Rfiss

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Rfiss
Description de cette image, également commentée ci-après
Rfiss de Tlemcen.
Lieu d’origine Algérie
Place dans le service Dessert
Ingrédients Semoule, beurre, huile, smen, lait, eau de fleur d'oranger, miel, sucre glace
Accompagnement Leben, café

Le rfiss est un mets sucré traditionnel d'Algérie,,,, ,à base de galette émiettée, dite mbesses, ou de pâte feuilletée servant à la préparation du msemmen.

Étymologie

Rfiss ou rfissa est un terme d'origine arabe de rafassa el khobza (« émietter et piler le pain »). Rfiss signifie donc « gâteau pilé ».

Consommation

Le rfiss se consomme à l’occasion des grandes fêtes comme l'Aïd al-Fitr, des mariages et des naissances. Il est servi en dessert, en fin de repas, souvent accompagné de leben. Il se déguste aussi pendant le mois sacré du ramadan dans les villes de l'Est algérien comme à Constantine, Béjaïa, Jijel, Skikda, Annaba et Sétif. Dans certaines régions, le rfiss est préparé pour célébrer l'arrivée du printemps, comme il est de coutume chez les Chaouis.

Préparation

La variante la plus répandue est constituée de mbesses, une galette à base de pâte de semoule sablée cuite au four ou sur un tajine, selon les régions, puis broyée et étuvée et arrosée généralement d'un sirop fait de lait, d'eau de fleur d'oranger, de beurre fondu et de miel. Au moment du service, le plat est présenté avec une garniture de noix, de sucre glace et de bourgeons de rose. Il est servi chaud ou froid.

Variantes

Le rfiss est une appellation générique englobant plusieurs variétés de mets sucrés dont le point commun est qu'elles sont préparées soit à base de pâte sablée (mbesses), soit à base de semoule grillée, soit à base de pâte feuilletée et qu'elles se dégustent sucrées par apport de miel ou de sucre glace. Les variantes les plus connues sont :

À Constantine, il est nommé mechlewech.[réf. nécessaire]

Notes et références

  1. ↑ Delphin, G. (Gaëtan), Recueil de textes pour l'étude de l'arabe parlé, Paris, E. Lerouxr, , 367 p. (lire en ligne), p. 213.
  2. ↑ Mathéa Gaudry, La Femme chaouia de l'Aurès. Étude de sociologie berbère, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, , 316 p. (lire en ligne), p. 143.
  3. ↑ Wadi Bouzar, Saisons nomades, éd. L'Harmattan, Paris, 2002, p. 218.
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  5. ↑ Rezki Mokhtaria, Le Secret de la cuisine algérienne moderne, Alger, ENAG, , p. 136.
  6. ↑ Youcef Ferhi, Grandes recettes de la cuisine algérienne, Paris, SNED, , p. 88.
  7. ↑ (ar) Selma Ben Ghazal, Cuisine la Plume spécial pâte, Editions la Plume, , p. 20.
  8. ↑ (ar) ibn Mandour Abul-Fadl Jamal ad-Din Muhammad Ibn Manzur, Lisân al-ʿArab en arabe : لسان العرب, Beyrouth, edition libanaise beyrout,‎ , 8101 p. (lire en ligne), rfes.
  9. 1 2 3 4 5 « Rfiss constantinois, l'incontournable mets douceur des jours de fête », Le Soir d'Algérie, 23 juin 2012.
  10. 1 2 « Célébration du printemps à Khenchela : une tradition toujours vivace », El Moudjahid, 12 avril 2012.
  11. ↑ Mme Vve O. Amziane, Les Gâteaux Algériens, Alger, Imprimerie Amziane, , p. 57.
  12. ↑ Khalti Naima, Les Gâteaux algériens. Bennat Zaman 2, Alger, Edition La Plume, , p. 30.
  13. ↑ « Rfiss rana, rfiss constantinois », (consulté le ).
  14. ↑ (ar) Guimini Saida Ben Mouhoub, Cuisine facile de A à Z, Plats Chaoui, Alger, داEditions la Plume,‎ , p. 48.
  15. ↑ (ar) « Recette de rfiss bosloe », Samira TV, date inconnue.