Artois, l'entité de Bredenarde qui appartient à la plaine maritime flamande, et la cuvette de Licques. Ils sont constitués de 59,70 % de cultures, de 17,30 % de forêts, de 15,11 % de prairies naturelles, permanentes, de 7,45 % d'espaces artificialisés, avec les quatre principales communes que sont Audruicq, Ardres, Guînes et Licques, de 0,27 % d'industries, et de 0,18 % de cours d'eau et plan d'eau.
Les éléments structurants de ces paysages sont la LGV Nord et l'A26, la rivière la Hem qui coule du sud vers le nord-est, les escarpements sur les coteaux du Calaisis et autour du pays de Licques et, d'ouest en est, les différents boisements comme la forêt de Guînes, le bois de l'Abbaye, la forêt de Tournehem et une partie de la forêt d'Éperlecques.
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.
Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé : le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, d’une superficie de 132 499 ha réparties sur 154 communes, géré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale.
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1 : la forêt d'Éperlecques et ses lisières, d’une superficie de 2 440 ha et d'une altitude variant de 12 à 94 mètres. Cette ZNIEFF souligne les premières ondulations des collines crayeuses de l’Artois. La forêt d’Eperlecques et les bois environnant occupent ces collines.
et deux ZNIEFF de type 2 :
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées.
Au , Ruminghem est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,1 %), forêts (11,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), zones urbanisées (5,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,5 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

La commune est traversée par deux lignes ferroviaires :
La départementale D 217 relie la commune à Muncq-Nieurlet à l'est et Watten à l'ouest. l'autoroute A26, accessible à l'ouest, relie Calais et Béthune. En rejoignant la D 300 à l'est, on accède au nord à l'autoroute A16 pour aller vers Dunkerque.
À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme 179 autres communes du département.
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Rumingahem en 850 ; Rummingaliem en 877 ; Ramingehem en 980 ; Reminghen en 1254 ; Ruminghem en 1353 ; Remingueham en 1371 ; Rumighem au XIVe siècle ; Rameghien aux XVIe et XVe siècles ; Reminguen en 1473 ; Reminguen en 1475, Rumingan en 1725 ; Ruminghem en 1793 ; Kunienghem et Ruminghem depuis 1801.
Il s'agit d'un toponyme germanique composé de trois termes : Rum-ing-hem, traduisible par «demeure du peuple de Rumo ».
Le nom signale un établissement flamand. En effet, on y reconnait le nom de personne germanique Rumo ainsi que le double suffixe -ing-hem caractéristique des pays de langue néerlandaise.
Au milieu du XIXe siècle, le flamand est la langue parlée à Ruminghem.
Les Morins, de souche celte, occupaient Ruminghem avant l'ère chrétienne. À l'époque de la conquête romaine, comme d'autres, il se romanisèrent. Les Romains construisirent une forteresse sur les bases du village actuel[réf. nécessaire].
Les Francs s'installent peu à peu dans la région, avant la chute de l'Empire romain au Ve siècle.
Dès le Ve siècle, des moines de Saint-Momelin sont présents dans la localité. Ils assèchent les marais en créant des watergangs, canaux parallèles destinés à drainer l'eau dans toute la Flandre.
La région subit plusieurs raids menés par les Vikings. C'est à cette période que la forteresse romaine est transformée en château-fort par les paysans locaux.
Au IXe siècle, les terres de Ruminghem appartiennent à l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer. L'église est construite au XIIe siècle.
Plus tard, Ruminghem passe plusieurs fois du domaine français au domaine espagnol. Le village subit ainsi plusieurs destructions et pillage. Le château, qui appartenait aux Fiennes, est détruit en 1220. La seigneurie dépend alors des Luxembourg-Saint-Pol, et le roi de France réalise une attaque en 1487. En 1489, la commune repasse aux mains des espagnols. On reconstruit un château qui est rasé en 1637 par les Ardrésiens. En 1639, l'armée française chasse définitivement les Espagnols.
