| Autres noms | Mamarroak, Mamur, Mamurrak |
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| Nom basque | Mamarroak |
| Groupe | Ireluak |
| Sous-groupe | Génie domestique |
| Caractéristiques | Aide aux travaux et protecteur du foyer ; petit être humain ou animal, souvent semblable à un insecte |
| Habitat | Foyers humains |
| Proches |
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| Origines | Mythologie basque |
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| Région | Pays basque |
| Première mention | Zarautz, Lesaka |
Mamarro ou les mamarroak sont des Ireluak ou génies de petite taille issus de la mythologie basque, ils aident les gens dans leurs tâches quotidiennes et protègent la famille dans laquelle ils vivent. C'est sous ce nom qu'ils sont surtout connus à Zarautz. Ils ressemblent à un humain ou à un animal, mais généralement ils sont semblables à des insectes. Ces génies sont également mentionnés du côté de Lesaka.
Ces petits elfes portent les noms de Galtzagorriak, Prakagorriak, Famerijaleak à Kortezubi, Beharreztanak à Orozko, Aidetikakoak à Sare, Patuak ou Patuek à Ibarruri, Zaingorriak à Ordizia, Ximelgorriak à Abadiño, Mamaur ou Maimur à Leitza, Autzek à Zenarruza, Bestemutillak à Forua, Etxejaunak Ithurroitzen, Enemiguillos à Abezia,.
Tous ces génies sont soit la même créature, soit ils se ressemblent beaucoup, malgré les noms locaux.
À Mungia, on dit qu'un bol à aiguilles doit être placé sur le mont Sollube, selon d'autres, à Artxanda. À Artaza, ils pensent que les Mamarruak doivent être ramassés à minuit la veille de Saint-Jean.

Dans une légende de Zarautz (Guipuscoa) on assure qu'autrefois les mamur s'achetaient dans une boutique de Bayonne (Labourd) moyennant une once d'or.
Les Mamurrak sont de petits génies que l'on peut capturer, la nuit qui précède la Saint Jean, en posant un étui à épingles, ouvert, sur un buisson. Ils comme des insectes, des hommes minuscules, disent certains, avec des culottes rouges.
Ces génies sont comme des insectes, d'après ce que l'on croit dans de nombreux villages : on dirait des hommes minuscules, disent certains, ils ont des culottes rouges. Il en rentre quatre dans un étui. Quand on les libère, ils en sortent et commencent à tourner autour de la tête de leur propriétaires lui demandant sans cesse: "Que veux-tu que nous fassions ?". Ils réalisent alors très vite les travaux demandés, aussi invraisemblables soient-ils,.
Lorsqu'on évoque certaines personnes qui réalisent des prodiges ou des œuvres extraordinaires, tels les devins, les sorciers ou certains guérisseurs, on dit qu'ils possèdent mamurrak (les mamur en basque). Les gens les ont généralement dans des étuis, mais à Añès, on croit qu'on les a dans la manche d'une faucille. S'il se casse, les génies disparaissent.
Il y a des gens qui gardent les mamur captifs jusqu'à la fin de leur vie. Mais ces gens-là ne peuvent pas mourir, ni adoucir leurs derniers instants, ni apaiser leurs angoisses durant leur agonie tant qu'ils ne font pas disparaître ces génies, ou qu'ils ne les ont pas vendus, ou donnés à quelqu'un. On dit, à Bedia, qu'une femme âgée, du quartier de Burtetza, agonisait depuis plusieurs jours. Le prêtre qui l'assistait se rendit compte que dans le lit de la moribonde il y avait un petit sac de mamur. Il le prit et le jeta au feu. Là, les petits génies disparurent avec de grands hennissements. Alors la vieille dame put mourir.
Ces thèmes qui tournent autour des Mamur constituent la version basque de récits et de croyances répandues bien au-delà de la Vasconie (actuelle Gascogne).
les Patuek ou Patuak est le mot basque désignant des génies familiers et des êtres mystérieux avec la collaboration desquels on réalise des travaux extraordinaires. Lorsque quelqu'un n'a guère de chance dans ses entreprises on dit :
Patu signifie « destin » en basque. Le suffixe a désigne l'article: patua se traduit donc par « le destin ».