Ur est le mot basque désignant l'eau dans la mythologie basque et un prénom masculin.
Ur signifie « eau » en basque. Le suffixe a désigne l'article : ura se traduit donc par « l'eau ».
Ur est un prénom masculin basque.

Dans la tradition populaire basque, l’eau est associée à de nombreuses croyances, légendes et figures mythologiques. À Kortezubi, en Biscaye, une tradition rapporte notamment que la pluie annonçait la venue du Christ. Plus largement, les phénomènes météorologiques et les eaux naturelles occupent une place importante dans l'imaginaire mythologique basque, où ils sont associés à des divinités et à des êtres surnaturels.
Certaines croyances attribuent également à la pluie une valeur bénéfique ou prémonitoire. La pluie céleste, ou Ostebi, de mai est ainsi réputée favorable à celui qui la reçoit sur la tête, une tradition documentée dans plusieurs régions du Pays basque. À Sare, elle est considérée comme bénéfique pour les personnes et les choses, tandis qu'une croyance populaire lui prête la propriété de favoriser la pousse des cheveux. D'autres traditions rapportent que la pluie survenant au moment d'un décès annonce la félicité ou le salut, ou encore que celle de la Saint-Pierre présage une bonne récolte de châtaignes. Ces deux dernières croyances restent toutefois à documenter par des références ethnographiques spécifiques.
Les croyances basques associent par ailleurs la nuit aux manifestations d'êtres surnaturels, notamment aux Jentilak et aux esprits malfaisants. Dans le folklore de Busturialdea, diverses pratiques rituelles visent à se protéger de ces influences, des maladies et des phénomènes naturels dangereux. La nuit de la Saint-Jean, en particulier, est liée à de nombreux rites de protection et de purification. L'eau et la rosée recueillies ou utilisées à cette occasion sont réputées posséder des vertus bénéfiques, certaines pratiques consistent notamment à marcher pieds nus dans la rosée à l'aube pour prévenir les maladies.
Une autre tradition concerne l'eau recueillie à minuit, au passage de l'ancienne à la nouvelle année. Dans plusieurs localités basques, cette eau nouvelle est considérée comme porteuse de bienfaits pour l'année à venir. Des enfants ou des jeunes la distribuaient de maison en maison en récitant des formules chantées, dont la plus connue commence par les mots Ur goiena, ur barrena (« eau d'en haut, eau d'en bas »). Cette pratique est notamment documentée dans les études consacrées aux rites de renouvellement du Nouvel An au Pays basque.
Enfin, la protection des terres et des habitations reposait sur des rites chrétiens intégrant des éléments végétaux et de l'eau bénite. Des branches et des bouquets bénits à l'occasion de la Saint-Jean étaient conservés dans les maisons ou placés à leurs entrées afin de les protéger, notamment contre la foudre et les autres dangers. Une coutume attestée à Ataun vers 1535 consistait à installer des croix aux limites du territoire communal dans un but protecteur.