En 1627, la seigneurie de Ruminghem est détenue, de même qu'Éperlecques, par un membre de la prestigieuse maison de Croÿ, Charles Philippe Alexandre de Croÿ, marquis de Renty, prince d'Havré, châtelain-vicomte de Bourbourg, Grand d'Espagne, possesseur de nombreuses seigneuries.
En , lors du siège de Saint-Omer, le prince Thomas de Savoie-Carignan établit ses troupes sur la colline de Ruminghem.
D'après l'historien français Auguste de Loisne : « Ruminghem, en 1789, faisait partie du bailliage de Saint-Omer et suivait la coutume d'Artois. Son église paroissiale, d'abord diocèse de Thérouanne, doyenné d'Alquines, puis de Boulogne, doyenné de Tournehem, était consacrée à saint Mathieu ; l'abbé de Ham-lez-Lillers présentait à la cure. »
La commune se modernise à partir de 1830, date de construction de l'école. La Compagnie des chemins de fer du Nord réalise en 1847 la ligne de Lille aux Fontinettes, passant par Ruminghem et permettant de relier Lille à Calais. L'assèchement et l'irrigation se poursuivent, avec la création de l'institution des watringues, organisée par sections, en 1809, et l'assèchement du Coin perdu en 1880, qui apporte 750 hectares de terres agricoles à la commune.
Des Chinois, membres du « groupe de travailleurs chinois numéro 11 » du Chinese Labour Corps, furent présents sur la commune à la fin de la Première Guerre mondiale, où se trouvaient un état major et un hôpital pour les chinois. Dirigés par des officiers supérieurs anglais, ils déchargeaient les munitions en provenance d'Angleterre et marchandises au Pont du Wetz, où se trouvait leur camp et où ils aménagèrent un quai long d'un kilomètre. Le cimetière chinois fut créé pour les victimes de leur communauté, par le Commonwealth, à la suite de bombardements allemands en 1918,.
La commune se trouvait depuis 1801 dans l'arrondissement de Saint-Omer du département du Pas-de-Calais. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Calais,.
Ruminghem est membre de la communauté de communes de la Région d'Audruicq, crée fin 1993. Cette communauté de communes de la Région d'Audruicq regroupe 15 communes et totalise 28 187 habitants en 2022.
La commune faisait partie depuis 1793 du canton d'Audruicq. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Marck.
Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 1988 de la septième circonscription du Pas-de-Calais.
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre l'école primaire Pablo Picasso.
Les lycées de Saint-Omer ou de Calais sont accessibles par train ou car.
Les habitants sont appelés les Ruminghemois.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 1 614 habitants, en évolution de −2,18 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 50,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (47,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 15,6 % la même année, alors qu'il est de 20,4 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 800 hommes pour 814 femmes, soit un taux de 50,43 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,52 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
La commune est équipée d'un centre équestre et d'un golf, le Golf Club du bois de Ruminghem de 18 trous (10 en plaines et 8 en forêt) conçu par l'architecte Bill Baxter sur un terrain cédé à la commune par la famille de Megille à la fin des années 1960 pour y réaliser cet équipement. Il a été repris en par l'association Cap Énergie,,. Première structure protégée à exploiter un golf, après 6 mois de travaux, celui-ci a pu rouvrir le et est fréquenté par bon nombre de membres étrangers (Belges, Hollandais) mais également des membres français.
Deux églises sont implantées sur la commune, une catholique et une protestante (évangélique).
La commune est dans les « Wateringues », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux).
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 34 | 19 | 14 | 12 |
| SAU (ha) | 1 097 | 1 248 | 1 146 | 1 073 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 34 lors du recensement agricole de 1988 à 19 en 2000 puis à 14 en 2010 et à 12 en 2020, soit une baisse de 65 % depuis 1988,. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 097 ha en 1988 à 1 073 ha en 2020. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 32 à 89 ha,.
Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais :