| Hébuterne | |||||
La mairie et l'église. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | CC du Sud-Artois | ||||
| Maire Mandat |
Denis Caron 2026-2032 |
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| Code postal | 62111 | ||||
| Code commune | 62422 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Hébuternois | ||||
| Population municipale |
526 hab. (2023 |
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| Densité | 48 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 07′ 34″ nord, 2° 38′ 11″ est | ||||
| Altitude | Min. 114 m Max. 156 m |
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| Superficie | 11,04 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Arras (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Avesnes-le-Comte | ||||
| Législatives | 1re circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Hébuterne est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Hébuternois. Sa population est de 526 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1821 avec 1 341 habitants. La commune est membre de la communauté de communes du Sud-Artois. La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages. Hébuterne se trouve dans le circuit du Souvenir, un ensemble de lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale situé entre Péronne et Albert.
Hébuterne, commune du sud-est du Pas-de-Calais et limitrophe du département de la Somme, est située, à vol d'oiseau, à 14 km à l'ouest de Bapaume et à 20 km au sud-ouest de la commune d’Arras (aire d'attraction, chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais).
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de neuf communes, dont quatre, Auchonvillers, Beaumont-Hamel, Colincamps et Mailly-Maillet, dans le département de la Somme. Les communes limitrophes sont Auchonvillers, Beaumont-Hamel, Bucquoy, Colincamps, Foncquevillers, Gommecourt, Mailly-Maillet, Puisieux et Sailly-au-Bois.
La superficie de la commune est de 11,04 km2 ; son altitude varie de 114 à 156 mètres.
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau,.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 828 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à 12 km à vol d'oiseau, est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 899,7 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le .
La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL),. Ces paysages, qui concernent 238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU).
Le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d'autres menacées et quasi-menacées.

Au , Hébuterne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,2 %), prairies (9,9 %), zones urbanisées (3,8 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 238, alors qu'il était de 231 en 2015 et de 236 en 2010.
Parmi ces logements, 88,5 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires et 9,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,7 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hébuterne en 2020 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2,1 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Hébuterne | Pas-de-Calais | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 88,5 | 86,1 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 2,1 | 6,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9,5 | 7,5 | 8,2 |
La commune est à l'écart des voies principales de communication et est reliée par des routes départementales aux villages voisins.
Son territoire est tangenté au sud par l'ancienne route nationale 319 qui relie Amiens à Arras.
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Herbodcisterna de 732 à 757 ; Herbotcisterna en 866 ; Herborcisterna en 865 ; Herbustella vers 1154 ; Herbusterna de 1154 à 1159 ; Herlebusterne en 1171 ; Hellebusterne en 1218 ; Herlebuternes, Herbusterne en 1208); Hellebuterne en 1270 ; Helebustierne en 1258 ; Helbusterne, Heubusterne au XIIIe siècle ; Helebusterne en 1306 ; Hebusterne en 1307 ; Helbusternes en 1515 ; Hebuterne en 1793 ; Hebuterne et Hébuterne depuis 1801.
Selon Maurits Gysseling, le nom viendrait d'Haribodi cisterna, citerne de Haribod, le nom germanique de Haribod étant lui-même composé de here, "armée", et de bode, "messager".
Sous l'Ancien Régime, le village relève de la province d'Artois, du Conseil d'Artois, du gouverneur d'Arras.
Juridiquement, elle les habitants sont soumis à la coutume d'Artois et à la coutume locale de l'échevinage d'Hébuterne de 1507.
La paroisse Saint-Vaast fait fairtie du diocèse d'Arras


Pendant la Première Guerre mondiale, en , des combats importants se déroulent à Hébuterne, ainsi que dans les villages voisins, à Monchy-au-Bois, Hannescamps, Foncquevillers, Essarts lors de la Course à la mer
Dans le cadre de la préparation de la relance de l'offensive alliée en Artois, le général Foch confie à la IIe armée française du général de Castelnau une attaque de diversion aux confins de l'Artois et de la Somme. À cette fin, le , les forces françaises attaquent la ferme de Toutvent, saillant fortifié par les Allemands entre le village d'Hébuterne et le hameau de Serre-lès-Puisieux.
La ferme, située sur un étroit plateau, a été puissamment renforcée par les Allemands au cours de l'hiver 1914-1915
La bataille d'Hébuterne se déroule entre les villages de Serre, de Puisieux et d'Hébuterne. On compte entre le 7 et le 1 760 tués et 8 590 blessés, côté français, et 927 tués, blessés et prisonniers du côté allemand. Les Français ont progressé de 900 mètres sur une largeur de 2 kilomètres,.
En , de nouveaux combats s'y déroulent, alors que la division de Nouvelle-Zélande retient l'avance ennemie. Durant l'été 1918, une partie du village est aux mains des Allemands, le reste l'étant par les Britanniques.
Le village est qualifié comme détruit à la fin de la guerre et est décoré de la croix de guerre 1914-1918, le , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais,.
L'architecte Jean-Louis Sourdeau participe à la reconstruction du village, qui est menée par deux sociétés coopératives de reconstruction.
Hébuterne est concerné par des exercices militaires britanniques pendant la drôle de guerre, au tout début de la Seconde Guerre mondiale.
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais
Elle faisait partie depuis 18023 du canton de Pas-en-Artois. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Avesnes-le-Comte
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.
Hébuterne était membre de la communauté de communes du canton de Pas-en-Artois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1997 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Une fusion intervient avec la communauté de communes des villages solidaires, formant le la communauté de communes des Deux Sources. Toutefois, dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité est dissoute, et certaines de ses communes, dont Hébuterne, rejoignent le , la communauté de communes du Sud-Artois. Cette communauté de communes du Sud-Artois regroupe 64 communes et totalise 26 936 habitants en 2022.
Un distributeur de pain, alimenté par un artisan du secteur, est implanté à côté de la mairie.
La commune dispose d'une école, qui a bénéficié de la construction d'une salle d'évolution en 2023. elle fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal qui concerne également Gommecourt, Foncquevillers, Puisieux et Hannescamps
Les habitants de la commune sont appelés les Hébuternois.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 526 habitants, en évolution de +0,38 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 50,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (47,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 16,7 % la même année, alors qu'il est de 20,4 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 271 hommes pour 255 femmes, soit un taux de 48,48 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,52 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
La commune est dans le « Ternois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux).
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 29 | 21 | 17 | 13 |
| SAU (ha) | 1 024 | 1 226 | 1 453 | 1 386 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 29 lors du recensement agricole de 1988 à 21 en 2000 puis à 17 en 2010 et enfin à 13 en 2020, soit une baisse de 55 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 65 % de ses exploitations (passant de 16 556 à 5 736),. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 1 024 ha en 1988 à 1 386 ha en 2020. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 35 à 107 ha,.
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| Blason | D'azur à sept besants d'or ordonnés 3, 3 et 1; au chef d'or chargé d'une croix ancrée de gueules.
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| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais :